Le soleret est une pièce d'armure protégeant le pied.

Histoire Cette protection, à l'origine faite de mailles, s'agrémenta dès le de pièces de fer. Celles-ci étaient alors attachées grâce à des courroies ; mais, à partir de la fin du , les progrès en matière de fabrication d'armures permirent de fabriquer des solerets entièrement en pièces de fer articulées entre elles, véritable chaussure de fer à l'aspect de carapace.

thumb|left|Solerets sur une armure gothique, montrant les poulaines courbées vers le bas. Au début du , se répandit le soleret à poulaine, comportant, au-delà du pied, une longue pointe de fer se courbant vers le bas. La légende l'attribue à une difformité du pied de Foulque IV, comte d'Anjou, au début du , ou bien de celui de Henri II d'Angleterre, au . En fait, cette forme s'inspire de la chaussure civile appelée pigace ou pigache, très à la mode au mais connue depuis l'Antiquité. Cette forme devait aussi permettre au pied de mieux tenir dans l'étrier, mais elle gênait la marche à pied, aussi certains modèles de poulaines étaient-ils amovibles.

La longueur de la poulaine était strictement réglementée dans l'habillement civil et, on le suppose, également dans la version pour chaussures de guerre. Princes et ducs avaient droit à une chaussure mesurant deux fois et demie la longueur du pied lui-même (donc une poulaine faisant une fois et demie le pied) ; la haute aristocratie avait droit à deux fois la longueur du pied ; et les chevaliers à une fois et demie.

Par la suite vers la fin du , apparut le soleret en pied d'ours, dit aussi en gueule de vache, à l'extrémité aplatie, à la manière d'un museau de vache, et plus large que le reste de la chaussure. Là encore, la légende en attribue faussement l'origine aux six orteils de Charles VIII. Le « demi-pied d'ours », dit aussi demi-sabot, apparut peu après. Enfin, vers le milieu du , le pied d'ours céda la place au soleret en bec de cane, dont l'extrémité semi-circulaire rappelle tout à fait les bottes ou les chaussures renforcées d'aujourd'hui. Ce soleret offrait l'avantage de bien tenir dans l'étrier sans entraver la marche contrairement à la poulaine.

Références

Catégorie:Armure Catégorie:Armement médiéval