Ronda est une commune espagnole de la province de Malaga, dans la Communauté autonome d'Andalousie.
Géographie thumb|left|Ronda dans la province de Malaga / en Andalousie Localisation
La commune de Ronda fait partie de la comarque de Serranía de Ronda, dans l'ouest de province de Malaga..
Malaga est à à l'est (avec un assez grand détour par le nord-est qui évite les petites routes de montagne passant entre les sommets du parc national de la Sierra de las Nieves), Gibraltar à au sud-sud-ouest, Jerez de la Frontera à à l'ouest, Cadix à à l'ouest-sud-ouest. Les distances se calculent avec l'outil "Directions"..
Une partie de la commune à l'ouest est incluse dans le parc naturel de la Sierra de Grazalema ; et une partie de la commune au sud-est et à l’est est incluse dans le parc national de la Sierra de las Nieves. Le parc naturel de la Sierra de las Nieves est plus large que son homologue national et s'étend plus avant sur la commune.
Communes voisines
La petite commune d'Arriate est enclavée au milieu de celle de Ronda.
Climat Ronda possède un climat continental de montagnes, avec une pluviosité moyenne de . La température moyenne est de 15 °C..
Histoire
Antiquité Au , les Romains envahissent la péninsule Ibérique et en chassent les Carthaginois. À partir de cette époque, la ville de Ronda fut fortifiée et le château de Laurel construit.
Moyen Âge : l'époque de la domination musulmane
La fin de la Reconquista (1482-1492) En 1482, les souverains d'Espagne Isabelle de Castille et Ferdinand II d'Aragon s'engagent dans la guerre de Grenade (1482-1491), qui amène la disparition du royaume de Grenade () et l'achèvement de la Reconquista.
s À partir du milieu du , de nouveaux quartiers sont construits. Le Pont Neuf et les arènes, emblèmes de la ville, datent de cette époque.
Au se construit l'image romantique d'une région dominée par les bandits et les toréros, véhiculée entre autres par Alexandre Dumas dans De Paris à Cadix.
Politique et administration Liste des maires
Jumelage et partenariats
Culture et patrimoine Lieux et monuments La ville est coupée en deux par le río Guadalevín, qui coule à travers une gorge profonde appelée El Tajo, longue de quelque et profonde de , que l'on franchit en empruntant le Puente Nuevo (Pont-Neuf).
Capitale spirituelle de la tauromachie
Après la reconquête, seules les maestranzasMaestranzas : écoles militaires préparant aux arts équestres et taurins. de Séville et de Ronda furent autorisées à continuer leur activité par décret royal du .
Ronda est un des plus anciens centres de tauromachie d'Andalousie, dont elle est aujourd'hui encore considérée comme la capitale spirituelle.. C'est dans cette ville qu'est née ce que l'on appelle la corrida moderne. Le , pour la première fois, le torero Francisco Romero, à la fin d’une course, demande l’autorisation de tuer lui-même le taureau a recibir. Francisco Romero est généralement considéré comme « l’inventeur » de la corrida moderne.
L'arène proprement dite, édifiée en 1784, est restée telle qu'elle était, à l'exception des gradins qui étaient construits en bois et qui ont été reconstruits en dur en 1962. La première corrida issue du style moderne de Francisco Romero y a été donnée le avec Pedro Romero (de Ronda) et Pepe Hillo (de Séville).
De célèbres aficionados y ont laissé leur trace comme Ernest Hemingway, auteur de Mort dans l'après-midi (1933), dont une ruelle qui mène aux arènes porte le nom et l'image. La ville a donné son nom à une manière de toréer : le rodeño.
Monuments Au nord du Guadalevín : thumb|Les arènes et la ville. les arènes de Ronda sont les plus anciennes de toute l'Andalousie (1785) ; l'église Nuestro Padre de Jesus (église du Notre-Père de Jésus) ; l'Église del Socorro ; l'Église de la Merced ; l'Église du Secours ; la Fuente de los Ochos Caños (Fontaine des Huit-Jets).
Les trois ponts qui franchissent le Guadalevín, d'ouest en est : le Pont Neuf (Puente Nuevo) est une des attractions de la ville, avec son précipice impressionnant qui sépare la vieille ville de la partie plus récente. Le pont, construit de 1751 à 1793, est haut de 98 mètres, composé de trois arches de pierre ; le Puente de San Miguel (pont Saint-Michel) est le plus petit des trois ponts. Il n'a qu'une seule arche de de haut. Il est d'origine musulmane, mais sous sa forme actuelle il date de 1961 ; le Vieux Pont ou Pont Arabe a également une seule arche, de de haut et, comme le pont Saint-Michel, il a été détruit plusieurs fois par des crues et date de 1961 dans son état actuel.
