L'île Morris est une île de la rivière des Mille Îles. Elle s'étend sur environ 700 mètres dans l'axe Nord-Sud, avec une largeur moyenne de 400 mètres. Son côté ouest est relié à la terre par un pont.
L'île Morris fait partie de la ville de Boisbriand, dans le district de Filion au Québec (Canada).
Chemin de fer du Canadien Pacifique et essor de Rosemère En 1880, J.P. Withers, un officier du Canadien Pacifique, s'établit à Rosemère. Devant l'abondance des rosiers sauvages, il donne à cette région le nom de Rose, en y accolant le suffixe « mere », vieux mot anglo-saxon signifiant marais. Il se rend à Ottawa pour faire enregistrer le nom « Rosemère », adopté depuis lors.
Au début du XXe siècle, la région se développe grâce à la première locomotive du Canadien Pacifique. En 1901, un bureau de poste est ouvert et en 1936, une chapelle est érigée.
Des régates sont organisées sur la rivière des Mille-Îles (autrefois appelée rivière Jésus) ; les familles Garth et Tylee sont rivales.
Puis, les Skelton, les Earl et les Blachford établissent leur résidence d'été à Rosemère. Les Gilmour exploitent le restaurant Thorncliffe, détruit par un incendie en 1982.
Le Country Club est fondé en 1920 et le Club de golf, en 1922. Le club de golf Rosemère est toujours en activité, malgré les projets de promoteurs immobiliersHistoire de Rosemère. http://www.ville.rosemere.qc.ca/lieu-de-villegiature-xxsiecle. .
Les premiers résidents
La famille Morris Pour sa fille et son époux, en 1934, Willis Morris fait bâtir une maison par deux Norvégiens qui l’ont construit à la hache. Cette résidence est entièrement en bois rond de style scandinave pièce-sur-pièce ; son architecture évoque celle d’un « mini château Montebello ».
Ces Norvégiens auraient fait partie de l’équipe qui a érigé le château Montebello. Ils auraient bâti plusieurs résidences de la région : celle d'André Soumis et Fernand Biard, un peu plus loin sur le chemin de l’Île Morris. D’autres résidences de Ste-Thérèse ouest, Rosemère et même l’église anglicane de St-Sauveur, dans les Laurentides, portent leur signature.
Plusieurs membres de la famille Morris ont été maitres de poste à Ste-Thérèse.
La rue Morris se trouve à côté du cimetière de Ste-Thérèse, où Willis Morris serait enterré.
La famille Campbell La famille Campbell de Westmount était propriétaire des lots situés au bout de l’île. Donald Campbell était courtier en valeurs mobilières à Montréal ; il collectionnait les autos et les entreposait dans les bâtiments jadis appelés le « turkey house » et « Ste-Scholastique ». Ces bâtiments abritaient, entre autres ,une Ford modèle T, une Jeep Willys et d'autres modèles anciens. Juste à côté de la « turkey house » se trouvait la « pool house » ; sa piscine en béton existe encore, ainsi que sa maison d’invités qui abritait les festivités d’alors.
La famille Pearce gauche|sans_cadre|Le pont Morris. Adam Pearce est né sur l’île Morris et y demeure toujours. Il habite la maison familiale, située à l’entrée de l’île sur la droite : le numéro 1, chemin de l’île Morris.
Sa grand-mère,née au Vermont, élevée en orphelinat, est arrivée dans la région grâce à sa parenté avec les familles Ebe et Gilmour, familles de Rosemère.
Les grands-parents d’Adam se sont établis sur l’île en 1939 et ses parents en 1961. L'île comptait 3 résidents permanents : 2 familles Pearce et la famille Earl ; elle était desservie par le pont Morris, un pont suspendu construit en 1924.
