vignette Edmond Alexis Lucien Pascal est un haut fonctionnaire et préfet français, né le à Sault et mort le à Sault. Avocat, il intègre le corps préfectoral en 1920, notamment comme préfet des Ardennes durant 5 ans, couvrant à ce titre le début de la Seconde Guerre mondiale et l'exode de 1940.

Biographie Licencié en droit en 1907, il est avocat à la cour d'appel d'Aix-en-Provence avant d'intégrer le corps préfectoral. Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, du au , il est la Légion d'honneurArchives nationales, dossiers de carrière du préfet, F/1bI/822 et F/1bI/1104, consultable en partie en ligneArchives nationales, base Léonore, consultable en partie en ligne.

Conseiller de préfecture de la Vienne le , il est nommé sous-préfet de Die l'année suivante. Le , il rejoint la sous-préfecture de Carpentras. Nommé sous-préfet de Saumur le , il n'y reste pas et devient secrétaire général de la préfecture de l'Hérault quelques mois plus tard.

Préfet des Ardennes Il est nommé préfet des Ardennes le , à la demande de Pierre Viénot .

À la suite de la déclaration de guerre de la France à l’Allemagne, le , commence une période d’attente, avec des troupes cantonnés dans tout le département des Ardennes. C’est la période dite de la drôle de guerre pendant huit mois. Rien ne se passe jusqu’au .

Le , les troupes allemandes attaquent. Le , elles sont sur la Meuse, à proximité de Sedan. Le premier ordre d’évacuation des populations ardennaises concerne la vallée de la Meuse et est donné le à l’aube, vers la Vendée et les Deux-Sèvres selon un plan d’évacuation préparé depuis des années. Le département se vide en 4 jours, essentiellement les 12 et . Ultérieurement, les autorités allemandes prendront appui sur cette évacuation pour considérer le département des Ardennes comme une prise de guerre. Le , Edmond Pascal, préfet des Ardennes, et le personnel de la préfecture se sont repliés à Rethel puis à Asfeld. Ils doivent ensuite quitter Asfeld pour rejoindre La Roche-sur-Yon puis Sainte-Hermine qui accueille quelques semaines la préfecture des Ardennes.

L'armistice est signé le , mettant fin aux hostilités. Des zones sont créées en par l'occupant, les Ardennes se trouvant en zone interdite, et des lignes de démarcation sont mises en place. Dans la zone interdite, le retour des réfugiés de toutes catégories est suspendu pendant plusieurs mois par les autorités allemandes. Seuls sont autorisés à pénétrer dans cette zone les Luxembourgeois, les Belges, les Hollandais et les Neutres. Les motifs officiellement invoqués sont : l’ampleur des destructions matérielles et les récoltes perdues. Plusieurs mois après la fin des combats, les villages ardennais sont encore fortement dépeuplés. Ces mesures s'aménagent progressivement mais à Charleville et Mézières, sur ont réussi à rentrer le . Début 1941, ils sont à Sedan, sur . En , sur sont revenus sur leurs lieux d'habitation.

Résistance

Limogé le par le régime de Vichy, il revient dans sa région d'origine et rejoint la résistance. Recherché par la Gestapo à partir de , il se réfugie dans le maquis du Lubéron. En , l'armée allemande détruit sa maison familiale de Sault.

Il est mis en disponibilité de l'administration préfectorale puis à la retraite au printemps 1943.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . . . .

Liens externes

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