Henri-Théodore-Marie-François Froment, dit Froment-Meurice, né à Paris le et mort dans cette même ville le , est un homme politique français.
Biographie
Né au domicile parental du boulevard Malesherbes, François est le fils de l'orfèvre Émile Froment-MeuriceÉtat civil du arrondissement de Paris, registre des naissances de l'année 1863, acte du 20 octobre.. Il est le petit-fils du célèbre orfèvre François-Désiré Froment-Meurice et de Théodore-Napoléon-Frédéric Thomas, préfet de la Corrèze sous la Monarchie de Juillet.
Après des études de lettres au lycée Fontanes et de sciences au collège Stanislas, François est admissible à l'École polytechnique en 1883. L'année suivante, il effectue son service militaire comme volontaire au régiment de chasseurs. Par la suite, il deviendra officier de réserve d'artillerie.
Entré dans la maison d'orfèvrerie paternelle après son service militaire, il étudie également le droit et s'inscrit à la conférence Molé-TocquevilleNagaï, .. Il devient bientôt l'associé de son père, ce qui l'amène à exercer les fonctions de commissaire à l'Exposition internationale de Copenhague en 1888.
Ouvertement royaliste, François Froment-Meurice s'engage en politique dès les élections législatives de 1885, en militant pour la liste « conservatrice » (monarchiste et cléricale) de la Seine sur laquelle figure son père.
Quatre ans plus tard, l'élection à la chambre des députés d'Amédée Dufaure, conseiller municipal conservateur du quartier de la Madeleine, lance la carrière politique de François. En effet, comme Dufaure ne se représente pas aux élections municipales de 1890, c'est François Froment-Meurice qui est investi candidat par le comité conservateur du arrondissement. Son programme revendique notamment le retour des sœurs dans les hôpitaux, un subventionnement des écoles privées proportionné au nombre d'élèves, ainsi qu'une réduction des dépenses municipales afin d'éviter une augmentation des impôts. C'est avec près de mille voix d'avance sur le boulangiste Alcide Mazel qu'il est élu dès le premier tour, le . Par la suite, il sera réélu au premier tour des scrutins de 1893, 1896, 1900, 1904, 1908, 1912, 1919 et 1925.
Au cours de ses 37 années de mandat, François Froment-Meurice est notamment membre de la commission et rapporteur du budget de l'octroi, vice-président de la commission, membre de la commission du Vieux Paris, vice-président du conseil municipal, vice-président du conseil général de la Seine (pendant la Première Guerre mondiale) et président du comité du budget (à partir de 1919). Défenseur des intérêts de son quartier, il œuvre à l'élargissement de la rue La Boétie et à la création de l'avenue MatignonBulletin municipal officiel de la ville de Paris, 28 septembre 1927, ..
François Froment-Meurice meurt subitement le . Ses funérailles sont célébrées trois jours plus tard à la Madeleine. Il est inhumé au cimetière de PassyLe Gaulois, 18 septembre 1927, ..
Pour approfondir Bibliographie Ernest Gay, Nos édiles, Paris, 1895, . Bertrand Joly, Dictionnaire biographique et géographique du nationalisme français (1880-1900), Paris, Honoré Champion, 2005, . Nobuhito Nagaï, Les Conseillers municipaux de Paris sous la IIIe République (1871-1914), Paris, Publications de la Sorbonne, 2002, .
Articles connexes
Liens externes
Fiche biographique sur le site du Comité des travaux historiques et scientifiques de l'École nationale des chartes.
Notes et références
Catégorie:Naissance en octobre 1863 Catégorie:Décès en septembre 1927 Catégorie:Naissance dans le 8e arrondissement de Paris Catégorie:Décès dans le 8e arrondissement de Paris Catégorie:Élève du lycée Condorcet Catégorie:Élève du collège Stanislas de Paris Catégorie:Conseiller municipal de Paris Catégorie:Personnalité royaliste française du XIXe siècle Catégorie:Membre de la Commission du Vieux Paris Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de Passy Catégorie:Décès à 63 ans François Catégorie:Conseiller général de la Seine