(Permettez-moi de dire un mot de remerciement), WAB 62, est une œuvre chorale composée par Anton Bruckner lors de son séjour à Sankt Florian.

Historique Bruckner a composé cette œuvre sur un texte de Ernst Marinelli durant la période 1845-1855, lors de son séjour à l'Abbaye de Saint-Florian. Il a dédié l'œuvre en remerciement au comte Charles O'Hegerty, qui résidait au château de Tillysburg, près de Sankt Florian. On ne connaît pas la date à laquelle l'œuvre a été exécutée. Le , l'œuvre a été à nouveau exécutée au lieu de la première exécution ()U. Harten, p. 125C. van Zwol, pp. 722-723.

Le manuscrit original de l'œuvre est perdu, mais une copie par Karl Aigner est conservée dans les archives de lÖsterreichische Nationalbibliothek. L'œuvre est éditée dans le Volume XXIII/2, de la Gesamtausgabe – Weltliche Chöre.

Texte ''' utilise un texte de Ernst Marinelli. Permettez-moi de vous dire Aujourd'hui un mot de remerciement. O, que je puisse chanter respectueusement Le sentiment de bonheur, Que je ressens ce jour, Le jour de joie des vôtres, durant lequel L'amour et le remerciement vous entourent, Quand tous se réunissent !

Le premier toast est pour le père, Crié par les enfants, Qui, comme un cher et doux joug, S'accrochent à votre poitrine. Vous comptez leurs chères têtes, Les têtes de vos chéris. O, ne pleurez pas, le nombre total Est complété par un ange au-delà.

La deuxième toast, pas moins digne, Qui sort comme d'une bouche, Vous est proposé par tous vos amis Qui, dans un lien noble et fidèle Rejoignent votre vie, Même s'ils sont loin d'ici. Vous leur êtes favorable, Ils vous portent aussi un toast !

Et que ce dernier toast soit bien haut, Porté par une centaine de voix, Tous ceux qui vous sont chers, Vous adressent un joyeux merci. Le pauvre, que vous avez réconforté, Le serviteur, que vous avez choisi, Le chanteur, que vous rendez heureux, Et qui ne jure que par son remerciement. « L'ange », auquel le texte fait référence, pourrait être l'épouse de O'Hegerty, décédée en 1845, ou son fils, décédé en 1854.

Composition L'œuvre de 89 mesures en fa majeur est composée pour chœur d'hommes (TTBB) en fredonnement et solistes (deux ténors et une basse).

L'œuvre commence par un soliste ténor avec accompagnement du chœur en fredonnement. À la mesure 15 (Wenn alle sich vereinen) le chœur reprend de pleine voix. À la mesure 23 (O weine nicht), le soliste ténor reprend avec accompagnement du chœur en fredonnement. Le chœur reprend de pleine voix au début de la troisième strophe. Le même processus est répété à la mesure de 46 (Du hast's mit ihnen wohl gemeint) avec un soliste basse, et à la mesure 68 (Der Arme ruft's) avec deux solistes ténors. Par la suite, le chœur reprend de pleine voix jusqu'à la fin avec une répétition de la première partie de la quatrième stropheC. van Zwol, brochure du CD LIVA 054.

Discographie Il n'y a qu'un seul enregistrement de Des Dankes Moût sei mir vergönnt. Thomas Kerbl, Männerchorvereinigung Bruckner 12, Weltliche Männerchöre – CD : LIVA 054, 2012

Références

Sources Anton Bruckner – Sämtliche Werke, Band XXIII/2: Weltliche Chorwerke (1843-1893), Musikwissenschaftlicher Verlag der Internationalen Bruckner-Gesellschaft, Angela Pachovsky et Anton Reinthaler (Éditeurs), Vienne, 1989 Cornelis van Zwol, Anton Bruckner 1824-1896 – Leven en werken, uitg. Thot, Bussum, Pays-Bas, 2012. Uwe Harten, Anton Bruckner. Ein Handbuch''. Residenz Verlag, Salzbourg, 1996. .

Liens externes

Des Dankes Wort sei mir vergönnt F-Dur, WAB 62 – Discographie critique par Hans Roelofs

Catégorie:Œuvre en fa majeur Catégorie:Œuvre chorale profane d'Anton Bruckner Catégorie:Œuvre musicale composée en 1855