Barakaldo en basque ou Baracaldo en espagnol, (anciennement San Vicente de Baracaldo) est une commune de Biscaye dans la communauté autonome du Pays basque en Espagne. Le nom officiel de la ville est Barakaldo.

Elle est située dans la banlieue de Bilbao, au Pays basque. Sa population dépasse les habitants.

C'est la ville où se situe le parc des expositions de Bilbao, le BEC! (Bilbao exposition Center), qui jouxte un important centre d'affaires et la plus grande zone commerciale du nord de l'Espagne.

Elle a organisé à quatre reprises la Coupe d'Europe du 10 000 mètres ( en athlétisme).

Toponymie

Il existe des théories qui tendent à d'autres origines. On croit ainsi que la première partie (Bara) provient dIbarra signifiant vallée, qui par dégénération a pu perdre son i initial. En ce qui concerne la seconde partie (kaldo), selon cette théorie, soit une déformation du mot galdua (perdu en Basque). Par conséquent, Barakaldo signifierait Ibar galdua, donc la vallée perdue. Carlos de la Plaza était d'accord pour indiquer que Barre proviendrait de ibar, et - aldo d'alde, mais il ajoutait en outre le lexema kai (quai en Basque) en l'interprétant comme « quai de la zone de la vallée ». L'auteur local Carlos Ibañez rejette cette interprétation, en alléguant que dans la rive gauche de l’Ibaizabal, à la hauteur de Barakaldo il n'y a pas de quais à l'époque précédent l'apparition du nom. Pour sa part, Ibáñez signale une possible relation entre le nom de Barakaldo et les mots barakulloa, barakulua ou barekukuilo signifiant escargot.

Par accord de la séance plénière de la mairie on a changé le nom de la municipalité de Baracaldo en Barakaldo. Ce changement a été officiel par résolution du , du Directeur du Secrétariat Général Technique du Gouvernement du Pays basque, publié dans le BOPVQuotidien Oficial, Boletín Oficial, Gaceta Oficial ou Periódico Oficial, est le nom donné à la publication officielle qu'un État ou une organisation internationale ou régionale a pour publier les constitutions, traités, lois, décrets, règlements et autres normes juridiques. du de la même annéeHistoire de Barakaldo.

Le gentilé de Barakaldo est baracaldés et baracaldesa , barakaldar(ra) Euskaltzaindia-Toponimia, bien que le terme incorrect de « barakaldotarra » soit le plus utilisé. Barakaldo est connu comme la localité manufacturière pour les nombreuses usines qui s'y trouvent depuis longtemps et dont on a nommé les habitants en "los fabriles".

Situation Barakaldo se trouve dans la comarque du Grand Bilbao, sur la rive gauche de la rivière du Nervion, de tendance urbaine et industrielle. Ensuite on montre les limites politiques de la municipalité :

Ces limites sont dues aux rivières et montagnes de la zone correspondant pour partie à Barakaldo et de l'autre à la localité par laquelle elle est délimitée. Les limites géographiques de la municipalité :

Nord-Ouest: la rivière Castaños et celui de Galindo Nord: la rivière Galindo Nord-est: la rivière Nervion Ouest: le rio Castaños 75px Est: la rivière Nervion et la rivière Kadagua Sud-Ouest: la Sierra Sasiburu Sud: la Sierra Sasiburu Sud-Est: la rivière Kadagua

Hydrographie Quatre rivières arrosent le territoire de Barakaldo, frontière naturelle avec la majorité des municipalités limitrophes :

Castaños, qui, descendant de la montagne Sasiburu et du quartier de Regate, après avoir repris les eaux du Granada, est uni au Galindo. Galindo qui débouche sur la ria du Nervion dans le quartier de Desierto. Kadagua, qui, de Burgos, marque la limite avec Bilbao et débouche sur la ria du Nervion à Burceña. Nervion, qui traverse la municipalité par les quartiers Desierto, Luchana et Burceña.

