thumb|Tunnel et écluse à Saint-Aignan Le canal des Ardennes est un canal à bief de partage au gabarit Freycinet reliant les vallées de l'Aisne et de la Meuse.

Caractéristiques physiques thumb|Canal de Vouziers à Vrizythumb|Promenade le long du canal Long de , il comporte 44 écluses (37 sur le versant Aisne et 7 sur le versant Meuse), et un tunnel à Saint-Aignan.

Il relie le village de Pont-à-Bar, sur la commune de Dom-le-Mesnil (Ardennes) à la commune de Vieux-lès-Asfeld (Ardennes). Cette première partie du canal longue de permet de franchir le seuil entre les vallées de la Meuse et de l'Aisne en empruntant la vallée de la Bar, délaissée brièvement à Saint-Aignan pour un raccourci à travers un tunnel. Sur cette partie à bief de partage, il est alimenté par une réserve d'eau (lac de Bairon) et par un pompage en Meuse. Après le bief de partage il descend rapidement vers l'Aisne par une suite de 26 écluses sur seulement . À partir de Semuy le canal suit de près le cours de l'Aisne. Par endroits il emprunte même l'ancien lit de la rivière et présente de nombreux virages alors que la rivière a été déviée dans des tronçons très rectilignes. Sur son cours latéral à l'Aisne, il est alimenté par des prises d'eau régulières dans la rivière (barrages de Vouziers, Rilly, Givry, Biermes et Asfeld).

Sur le versant Aisne, il y a un embranchement long de pour une dénivellation de près de . C'est l'embranchement de Vouziers, aussi appelé Canal de Vouziers. Cet embranchement qui mène de Vouziers à Semuy en longeant l'Aisne comporte 4 écluses.

Ce canal a la particularité d'avoir deux repérages kilométriques et deux comptages d'écluses, comme s'il était composé de deux canaux bien distincts. Le premier concerne la partie allant de la Meuse à l'Aisne (de Pont-à-Bar à Semuy, ), c'est-à-dire la partie du canal de jonction à bief de partage, le second, entièrement latéral à l'Aisne débute à Vouziers et se poursuit latéralement à l'Aisne en aval de Semuy ().

Altitude à Vieux-lès-Asfeld : . Altitude à Pont-à-Bar : . Altitude du bief de partage : .

Chute moyenne des écluses : . Versant Aisne : . Versant Meuse : .

Historique Les premiers projets de canal datent de 1684, sous le ministère de Louvois et consistaient à utiliser et prolonger le cours de la Bar, alors navigable. Différentes propositions sont faites au cours des décennies, et des lettres patentes de , presque un siècle plus tard, accordent au prince de Conti le privilège de sa construction et de son exploitation. Le prince décède peu de temps après et rien ne se fait. Survient la Révolution de 1789. L'assemblée constituante, relance le projet, mais faute de retrouver les études précédentes et compte tenu des événements, le sujet n'avance pas. En l'an VIII (1800), les conseillers généraux rappellent le projet au gouvernement. Le préfet Joseph Frain les appuie et argumente sur l'intérêt du canal, sur la base d'un nouveau tracé, dans un rapport du au ministre de l'intérieur, Lucien BonaparteLes mémoires publiés par la Société d’Agriculture, arts & commerce du département des Ardennes (cahier 2, à Mézières : chez Trécourt, 1801), publient, de la plume du citoyen Deschamps, Essai sur les moyens d'établir une communication de la Seine à la Meuse par le département des Ardennes. Le successeur de celui-ci, le scientifique Jean-Antoine Chaptal, accepte d'entreprendre la construction, mais n'accorde que des fonds très réduits. Les travaux commencent lentement. Ils ne prennent vraiment d'importance que sous la seconde Restauration, avec le lancement en 1820 d'un emprunt pour financer ce projet.

L'ouverture du canal se fait entre 1827 et 1835, modernisation entre 1842 et 1846Un canal...des canaux, CNMH & Picard éditeur, 1986.. L'embranchement de Vouziers est ouvert à la navigation en 1836. Pour ce qui concerne la partie latérale à l'Aisne soit en aval de l'écluse de Rilly, dans un premier temps, des barrages avec passe navigable avaient été construits, puis ces parties ont été reliées par une série de biefs artificiels.

De 1842 à 1845, des améliorations sont apportées en particulier par la création du réservoir et du lac artificiel de Bairon.

Apparition d'une plante adventice : Matricaria suaveolens La plante adventice néophyte Matricaria suaveolens (Pursh) Buchenau, originaire de l'Amérique du Nord, apparaît en 1861 le long du canal des Ardennes, puis de 1880 à 1895 dans le Nord de la France. Elle s'est propagée avec une rapidité telle qu'elle dispute la place à Matricaria inodora « au point de paraître aussi indigène que lui »Gustave Malcuit, Contributions à l'étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises, les associations végétales de la vallée de La Lanterne, thèse de doctorat, Soc. d'édit. du Nord, 1929, Alfred Giard, Sur une plante adventice à propagation rapide (Matricaria discoidea D. C), dans La Feuille des jeunes naturalistes, vol.31-33, 1900-1903, , indique : « Le Catalogue des plantes vasculaires des Ardennes (Charleville, 1900), œuvre posthume de A. Callay, nous apprend () que M. discoidea a été vue en juin 1861 par Bouffay, sur la digue du canal des Ardennes près de l'écluse de Rilly. À cette époque, la plante n'était signalée par Reichenbach qu'autour du village de Schœneberg, près de Berlin. Callay suppose que la station ardennaise, où la plante n'avait d'ailleurs pas été revue, provenait de graines mélangées aux céréales apportées pour le moulin de Rilly. » .

Ports

Ports les plus importants : Rethel Ports de plaisance ou haltes : Nanteuil-sur-Aisne, Rethel, Attigny, Semuy, Vouziers, Le Chesne.

Carte à 1/50000 Carte du Canal des Ardennes au 50. par R. Vuillaume à Paris, aux Bureaux du "Yacht" - 55, rue de Châteaudun - 1885.

Sources Classées par date de parution.

. . . . Le Canal des Ardennes, Charleville-Mézières : Société d’études ardennaises, 1987.

Liens externes Dictionnaire des rivières et canaux dans le Projet Babel : le canal des Ardennes et le canal de Vouziers

Voir aussi

Liste des canaux de France Pont-à-Bar Pont-Bar Transports dans les Ardennes

Notes et références

Ardennes Ardennes Catégorie:Cours d'eau dans le département des Ardennes