Henri Legay (né Henri Guay à Paris le et mort à Paris le Relevé des fichiers de l'Insee) est un ténor d'opéra français. Il a principalement exercé en France, sa voix lyrique lumineuse étant particulièrement adaptée au répertoire d'opéra français.

Vie et carrière Durant l'Occupation, alors âgé de 24 ans, le jeune musicien est recruté en par le chef-d'orchestre Pierre Cadel pour participer aux illustrations et accompagnements musicaux de la chaîne de télévision allemande Fernsehsender ParisEmmanuel Lemieux, On l'appelait Télé-Paris, Paris, éditions L'Archipel, « L'Histoire secrète des débuts de la télévision française (1936-1946) », page 143, 2013, 259 p. .

Legay étudie à Bruxelles et Paris Obituary: Henri Legay. Opera, Vol 44 , January 1993, ., remportant son premier prix au Conservatoire de Paris en 1947. Il chante dans des cabarets se soutenant par son propre accompagnement à la guitare, joue également pour Piaf et Montand et compose aussi ses propres chansons.

Il commence sa carrière en chantant l'opérette. Il fait ses débuts à l'opéra au théâtre de La Monnaie à Bruxelles, en 1950 et se produit aussi à Lausanne.

Il commence une longue association avec l'Opéra-Comique en 1952, dans le rôle de Gérald, dans Lakmé« Les Artistes du chant, Hommes », dans Stéphane Wolff, Un demi-siècle d'Opéra-Comique (1900-1950). Paris, André Bonne, 1953., s'établissant rapidement comme l'un des principaux ténors de son temps. Ses autres rôles favoris sont Nadir, Meister (chanté lors de la deux-millième à la Salle Favart), des Grieux, Julien, etc. Il fait ses débuts au Palais Garnier, interprétant Damon des Les Indes galantes. Il incarne aussi, notamment les rôles de Faust, Werther, Almaviva, Duc de Mantoue, Alfredo, etc.

Il laisse quelques enregistrements, Les Pêcheurs de perles, Le Roi d'Ys et plus particulièrement Manon, en compagnie de Victoria de los Ángeles, disque dirigé par Pierre Monteux et largement considéré comme l'enregistrement définitif de l'opéra de Massenet.

Il participe à des enregistrements pour la radio dans les années 1950. Dans sa notice nécrologique, Alan Blyth décrit la voix de Legay ainsi : « son timbre léger mais pénétrant, son caractère souple et liquide » et précise qu'il l'utilisait « avec un goût délicat » et montrait « l'acuité de la peinture des mots alliée aux inflexions de la musique ».

Avec d'autres ténors du milieu du , tels Alain Vanzo et Léopold Simoneau, Legay représente le style perdu du chant lyrique français.

Hommages Une rue de Villeurbanne (Métropole de Lyon) porte son nom. La rue de Villeurbanne est dénommée Henri Legay en mémoire d'un homonyme syndicaliste et militant pacifiste.

Notes et références

Liens externes

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Catégorie:Ténor français Catégorie:Artiste de Pathé-Marconi Catégorie:Élève du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris Catégorie:Nom de scène Catégorie:Naissance en juillet 1920 Catégorie:Naissance dans le 15e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en septembre 1992 Catégorie:Décès dans le 14e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 72 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière parisien de Bagneux