Raphaël-Schwartz est un artiste français d'origine ukrainienne, à la fois peintre, graveur et sculpteur, né à Kiev le <ref name="DicoPeintresJuifs">« Schwartz, Raphael », dans [http://www.artcult.fr/_Dictionnaire+des+peintres+juifs/Catalogue/ Dictionnaire des peintres juifs], notice en ligne.</ref> et mort à Pau le .
Biographie Raphaël Schwartz arrive à Paris en 1892. Il s'inscrit à l'Académie JulianAnnuaire de l'Académie Julian, en ligne. en 1895 — ce qui corrobore sa date de naissance, 1874, puisqu'il était impossible de s'y inscrire en état de minorité à cause des séances de nu(e)s.
En 1904, son art est remarqué par Albert Besnard et Anatole France, dont il fait d'ailleurs le portrait« Raphaël-Schwartz », notice dans Janine Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l'estampe en France 1830-1950, Paris, Arts et métiers graphiques/Flammarion, 1985, .. Outre le portrait de France, il exécute ceux de Bergson, Rodin, Debussy et Andre Gide.
vignette|Portrait de Claude Debussy, eau-forte, 1912.
Besnard, préside ensuite la Société internationale de la gravure originale en noir dont Schwartz devient le secrétaire général à partir de : on y croise également Auguste Lepère, Anders Zorn et Francis Picabia comme vice-présidents, et tous ces artistes exposent régulièrement.
Il épouse la poétesse Solange Rosenmark (1887-1963) le à la mairie du 18e arrondissement de Paris, dont il divorce le
En , il expose chez Charles Brunner (11 rue Royale, Paris) : L'Aurore sous la plume du jeune critique Robert Kemp parle de « révélation » à propos de ses peintures, sculptures et gravuresL'Aurore, 13 janvier 1910, — sur Gallica..
En , Louis Vauxcelles lui consacre dans Gil Blas un élogieux portrait, dans lequel il écrit qu'il « Arts : Exposition Raphaël Schwartz » par Louis Vauxcelles, dans Gil Blas, 19 décembre 1911, — sur Gallica.. L'artiste exposait alors à la prestigieuse galerie Barbazanges cofinancée par le couturier Paul Poiret (109 rue du Faubourg Saint-Honoré) plus de cent pièces, un mélange de peintures à l'huile, de pointes sèches et de sculptures.
En 1912, Raphaël Schwartz rejoint la Société nationale des beaux-arts et fait paraître à la fin de cette année chez Henri Floury un recueil de ses pointes sèches intitulé Quelques hommes qui présente vingt portraits de personnalités françaises« Le portrait, le masque et la physionomie » par Arsène Alexandre, dans Comœdia, 8 mars 1913, , où sont reproduits trois gravures — sur Gallica.. Il offre également à la Ville de Paris vingt-huit gravuresBulletin municipal officiel de la Ville de Paris, délibération du 18 avril 1912, — sur Gallica..
En , il exécute le buste en marbre de Lucie Delarue-Mardrus. Durant le premier conflit mondial, il accueille chez lui des orphelins de guerreMusée d'art et d'histoire du judaïsme, archive cote IM 1502.31..
Sa signature apparaît dans L’Œil cacodylate, grande peinture de Picabia exécutée en 1921 et longtemps exposée au Bœuf sur le toitVoir sa signature reproduite dans Au temps de l'Œil cacodylate, par Fabrice Lefaix, 4 août 2006, en ligne..
En , Gustave Kahn remarque son travail de graveur, Tolstoï à son lit de mort, exposé au Salon des TuileriesMercure de France, 15 juin 1926, — sur Gallica., où l'on compte aussi La Danse, Le Baiser et Femme nue.
Du au , il présente à la galerie Marcel Guiot (Paris), plus de quarante pointes sèches, principalement des nues exécutés au trait et dans un style très caractéristique, et qui donne lieu à un catalogue illustré.
En , dans son atelier parisien situé au 97 avenue des Ternes, il est victime d'une agression par un voisin, ancien officier, qui cherche à l'étrangler : il en résultera une incapacité à travailler pour l'artisteParis-Soir, 6 novembre 1935, — sur Gallica..
Vers 1940-1941, déchu de la nationalité française, apatride, il s'enfuit dans le sud de la France mais refuse de se cacher : en tant que juif, il porte l'étoile jaune, et c'est ainsi que, désespéré, il se pend à Pau le , alors qu'il était sur le point d'être arrêté et emmené au camp de Gurs.
Ouvrages illustrés vignette| Henri Martin, pointe sèche (avant 1912). Quelques hommes, préface d'Anatole France, 20 pointes-sèches, Paris, Henri Floury, 1912. Lucien Graux, L'Homme que se crut Dieu, pointe-sèche en frontispice, Paris, Les Amis du docteur, 1928. Anatole France, Les Dieux asiatiques, aux premiers siècles de l'ère chrétienne, pointe-sèche en frontispice, Paris, Pour les amis du docteur Lucien-Graux, 1928.
Conservation Portrait de Henri Martin, pointe sèche, avant 1912, musée Paul-Dupuy, Toulouse. Jeune Fille endormie, pointe sèche, s.d., Institut d'art de Chicago« Raphael-Schwartz », catalogue numérique de l'Institut d'art de Chicago..
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Nieszawer et Princ, Histoires des artistes Juifs de l'École de Paris, 1905-1939, (Denoël, 2000 - Somogy, 2015) Les étoiles éditions, 2020, p.365-366. .
Liens externes
Sculptures de Raphaël-Schwartz, sur artnet.com'' Raphaël-Schwartz sur le site de Nadine Nieszawer
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