François BecqueyPar erreur, reprise par de nombreux auteurs jusqu’à nos jours, François Becquey est confondu avec son frère Louis Becquey à telle enseigne que la notice consacrée à Louis Becquey dans le Dictionnaire des parlementaires français... depuis le mai 1789 jusqu'au mai 1889, Tome I, de « A à Cay », Paris, Bourloton éditeur, 1889, page 233 et suiv. (sur le site Gallica de la BNF) prénomme ce dernier « François-Louis » et le mentionne comme membre du Corps législatif alors qu’il s’agit de François.Cette erreur a été corrigée dans le Dictionnaire de biographie française, Tome cinquième, Paris, 1951, qui termine la notice consacrée à « BECQUEY (Louis) » par le commentaire « L'essentiel de ses publications se trouve au catalogue des imprimés de la Bibliothèque nationale, sous la rubrique erronée de Becquey (François-Louis) et avec l'attribution fautive de la traduction de l'Enéide, œuvre de son frère François. ». (Confusion corrigée depuis dans le répertoire des écrits de Louis Becquey à la BNF ; Textes référencés « Becquey » sur le site Data.bnf.fr.)Vraisemblablement cette erreur tient à la circonstance que Louis n’est pas étranger à la carrière de François notamment dans sa nomination de conseiller de préfecture auprès du préfet de la Marne : « En l’An VIII, il [Louis] fait partie de l’entourage de Lucien Bonaparte et du Premier Consul ; il est lié avec le troisième Consul Lebrun, et joue un rôle important dans les nominations aux postes clés des départements de la Champagne méridionale. » (Voir [collectif], Grands notables du Premier Empire, page 44, notice consacrée à Louis Becquey). En outre, « Lucien Bonaparte fut lui-même conseillé par Beugnot, ancien procureur général-syndic de l'Aube et ancien député à la Législative, et par [Louis] Becquey qui avait aussi exercé la fonction de procureur-syndic de la Haute-Marne. » (Voir Centre régional de documentation pédagogique de Champagne-Ardenne, 2001, Les Préfets de la marne - « Les premières nominations » [NB : cet article est illustré du portrait de François Becquey par confusion avec celui de Louis Becquey]).Enfin, les qualités de « conseiller » de l’université, pour Louis, et d’« inspecteur » de l’académie puis de l’université de Paris, pour François, peuvent prêter à confusion entre eux, comme la circonstance que le premier est parlementaire représentant de la Haute-Marne et le second de la Marne. (1759 – 1834), juriste de formation, est un fonctionnaire de l’État, parlementaire sous l’Empire (Corps législatif).

Biographie François Becquey, fils d’Augustin Alexis Becquey (1725 - 1807), magistrat (lieutenant-criminel au bailliage et siège présidial de Vitry-le-François), et de Marie de Torcy (1726 - 1815), issue d’une famille aisée de magistrat, est né le à Vitry-le-François. 150px|left|thumb|Portait de François Becquey. Il est issu d’une fratrie de sept enfantsCaquot (Bibliographie) donne quelques informations sur les trois frères Becquey ; Augustin-Joseph, François et Louis.Beugnot (bibliographie), page 297, indique : « Becquey [Louis] avait eu deux frères et une sœur. (...) Le second [François], fut à la même époque [l’Empire], membre du Corps législatif, puis inspecteur de l’université : on a de lui une traduction en vers de l'Énéide de Virgile, qui n’est pas sans mérite. » ; Marie Madeleine (1754 - 1755) ; Augustin Joseph ( à Vitry-le-François - à Châlons-sur-Marne), ecclésiastiqueActe de naissance d’Augustin Joseph Becquey (folio 48 du registre paroissial (Notre-Dame) de Vitry-le-François année 1755 [vue numérisée 48/50]) (registre d’État-civil conservé aux Archives départementales de la Marne, cote E_dépôt_3254).Biographie d'Augustin Joseph Becquey in Amédée Lhote, Biographies châlonnaises, Genève, Slatkine reprints, 1971 (réédition), page 26.Voir également, [Collectif], L'ami de la religion et du roi, journal ecclésiastique, politique et littéraire, Tome 55, Paris, librairie ecclésiastique d'Adrien Le Clere et , 1828.Il est décoré du grade de chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur le mai 1821 (voir dans la base ELEONOR des Archives nationales le dossier LH/161/86 d’Augustin, Joseph Becquey, abbé, provicaire général de Châlons). ; Marie Madeleine (1757 - 1838), mariée à Joseph de Saint-Genis le à Vitry-le-François ; François ( à Vitry-le-FrançoisActe de naissance de François Becquey dans le registre paroissial Notre-Dame de Vitry-le-François, année 1759 [vue numérise 13/48]) (registre d’État-civil conservé aux Archives départementales de la Marne, cote E_dépôt_3258*). - à Châlons-sur-MarneActe de décès de François Becquey dans le registre d’État-civil de Châlons-en-Champagne, année 1834 [vues numérisées 93-94/106]) (registre d’État-civil conservé aux Archives départementales de la Marne, cote 2E_119/401*).) ; Louis (1760 à Vitry-le-François - à Paris), marié à Sophie Marguerite Le Blanc (1764 - 1841) ; Nicolas (1762 - 1764) ; Marie Marguerite Mélanie (1763 - 1768).

