La bataille de Gilette, ou combat de Gilette, se déroule le et voit la victoire de l'armée française du général Dugommier contre l'armée austro-sarde du général de Wins.
Premiers affrontements (30 septembre) Les austro-sardes ont leurs arrières à Malaussène et Clans. Leur gauche tient Toudon, Revest, Bonson et Tourette. Leur droite tient la vallée de l'Estéron à Sigale, Cuébris et Conségudes. La liaison est assurée par Puget-Théniers et Ascros.
Au début du mois de septembre, le milicien Testoris parvient à occuper les alentours de Gilette grâce à une judicieuse attaque nocturne depuis le mont Vial. Cependant, environ 400 valeureux Corses le délogent quelques jours plus tard.
Le le général de Wins ordonne au commandant Belmont de s'emparer avec de Gilette. C'est une position stratégique de laquelle il est possible en traversant le Var au gué de Saint-Martin de descendre en six heures trente de marche à Nice. À l'époque il n'y a pas de route pour la contourner le long du Var par le défilé de Chaudan. Les Français défendent Gilette avec un ensemble de retranchements et une petite garnison réduite à deux cents hommes par les absences et la maladie.
600 austro-sardes sous les ordres du major Belmond surprennent les Français à quatre heures du matin. Ils capturent la plupart des vingt hommes gardant le rocher escarpé du Cucuglia et pénètrent dans le village. Mais les Corses du château de l'Aiguille leur opposent une fusillade nourrie. Les gardes nationaux du Broc et des Ferres accourent. Une brusque sortie des Corses scelle la victoire des Français. Belmond est capturé avec cinquante de ses hommes. Les pertes franco-corses s’élèvent alors à 40 hommes, tués, blessés, ou faits prisonniers ; tandis que les pertes ennemis sont de l’ordre de 4 tués, 6 blessés et 50 prisonniers dont 5 officiers.
Bataille de Gilette (18 et 19 octobre) Après ce premier échec de prendre Gilette, de Wins rassemble environ 5 500 hommes aux alentours de Malaussène, vers le . À court de vivres, les troupes austro-sardes sont contraintes de s’arrêter et d’attendre un ravitaillement avant d’attaquer. Cette période permet aux Français d’organiser leurs défenses et de lever des hommes. De plus, c’est près de 1 500 membres de la garde nationale basé à Grasse qui rejoignent Les Ferres pour défendre la région.
Pourtant, de Wins est décidée à passer ; il déplace une partie de ses hommes sur le mont Vial et transporte son quartier général dans le village voisin de Revest-les-Roches.
Rapport du général Gaultier du 22 octobre 1793 Avantage remporté par l'armée d'Italie sur les Piémontais à l'affaire de Gilette, les dix-huit et dix-neuf octobre l'an de la République. .
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Conséquences L’échec de de Wins en eu de lourdes conséquences pour le Saint-Empire, qui voit dès André Masséna passer par Gilette pour prendre Saorge. La chute de cette ville ouvrit la voie à la campagne d’Italie de 1796 de Napoléon Bonaparte.
Notes et références
Bibliographie
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