Marie Latronce dite Mary HaraldRecensement de 1936, 17e arrondissement (vue 14/238). Archives en ligne de la Ville de Paris, recensement de la population de 1936, 17e arrondissement, quartier des Ternes, rue des Acacias., née le à Hòng Chông, canton de Binh Tri, arrondissement de Hà Tiên en Indochine française (actuel Viêtnam) et morte le à Cannes, est une actrice française du cinéma muet.

Biographie Née d'une relation de Martial LatronceChevalier de la Légion d'Honneur. Notice c-231289 à lire sur la base de données Léonore aux Archives nationales., garde forestier en Annam, avec Tran Thi Minh sur laquelle on ne possède que très peu de renseignementsOn sait seulement qu'elle avait 25 ans à la naissance de sa fille et qu'elle a eu deux autres enfants avec Martial Latronce : Berthe (1891-1989) et Émile (1895-1982) dont descendance. Ses dates et lieux de naissance et de décès ne sont pas connus., Marie Latronce prend le nom de Mary HaraldCe pseudonyme à consonnance anglo-saxonne a longtemps fait penser qu'elle était de nationalité britannique, d'autant que le nom de son village natal, Hòng Chông, est le quasi-homonyme de la concession chinoise de Hong-Kong. pendant la première guerre mondiale lorsqu'elle obtient son premier rôle au cinéma dans un court-métrage de Gaston Ravel sorti en .

Sa carrière cinématographique prend fin sept ans plus tard après la sortie de son dernier film Les Amours de Rocambole en . Après avoir habité au 11 bis, rue Pigalle dans les années 1920Adresse des interprètes du cinéma français. Harald (Mary). Ciné pour tous, 1er août 1922, p. 10, à .Artistes cinégraphiques. Liste alphabétique. Harald (Mary). Annuaire général de la cinématographie, 1927, p. 80, à ., on la retrouve dans la décennie suivante au 45 bis rue des Acacias dans le 17e arrondissement de ParisL'immeuble abrite aujourd'hui les bureaux de l'ambassade du Népal en France.. On ignore qu'elles ont été ses activités après une dernière inscription dans l'annuaire Le Tout-Cinéma de la saison 1938-1939Annuaire général illustré du monde cinématographique. Artistes. Harald (Mary). Le Tout-Cinéma, saison 1938-1939, p. 714, à ..

Décédée 20 ans plus tard à l'hôpital de CannesAu moment de son décès, elle était domiciliée à Auribeau-sur-Siagne où elle a sans doute été inhumée. à l'âge de 69 ans, Mary Harald était divorcée depuis de Lucien Huisman, un négociant qu'elle avait épousé à Hanoï en trois ans avant leur installation à Paris dans le 10e arrondissement. Victime des lois anti-juives du gouvernement de Vichy, Lucien Huisman sera arrêté à Nice en et déporté depuis le camp de Drancy par le convoi n° 71 du 13 avril 1944 vers le camp de concentration d'Auschwitz où il mourra le suivant. Son nom figure sur le Mur des noms du Mémorial de la Shoah à Paris (dalle n° 19, colonne n° 6, rangée n° 3)Notice Lucien Huisman sur le site du Mémorial de la Shoah.

Filmographie 1917 : Du rire aux larmes, court-métrage (790 m) de Gaston RavelLes films de la semaine. Présentation du mardi 25. Du rire aux larmes. Hebdo-Film, 29 septembre 1917, p. 15, à . 1918 : Vendémiaire, film en 2 parties et 4 épisodes de Louis Feuillade : Sara la BohémienneSpectacles. Le cinéma. Vendémiaire. L'Intransigeant, 22 janvier 1919, p. 2, à . 1918 : Tih Minh, film en 12 épisodes de Louis Feuillade : Tih MinhLa rampe du cinéma. Tih-Minh. La Rampe, 23 février 1919, p. 20, à . 1918 : Ce bon La Fontaine, court-métrage (415 m) de Gaston Ravel 1920 : Li-Hang le cruel, film en 6 parties d'Édouard-Émile Violet : Li NiuLes beaux films de France. "Li-Hang le cruel". Comoedia, 22 septembre 1920, p. 1, à . 1920 : Mecktoub ! / C'était écrit !"C'était écrit !.. (Mecktoub !)". La Cinématographie française, 11 septembre 1920, pp. 61-64, à .Spectacles et concerts. C'était écrit. La Dépêche, 21 janvier 1921, à ., film en 4 parties de Joseph PinchonOn le sait beaucoup moins mais Pinchon, le créateur de Bécassine, a aussi réalisé 2 films, Mecktoub et Mon village sortis sur les écrans en septembre et octobre 1920., scénario d'Edmond Doutté : SaadiaLe premier film tourné au Maroc. Mecktoub, drame de mœurs marocaines. France-Maroc, décembre 1920, pp. 253 à 255, à . 1920 : Les Mains flétries, comédie dramatique en 5 actes d'Édouard-Émile Violet d'après la nouvelle de Claude FarrèreLes cinémas. Sur écran. Toujours les pirates ! Comoedia, 12 janvier 1921, p. 3, à . : Madame de RomansSpectacles. Le cinéma. Les Mains flétries. L'Intransigeant, 13 janvier 1921, p. 2, à . 1923 : Taô / Le Fantôme noirCe qu'on a fait, ce qu'on va faire. En France. L'Intransigeant, 9 décembre 1922, p. 4, à ., film en 10 épisodes de Gaston Ravel, d'après le roman d'Arnould Galopin : SounPathé-Consortium-Cinéma. Tao, grand ciné-roman en 10 épisodes. Ciné-Journal, 17 mars 1923, pp. 8-9, à . 1923 : L'Autre Aile, film (1.984 m) d'Henri Andréani, d'après le roman de Ricciotto Canudo : Diane de KennL'Autre Aile. Cinéa, 15 novembre 1923, p. 20, à . 1924 : Les Amours de Rocambole, film en 5 parties de Charles Maudru, d'après l'oeuvre de Ponson du Terrail : Daï NathaLes six jours Aubert. Les grands films. Les Amours de Rocambole. Ciné-Journal, 10 octobre 1924, pp. 22-23, à .

Critique Louis Delluc, à propos de son rôle dans Tih Minh : « Mary Harald est particulièrement juste dans les scènes de stupeur absente qu'elle interprète dans l'épisode actuel. Elle est habillée d'une façon très heureusement photogénique. On voudrait la voir dans un vrai film... » (Paris-Midi, Cinéma. Tih Minh (Gaumont-Palace). Paris-Midi, 5 mars 1919, p. 2, à .). Toujours à propos de son rôle dans Tih Minh : « Mary Harald, qui est si justement douée pour l'expression sobre et l'émotion, est condamnée à répéter tout le long du film la même scène et les mêmes gestes. La seule attraction que lui réserve le 10 épisode est de montrer ses jambes pendant une chute à flanc de montagne. On pouvait lui demander autre chose » (Paris-Midi, Cinéma. Tih Minh (Gaumont-Palace). Paris-Midi, 13 avril 1919, p. 2, à .). Louis Delluc, à propos de son rôle dans Li-Hang le cruel : « [...] Mary Harald, voilà une interprète française du cinéma qui a tout pour s'imposer au cinéma et y rester parmi les trois ou quatre du premier rang [...] » (Paris-Midi'', La Ville et les Arts. Cinéma. Li-Hang le Cruel. Paris-Midi, 25 septembre 1920, p. 2, à .).

Notes et références

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