Une île de villégiature L’île Morris était un lieu de villégiature pour la haute société de Montréal. Des chemins de gravier serpentaient la propriété Campbell, ornée de jardins dans une forêt de pins et de cèdres. Les pins et les cèdres sont toujours présents. vignette| Pinte de lait Guaranteed Pure Milk Bottle. Le père de Donald, Dr. Archibald D. Campbell, était un obstétricien/gynécologue de grande réputation à Montréal. Sa mère, Jean Kerr Hogg était la fille de George Hogg, fondateur de la Guaranteed Pure Milk Dairy Company : son emblématique pinte de lait ornait le 1025 Lucien L’Allier, près du port de Montréal. Entièrement restaurée en 2009 par Héritage Montréal, la bouteille de lait était en fait une tour d’eau de 250 000 litres construite par la Dominion Bridge de Lachine en 1930.
Un kilomètre à l’est de l’île Morris, se trouve Rosemère et les chalets de style « split logs » de la famille Thorncliffe. Ces chalets étaient appréciés par les montréalais fortunés autour des années 45.
De l’autre côté de l’autoroute 15, se trouve le château de Céline Dion et René Angelil. Il est construit sur l’île Gagnon, qui est reliée à la terre du côté de Ste-Rose sur l’île de Laval. De nombreux visiteurs viennent voir le château, en raquette ou ski de fond sur la glace durant l’hiver ; en canot, kayak, pédalo, chaloupe, par le ponton, ou en bateau dragon ou planche à rame (paddleboard) durant l'été. Des hydravions arrivent ou décollent de la marina Venise devant le parc Rosemère.
Au nord de l’île aux Moutons et en bordure du chemin Grande Côte, se trouve le manoir Mathers. Il a appartenu au docteur Caumartin qui y avait installé son domaine. Un peu à l’est de ces domaines, existaient deux chalets d’été appartenant à l’ancien ministre des Affaires Municipales de l’époque, Guy Tardif. Ils ont été rasés au début des années 1970 et le terrain a été remblayé par la ville de Boisbriand. La famille Berthiaume et l’abbé Maillé y ont ensuite érigé deux chalets sur pilotis.
Plus près du pont de l’île Morris, se trouve la résidence de Mario Adornetto, architecte québécois.. Il a construit la résidence qui abrite les bureaux de Conception Adornetto. Dans la rue Grande Côte, les 3 grandes portes de garage en arche rappellent l’époque des calèches. En 1995, avant l’arrivée de Mario Adornetto, les terrains ont servi de stationnement aux habitants de l’île Morris pendant l'été de la réfection du pont. Un ponton permettait aux résidents de traverser et un camion de pompier est resté sur l’île durant toute la durée des travaux.
Le Parc de la Rivière-des-Mille-Îles gauche|vignette À 5 minutes de kayak au sud de l’île, se trouve le grand marais, le « poumon de la rivière ». Plusieurs dizaines d’espèces sauvages (les canards, bernaches, hérons, outardes, pic-bois, faucons, tortues, castors, visons, loutres, renards roux) coexistent. Un observatoire est fourni et entretenu par la corporation du Parc de la Rivière-des-Mille-Îles.
Les kayakistes peuvent se faire arroser par les castors qui protègent leur territoire en claquant leur puissante queue. Ils verront aussi les tortues, par dizaines, au lever du soleil : elles se font sécher sur les morceaux de bois en bordure de l’île Chabot.
À l’ouest de l’Ile Morris, l’île aux Moutons est un arrêt prisé par les kayakistes qui viennent s’y reposer après un tour à pied de cette petite île. Elle appartient au « Refuge faunique de la Rivière-des-Mille-Îles » ; elle a déjà abrité 4 maisons de style « A-frame » : leurs fondations sont encore visibles, dans l’herbe à puces qui les protège.
L’île aux Moutons a aussi porté le nom d’« Île aux Juifs », ensuite « Île Hugues » puis « Strawberry Island » et finalement « Île aux Moutons ». Une famille de renards sauvages y vit depuis une vingtaine d’années. Au-dessus de cette île, chaque jour, le soleil couchant est un spectacle très prisé..
Notes et références
Liens externes
Morris Catégorie:Thérèse-De Blainville Catégorie:Géographie des Laurentides (région administrative)