Orographie thumb|Cime du Sasiburu. Son relief est relativement ondulé, avec des montagnes de faible altitude, parmi lesquels il faut souligner le Pic Argalario (513 m), l'Arroletza (456 m), ainsi que Peñas Blancas (462 m), Apuko (560 m), Burzako (443 m) et Sasiburu (390 mètres). Ce dernier est aussi le nom donné à l'ensemble ou chaine sauf l'Argalario.

Histoire Origines

Les auteurs s'accordent pour dire que les débuts de l'histoire de Barakaldo se situent dans les activités de guerre des Cantabres et leurs luttes contre les Romains ainsi que contre les tribus voisines. Pline l'Ancien situait la région des neuf villes des Cantabres à l'ouest du Nervion (possible frontière naturelle entre la région cantabrique et les Autrigons), dans laquelle pourrait être inclus Barakaldo, arrosée par la rivière sur sa rive gauche dans une zone très proche de son embouchure.

Lope García de Salazar écrit dans son livre Las Bienandanzas et Fortunas : « la tierra de Varacaldo es de antigüedad de tiempo ynmemorial ». Toutefois, le premier document connu qui fasse référence à Barakaldo date de 1051 : il s'agit de la lettre de donation du Monastère d'Axpe de Busturia à San Millán de la Cogolla par les comtes de Biscaye Don Iñigo et Doña Toda. Par cette lettre, on mentionne le Seigneur Lope Velázquez (Blázquez dans quelques textes), qui portait le titre de Señor de Barakaldo Barakaldo, qui a été vallée et domaine a aussi été le fer et l'industrie. Et maintenant Barakaldo est la capitale commerciale et la foire de toute la Biscaye. Barakaldo, Jolín !.

La date et les données précises de la fondation de l'elizate de Barakaldo, se sont perdus dans la nuit des temps. Le premier noyau de l'importante population a dû se former à l'embouchure de la rivière Galindo comme base d'un centre de production commerciale et portuaire d'activité extraordinaire. Ce noyau, qui ne disposait pas de plus de 50 maisons, s'est transformé en elizate en établissant l'organisation ecclésiastique du territoire, après l'évangélisation du pays, organisation qui avait sa base dans les juridictions respectives des couvents juridiques romainsHistoire de Barakaldo.

Moyen Âge

Barakaldo était, au , un village agricole, mais surtout, étant donné sa situation privilégiée proche de la zone minière de Triano et des rivières Kadagua, Castaños et Galindo, pouvait permettre l'expédition par terre et par mer des produits miniers qui étaient obtenus dans cette zone. En outre, ces rivières servaient pour la tâche de lavage au temps des forges. Comme il réunissait les conditions appropriées, alors que les villages voisins ne pouvaient pas se consacrer à cette activité, ll'expédition du minerai de la zone passait par Barakaldo, d'où l'existence de beaucoup de moulins et de forges dans la zone du Regato et dans celle d'Irauregi.

Quand, durant l'année 1300, on a promulgué la lettre-peuple de Bilbao, le commerce barakaldais a subi un préjudice, favorisant celui de la capitale, Bilbao, et quand on a promulgué celle de Portugalete, vingt-deux années plus tard, on a encore amélioré les droits de la capitale au détriment des elizates. En outre, Barakaldo a continué à faire face à Bilbao pour des raisons économiques et commerciales, bien qu'il soit certain qu'elle ne pouvait pas la concurrencer. Les gens se sont efforcés pour obtenir de maintenir leurs positions dans la zone. On peut voir ici la naissance de la tradition industrielle et commerciale qu'avait l'elizate avec sa vallée rendue célèbre, en atteignant un important degré de développement. Vers le milieu du , on fonde l'elizate de San Vicente, précisément en 1340, par Don Sancho López de Barakaldo, Don Lope Gonzalo de Zorroza et Don Galindo Retuerto, en troisièmes partie, en détachant celle de Santa María d'Erandio sans doute pour causes de danger de débordement du bras de mer par temps d'orages.

Dans la troisième période du , en 1366, Barakaldo se détache de la comarque des Enkarterri (à laquelle elle appartenait par son lien à la Vallée de Somorrostro) et, par privilège du comte Don Tello de Trastamara, est incorporée à la mérindade d'Uribe. Elle a abandonné la juridiction propre de celle-ci et a opté pour celle de Biscaye, en faisant partie de la seigneurie, cessant d'être conseilConseil est le nom que reçoivent les peuples qui possèdent une certaine autonomie dans une municipalité. Le concept de conseil est investi pour ce qui concerne l'existant et est équivalent aux paroisses. et naissant comme elizate.

