La Femme qui fuit est un roman d'Anaïs Barbeau-Lavalette, publié chez Marchand de feuilles en 2015. L'auteure agglomère des .

Honneurs : Grand prix du livre de Montréal.

: Prix littéraire France-Québec.

: Lauréat du club des Irrésistibles.

: Couronné par le Club des Libraires des Bibliothèques de Montréal.

: Classé dixième meilleur roman québécois de tous les temps par l'équipe d'Esprit critique.

Propos Suzanne Meloche a abandonné ses deux enfants en très bas âge. Sa fille aînée, qui deviendra la cinéaste Manon Barbeau, avait trois ans à l'époque. Celle-ci a profondément souffert de cet abandon, allant jusqu'à en faire un documentaire nommé Les Enfants de Refus global. Ce documentaire raconte l'histoire d'autres enfants qui, comme elle, ont souffert de l'absence de leurs parents, lesquels appartenaient à un groupe d'artistes bohèmes épris de liberté.

L'auteure relate dans son roman la vie de sa grand-mère d'après les témoignages recueillis.

Résumé Née à Ottawa en 1926, Suzanne Meloche grandit dans une famille pauvre où on lui apprend l'importance de bien parler, de bien préserver le français. À la fin de son adolescence, elle part participer à un concours oratoire à Montréal. Elle y fait la connaissance de Claude Gauvreau et du groupe des Automatistes, avec qui elle se sent chez elle. C'est d'ailleurs un des membres de ce groupe, le peintre Marcel Barbeau, qu'elle épousera. Celui-ci étant de plus en plus absent, Suzanne se sent prisonnière de ses enfants. Elle décide de les mettre dans un pensionnat (ils seront plus tard adoptés séparément) pour vivre sa vie, une vie de voyage, de détachement et d'engagement sociopolitique. Elle n'aura jusqu'à la fin de sa vie que de très rares et courts contacts avec sa fille, toujours à l'initiative de cette dernière et contre son gré.

Angle Dans un prologue, l'auteure raconte la troisième fois où elle a vu sa grand-mère, lorsqu'elle lui a fait une visite-surprise, à Ottawa, avec sa mère. La rencontre fut très civilisée, sans effusion, mais dans l'heure qui a suivi, Suzanne Meloche a rappelé sa fille pour lui dire de ne plus jamais reprendre contact avec elle. Quelques jours avant de mourir, en 2009, cependant, elle écrira son testament pour leur léguer tous ses biens.

Style et recherche Le récit est entièrement écrit à la deuxième personne (au ), dans des chapitres non numérotés très courts (une à trois pages) et dans un style littéraire caractérisé par des phrases brèves et des observations de l'ordre du constat.

Le roman est inspiré de conversations que l'auteure a eu avec son grand-père Marcel Barbeau, les sœurs de Marcel Barbeau, les amis et membres de la famille de Suzanne Meloche. Contrairement à la croyance populaire, la recherche n'a pas été faite par une détective privée mais bien par la journaliste-recherchiste et documentariste Louise-Marie Lacombe, qui fut engagée par l'auteure pour mettre au jour les secrets méconnus de la vie de Suzanne. La confusion vient du fait qu’Anaïs Barbeau Lavalette l'avait définie comme une détective privée mais ce n'était en fait qu'un clin d’œil. Louise-Marie Lacombe produisit un dossier de recherche de plus de 200 pages tiré de documents d'archives et d'entrevues diverses auprès de personnes ayant connu Suzanne Meloche.

Extraits

Notes et références

Catégorie:Roman canadien paru en 2015 Catégorie:Roman québécois