La Cantate pour Friedrich Mayer, WAB 60, est une cantate composée par Anton Bruckner en 1855. C'est la deuxième des trois grandes compositions de ce type, et la première pour chœur et large ensemble d'instruments à vents.
Historique En 1855, Bruckner composa une cantate pour la fête du nom de Friedrich Mayer, le prieur du Abbaye de Saint-Florian. L'œuvre a été exécutée le , le soir avant la fête de MayerC. van Zwol, p. 713.
Cette cantate, composée un an après la Missa solemnis, fut la pénultième grande œuvre composée par Bruckner durant son séjour à Saint Florian. Cinq mois plus tard, trois semaines avant son déménagement à Linz, il composera la cantate , WAB 15, en guise d'Adieu à Saint FlorianC. van Zwol, p. 64.
Le manuscrit est archivé à l'AbbayeU. harten, p. 66. Un extrait de la cantate a d'abord été publié dans le Volume II/2, pp. 230-239 de la biographie Göllerich/Auer. La cantate est éditée dans le Volume XXII/1, de la Gesamtausgabe – Kantaten und Chorwerke mit Orchester.
Texte L'œuvre utilise un texte de Franz Ernst Marinelli. Allez, frères ! et prenez vos instruments en main ! La charmante muse plane déjà doucement. Elle vous appelle dans le merveilleux pays Des mélodies vivantes et éternellement enchantées. Nous allons suivre ce qu'elle nous demande de chanter, Un esprit aimablement réconciliant va nous l'enseigner. Cela coule plein de jubilation d'une gorge bien ouverte Comme si l'âme rêvait dans les jardins d’Éden.
C'est probablement l'amour, qui ferme le lien De l'harmonie autour de vous dans une sainte beauté, Approchez donc et offrez sa promesse Au héros du jour, vous, les dignes fils.
Salut à notre père, que nous aimons, Dont le cœur bat de joie, Lui, qui, mené par une sage prise en charge, porte le fardeau de sa maison. Salut au sponsor de la beauté, Salut au plus noble des mécènes, Au côté duquel, doucement aimable, Les anges de réconciliation circulent. Lui, qui sait comment affiner la rudesse, Et qui assouplit les rigidités, Qui est capable d'adresser Le regard qui nous enchante : Salut à lui, le noble et brave, Dont l'énergie est comme celle de la jeunesse, Dont les œuvres rénovent et expient, Dont le cœur est plein d'amour.
Composition L'œuvre de 169 mesures en ré majeur est conçue pour choeur mixte, chœur et quatuor vocal d'hommes, et instruments à vent (2 hautbois, 2 bassons, 3 cors, 2 trompettes et 3 trombones).
La cantate est en trois parties : Auf, Brüder! auf: chœur et quatuor vocal d'hommes, cors et trombones (mesures 1 à 27) Wohl ist die Liebe: quatuor vocal d'hommes a cappella (mesures 28 à 69) - Langsam, gemütlich Heil unserm Vater: chœur mixte, instruments à vent (mesures 70 à 169) - Heiter
La cantate, la deuxième des trois grandes compositions de ce typeC. Howie,Chapitre II, pp. 22-23, est aussi la première pour chœur et grand ensemble à vents. Le premier verset, d'allure très "masculine", est introduit par un solo de cor et composé pour voix d'hommes avec des instruments "sonores" (cors et trombones). Le texte de la deuxième partie, d'une atmoshère douce et réfléchie, est chanté par le quatuor d'hommes a cappella. La dernière strophe, très festive, introduite par les trompettes, est exécutée par une large tessiture de voix et un grand ensemble d'instruments à vent. Le cor solo y rappelle le motif d'introduction, contribuant ainsi à l'unité de la composition. Cette cantate est peut-être la première œuvre, dans laquelle le style personnel de Bruckner est clairement reconnaissableW. K. Kinder, p. 28.
Discographie Il y a un seul enregistrement de la Cantate pour Friedrich Mayer : Thomas Kerbl, Chorvereinigung, Weltliche Männerchöre – CD : LIVA 054, 2012 – partie 2 avec accompagnement d'orgue colla parte et, dans la partie 3, une coupure de 27 mesures (mesures 110 à 136)
Références
Sources August Göllerich, Anton Bruckner. Ein Lebens- und Schaffens-Bild, vers 1922 – édition posthume par Max Auer, G. Bosse, Ratisbonne, 1932 Anton Bruckner – Sämtliche Werke, Band XXII/1: Kantaten und Chorwerke I (1845-1855), Musikwissenschaftlicher Verlag der Internationalen Bruckner-Gesellschaft, Franz Burkhart, Rudolf H. Führer et Leopold Nowak (Éditeurs), Vienne, 1987 (Aussi sur IMSLP: Neue Gesamtausgabe, XXII/1. Kantaten und Chorwerke Teil 1: Nr. 1-5) Uwe Harten, Anton Bruckner. Ein Handbuch. Residenz Verlag, Salzbourg, 1996. Keith William Kinder, The Wind and Wind-Chorus Music of Anton Bruckner, Greenwood Press, Westport, Connecticut, 2000 Cornelis van Zwol, Anton Bruckner 1824-1896 – Leven en werken, uitg. Thot, Bussum, Pays-Bas, 2012. Crawford Howie, Anton Bruckner - A documentary biography, édition révisée en ligne
Liens externes
Auf, Brüder! auf und die Saiten zur Hand! D-Dur,WAB 60 - Discographie critique par Hans Roelofs
Catégorie:Cantate d'Anton Bruckner Catégorie:Œuvre en ré majeur Catégorie:Œuvre musicale composée en 1855