Au sud du Guadalevín, dans le quartier de la Ciudad : thumb|L'église Sainte Marie. la Plaza de la Duquesa de Parcent (place de la duchesse de Parcent), appelée jadis Place de la vieille ville, était le centre de la ville à l'époque musulmane. Avant la construction des arènes, c'est ici que se déroulaient les courses de taureaux ; la Iglesia Santa María la Mayor (église Sainte Marie Majeure), construite à l'emplacement de l'ancienne grande mosquée, dont ne subsiste que le mihrab ; la petite maison de la Tour, accolée à la tour de Santa María, est un petit édifice isolé de style mudéjar ; le Convento Santa Isabel de los Angeles (Couvent Sainte Isabelle des Anges) ; l'ayuntamiento (hôtel de ville) ; le Palacio de Mondragón (palais de Mondragon) abrite le Musée archéologique municipal ; la Casa de San Juan Bosco (maison de Saint Jean Bosco), date du début du . Elle fut léguée à la congrégation des Salésiens par une famille locale. Son jardin offre une belle vue sur le Pont Neuf ; le Convento Santo Domingo ; la Iglesia de San Sebastián, qui date du , et où se trouve le seul minaret subsistant à Ronda. Il doit son nom à la chapelle dédiée à saint Sébastien qui fut construite à l'emplacement de la mosquée. Il se compose de trois étages : une partie inférieure en pierre de taille dotée d'une porte en fer à cheval, un premier étage en briques et une partie supérieure construite après la conquête chrétienne et servant de clocher ; la Plaza Abul Beka (place Abu al-Baqa) place dédiée au poète andalous et originaire de Rondaː Abu al-Baqa al-Rundi ; la Casa del Rey Moro (Maison du Roi maure) n'est pas maure malgré son nom : elle date du . Elle doit son nom à un panneau en céramiques sur la façade, représentant un roi musulman. Ses jardins andalous ont été conçus par le célèbre paysagiste français Jean Claude Nicolas Forestier. Aménagés en terrasse, ces jardins qui surplombent le Tajo offrent une belle vue sur les montagnes environnantes. Depuis les jardins on accède à la Mine. Datant du , cette structure, que la tradition attribue au roi musulman Abomelik, est constituée d'un escalier creusé dans le roc et descendant de quelque marches jusqu'au lit du Guadalevín au milieu de la gorge du Tajo. En descendant l'escalier on accède à différentes salles voûtées. La Mine permettait d'approvisionner la ville en eau ; les murailles de la Xijara, à l'est de la vieille ville, ont été construites au , à l'époque de la taifa de Ronda. Elles ont fait l'objet d'importantes restaurations. La porte de la Xijara est composée de trois arcs, deux en plein cintre et un en fer à cheval ; la porte de Philippe V est une des principales portes de la vieille ville. Après l'écroulement d'un premier «pont neuf»,en 1741, cet accès à la vieille ville redevint fort fréquenté jusqu'à l'achèvement du Pont Neuf actuel en 1793. À l'emplacement d'une vieille porte musulmane, on construisit la porte de Philippe V, du nom du premier souverain Bourbon d'Espagne ; les Baños Árabes (bains arabes) (fin du ou début du ) comptent parmi les mieux conservés d'Espagne. Ils comportent trois salles voûtées percées d'ouvertures en forme d'étoile ; le Palacio del Marqués de Salvatierra (palais du Marquis de Salvatierra) possède une intéressante façade Renaissance. Le portail, surmonté d'un balcon, est encadré par deux paires de colonnes corinthiennes. Au-dessus de ce balcon, un fronton orné des armoiries des Salvatierra est soutenu de chaque côté par une paire d'atlantes d'inspiration coloniale, représentant des couples d'indiens nus ; la Casa del Gigante (Maison du géant) est un ancien palais musulman qui possède un beau patio décoré d'arabesques du , la chapelle de la Virgen de la Cabeza taillée dans la roche au tournant du et offrant une vue imprenable sur toute la région ; la puerta del Almocábar, ancienne porte fortifiée des remparts arabes, remaniée après la conquête par les chrétiens de la ville au .
Événements culturels Corrida goyesque de Pedro Romero (première semaine de septembre) : depuis le milieu du , cette corrida goyesque organisée dans les arènes célèbre la mémoire de Pedro Romero.
Personnalités liées à la commune Tragabuches : bandit-torero, figure emblématique de la ville. Cayetano Ordóñez y Aguilera dit « El Niño de la Palma », matador. Antonio Ordóñez Araujo: matador. Aniya la Gitana (1855-1933) : chanteuse et guitariste de flamenco née à Ronda. Paca Aguilera (1877-1913) : chanteuse de flamenco née à Ronda. Fernando de los Ríos (1878-1949), diplomate, universitaire et homme politique républicain espagnol, né à Ronda et mort en exil à New York. María Silva Cruz (1915-1936) : combattante républicaine espagnole, a vécu à Ronda avant d'être fusillée pendant la guerre d'Espagne.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie . . . .
Liens externes
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