Ère moderne

Lorsque débute le développement industriel en Biscaye, les forges commencent à avoir une grande importance, et celles de Barakaldo raffinaient le minerai de fer extrait de la zone de Triano (las Minas de Somorrostro étaient très importantes). Mais les envies et les conflits commerciaux ont affecté récemment Barakaldo, non seulement avec Bilbao et les villes en faisaient partie mais aussi avec les conseils de San Salvador del Valle, de Santurtzi et Sestao (qui formaient le groupe appelé des Tres Concejos), et qui s'opposaient à cette exploitation. À la fin, ne sont restés à Barakaldo que les travaux de chargement et déchargement des minéraux.

Si au début, l'industrie minière a provoqué l'arrivée de gens de toutes parts, très tôt, l'industrialisation progressive a fait que le centre de gravité de l'immigration s'est transféré vers la zone de Barakaldo. Le processus d'urbanisation est égal à celui de l'industrialisation, et celui-ci commence vers le milieu du . Juan E. Delmas, en 1864, en se référant à Barakaldo, nous donne un témoignage de trois usines. La première, propriété des seigneurs Mwinckel y Arregui y Cía, la seconde est celle dAgate Deuna (Santa Águeda), et la troisième des seigneurs Ibarra y Cía. L'usine de Nuestra Señora du Carmen, que les Ibarra placent au confluent de la rivière Galindo avec la Ria de Bilbao, a été le principal fondement de l'industrie sidérurgique de la province. En 1882, les sociétés fusionnent, hauts-fourneaux et fabrique de fer et d'acier de Bilbao avec la lberia et La Vizcaya, constituant la société de Altos Hornos de V'izcaya (hauts-fourneaux de Biscaye) (AHV), qui atteindra le sommet de l'économie industrielle espagnole.

thumb|left|Centre commercial et parc commercial de l'entreprise Arcona Iberica.

Le partage des espaces urbains a été pensé en rapport avec les nouvelles circonstances industrielles, et la couleur grise et le désordre urbain, signes d'identité des centres industriels au niveau européen, ont envahi la ville. Son importance économique a provoqué la floraison d'un important secteur de services, non seulement le commerce, mais des centres commerciaux, banques, assurances… se sont installés à Barakaldo, coexistant avec les grands et les petits.

thumb|MegaPark Barakaldo au quartier de San Vicente de Barakaldo.

Déjà, dans les années 1970, Barakaldo a cessé d'être un point de référence industrielle, puisque la grande industrie commençait son déclin avec la fermeture des hauts-fourneaux de Biscaye et cette diminution de l'activité a été un coup dur pour ceux qui concevaient la vie depuis et pour le travail. En effondrant la base économique, à la suite de la crise industrielle, on produit une importante perte d'emploi, ainsi qu'un nombre important de préretraités et retraités avec un pouvoir d'achat, mais qui constituent un secteur non productif. En même temps les jeunes ne peuvent pas accéder au monde du travail : la génération des années 1960, du baby-boom est dans l'impossibilité d'accès au travail, avec la femme qui souhaite aussi l'incorporation a ce monde du travail. C'est ici que naît une nouvelle résurgence économique, avec de nouvelles activités qui remplacent les précédentes. En cette époque de crise postindustrielle (summum en 1970, 1980 et débuts 1990) il convient de souligner le processus de création de nouvelles localités en Biscaye en raison de l'indépendance de quartiers périphériques des grandes municipalités puisqu'ils se sentaient étrangers aux plans de redressement. Barakaldo n'a pas été étranger à ce phénomène et le quartier d’Alonsotegui, auquel il était uni depuis la fin du , a obtenu son indépendance durant l'année 1990, le quartier d’Irauregui, qui depuis ses débuts a appartenu à Barakaldo, s'est émancipé pour s'associer à Alonsotegui en 1991.