Il se marie avec Marie Perette Turpin le à Châlons-sur-MarneActe de mariage de François Becquey et de Marie Perette Turpin le 19 novembre 1792 à Châlons-sur-Marne, paroisse Notre Dame (folio 46 du registre d’État-civil de Châlons-en-Champagne [vue numérisée 325/338]) (registre d’État-civil conservé aux Archives départementales de la Marne, cote 2E119/4*)..

De son mariage sont nés six enfants : Augustine (Châlons 1793 - Châlons 1794)L’acte de naissance indique ; père « employé dans les subsistances militaires, demeurant rue Saint-Nicaise. » ; François (Châlons 1794 – Châlons 1814)L’acte de décès indique ; « Décès dans la maison de son père rue Petite Etape … sous-lieutenant dans le corps du génie militaire, âgé de 20 ans 2 mois (...) Père, inspecteur de l’Académie de Paris. » Sorti de l’École Polytechnique, reçu à l’École du génie de Metz, il fait partie des élèves désignés pour desservir l’artillerie sur les buttes Montmartre et St-Chamond lorsque l’armée d’invasion encercla Paris en 1814. Il s’y distingue, rentre à Châlons pour se reposer mais est emporté par la fièvre typhoïde. Père et fils, par une sorte de jeu intellectuel, s’écrivaient en vers latin. ; Cécile (Châlons 1796 - Paris 1817), sans allianceLiée d’une grande amitié avec Victorine Le Blanc de Closmussey (fille de Nicolas Le Blanc de Clomusey, élevée par sa grand-tante Marie Félicité Halotel, née Delalain, parente par alliance du couple Louis Becquey). ; Charles (Châlons 1797 - Vertus 1878), sous-préfet de Sainte-Menehould, préfet du Jura, chevalier de la Légion d'Honneur. Marié le , à Châlons-sur-Marne (Marne), avec Clémence Joséphine Félicité de Valori (1813-1905) ; Louise (Vertus 1800 - Vertus 1870), sans postérité ; Jules (Vertus 1802 - Saint-Dizier 1863), maître de forges à Marnaval, avocat à Paris, maire de Saint-Dizier. Marié le , à Paris, avec Marie Félicité Madeleine Collette de Baudicour (1818-1904) (postérité).

Il décède à Châlons en 1834, dont il fut conseiller municipal, emporté par la maladie.

Il est décoré du grade de chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur le , en qualité d’inspecteur de l’académie de Paris. thumb|Généalogie simplifiée de la famille Becquey.

Activités professionnelles Après des études de droit, il est reçu au serment d’avocat au parlement de Paris le après examen de l’extrait baptistaire du et du certificat d’étude de droit français du .

Il est conseiller d’arrondissement à Épernay (An VIII), puis conseiller de préfecture Châlons (An X).

Il est nommé au Corps législatifL'acte de décès de François Becquey indique : « ...ancien membre du corps législatif... ». pour ce département par le Sénat conservateur le 8 frimaire an XII []François Becquey est conseiller de préfecture à la préfecture de la Marne lorsqu’il est nommé au Corps législatif pour ce département par le Sénat conservateur : « Becquey, conseiller de préfecture, domicilié à Châlons » (Voir Recueil des loix de la République française et des actes des autorités constituées..., Tome XIII, volume XXXVII, Bruxelles, G. Huyghe libraire-éditeur, 1804, page 213).Lorsqu'il prête serment, il est présenté comme : « conseiller de préfecture, domicilié à Châlons » (Voir Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats..., deuxième série (1800 -1860), Tome V (27 avril 1803 – 6 mars 1804), Paris, librairie administrative de Paul Dumont, 1867, page 188-190.De même ; « François Becquey conseiller de préfecture et bientôt membre du Corps législatif… » (Voir G. Clausse, La mise en application du concordat de 1801 dans la Marne, in Actes du des Sociétés savantes à Bordeaux en 1957, ministère de l'Éducation nationale-Comité des travaux historiques et scientifiques-Section d'histoire moderne et contemporaine, Paris, imprimerie nationale, 1958, page 296, note (1) en bas de page) (sur le site Gallica de la BNF).. Il prête serment (« promesse de fidélité à la constitution ») lors de la séance du Corps législatif du 15 nivôse an XII (). Son mandat prenait fin en l’An XVII (1808)Voir Almanach des autorités constituées du département de l'Escaut…, Volume 4, An XIII de la République, Gand, A. B. Steven imprimeur de la préfecture, page 57.. Il est élu vice-président du Corps législatif en Voir Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats..., deuxième série (1800 -1860), Tome X (21 janvier 1808 – 5 juin 1810), Paris, librairie administrative de Paul Dumont, 1867, page 194.Pour les élections de 1827, le préfet Bourgeois de Jessaint propose François Becquey en position des candidats officiels pour le collège de Châlons-sur-Marne/Épernay, qui ne sera toutefois pas retenu par le gouvernement au profit du candidat proposé Saint-Chamans. Face à ce candidat du gouvernement, c’est Royer-Collard qui est finalement élu (Voir Georges Clause, Les élections de 1827 dans le département de la Marne, in [Collectif], « La France au siècle – études historiques, mélanges offerts à Charles-Hippolyte Pouthas », Paris, publications de la Sorbonne, 1973)..