Georges Durand-Viel né le au Havre (Seine-Inférieure) et mort le à Reims (Marne),est un officier général de la Marine française. Chef d'état-major général de la marine et vice-président du Conseil supérieur de la marine (), il joue un rôle primordial dans la construction et l'entraînement de la flotte et a mené de nombreuses études scientifiques. Il a présidé le Bureau des Longitudes et été à la tête de la Société du Canal de Suez.

Biographie Il entre à l'École navale en et en sort aspirant de classe en . Il participe alors à une campagne en Extrême-Orient sur le (1896-1897).

Enseigne de vaisseau (), il sert sur le cuirassé en Méditerranée puis, breveté du bataillon d'apprenti fusiliers de Lorient (1899), passe sur le croiseur .

Officier instructeur sur l'Élan à l’École de pilotage (1901), il est breveté torpilleur (1902) et se fait mettre en congé pendant une année (1903) pour travailler comme ingénieur chez son beau-père Augustin Normand.

En 1904, il est affecté comme second du groupe Perle-Esturgeon à la station des sous-marins de Toulon où il commande le sous-marin pendant les manœuvres de l'escadre et assure le transport, à bord du croiseur , des deux bâtiments (1905).

Lieutenant de vaisseau (), il commande le sous-marin à Cherbourg (juillet) et publie plusieurs études techniques sur les différents types de moteurs à explosion, à gaz et à pétrole. Il travaille alors à l'amélioration des appareils en service sur les sous-marins, cherche à en diminuer la fragilité, étudie les matériels d'artillerie, invente la lunette de pointage qui porte son nom, analyse les méthodes de tir, les périscopes, conseille l'adoption des turbines à engrenages et dresse même les plans d'un cuirassé rapide, premières ébauches du (1932).

En 1908, il est élève officier de l’École de canonnage sur le Pothuau et embarque en 1909 sur le cuirassé à Toulon avant de devenir officier canonnier sur le cuirassé en et de se distinguer lors des tirs d'honneur. En , il est envoyé au cabinet du ministre de la Marine Delcassé pour suivre les questions de personnel.

Élève de l’École supérieure de marine (1912) dont il sort breveté avec les félicitations du ministre, il sert ensuite en armée navale comme aide de camp de l'amiral Lacaze sur le et le , service qu'il entrecoupe d'un poste d'officier d'ordonnance du ministre en 1913.

En , il commande le torpilleur Lansquenet et participe aux opérations en Adriatique. En , il devient de nouveau officier d'ordonnance de l'amiral Lacaze devenu ministre de la Marine puis chef de la section militaire du cabinet (avril) où il prépare les instructions sur la lutte anti-sous-marine.

Capitaine de frégate (), il commande en le torpilleur Touareg et une division du Levant et se montre excellent diplomate lors d'une mission qui lui est confiée à Fiume en 1918. Promu capitaine de vaisseau en , il commande en juillet le cuirassé et s'impose lors du procès des mutins du cuirassé .

Chef du cabinet militaire du ministre Guist'hau (), il commande en , de nouveau le Provence puis, élève de l’École de guerre et du Centre des hautes études navales (), il est nommé sous-chef d'état-major en mai.

Contre-amiral (), chef du cabinet militaire du ministre (avril), il est à la tête du secteur maritime de Toulon en 1925 ainsi que de la division des écoles de Méditerranée sur la Patrie.

Directeur de l’École de guerre et du Centre des hautes études navales (), il est promu vice-amiral en et commande en chef en , la escadre avec pavillon sur la Provence.

Chef d'état-major général de la marine et vice-président du Conseil supérieur de la marine (), il joue un rôle primordial dans la construction et l'entraînement de la flotte et mena de nombreuses études scientifiques. Sous son égide et avec une équipe d'ingénieurs de premier plan (Abrial, Decoux, Godfroy, Morris), furent ainsi mis au point les cuirassés type Dunkerque et Richelieu, les croiseurs type La Galissonnière, les contre-torpilleurs type Mogador, les torpilleurs type Hardi et Fier.

Étienne Taillemite écrit à son sujet : .

Élu à l'Académie de marine en qu'il présidera en 1942, puis à l'Académie des sciences en , il prend sa retraite en .

Vice-président de la Compagnie du canal de Suez dont il refuse la présidence en 1948 à cause de son âge, Durand-Viel fut administrateur de plusieurs sociétés et président du Yacht Club de France.

Maurice de Broglie lit à l'Académie des sciences le un discours sur ses funérailles Funérailles de Georges Durand-Viel.

Distinctions

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Œuvres

On lui doit de nombreux articles et mémoires scientifiques ainsi que l'étude historique Les Campagnes navales de Mohammed Aly et d'Ibrahim, publiée en 1935.

Bibliographie

Léon Sala, L'Amiral Georges Durand-Viel, Académie de marine, 1960

André Gougenheim, L'Amiral Georges Durand-Viel (1875-1959), Gauthier-Villars, non daté

Notes et références

Liens externes Georges Durand-Viel sur le site de l’École navale (avec photographies) Georges Durand-Viel sur le site du CTHS

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