Le site archéologique d'Acy-Romance, découvert sur le territoire de la commune d'Acy-Romance, en France, en 1979 grâce à une prospection aérienne et fouillé dès 1981, est une agglomération secondaire gauloise de , dont 17 pour le village proprement dit, occupée pendant deux sièclesSite internet consacré au site archéologique..

Description Préhistoire Le site comprend des traces d'occupation de l'âge du bronze final et du premier âge du fer (culture de La Tène), notamment par le biais d'une nécropole portant la surface de l'ensemble archéologique à près de . Quelques structures renvoient également au néolithiqueBlanchet Jean-Claude. Compte-rendu : B. Lambot et P. Méniel Le site protohistorique d'Acy-Romance. Bulletin de la Société préhistorique française, tome 90, , 1993. pp. 121-123..

Ville gauloise La ville gauloise proprement dite est fondée vers 180 av. J.C. par un groupe originaire de la région, alors partie du territoire du peuple des Rèmes. Autour d'un tumulus de l'âge du bronze servant domphalos au village se placent alors différents quartiers aux fonctions différenciées, chacun de ces quartiers semblant disposer de sa propre nécropole en bordure de l'agglomération. Certaines des structures découvertes lors de ces fouilles montrent une image tout à fait particulière du monde gaulois, notamment en ce qui concerne le domaine religieux et la pratique du sacrifice humain.

Le plus surprenant est le multi-compartimentage apparent de cette ville qui a pu compter plus d'un millier d'habitants permanents à son apogée. Une place centrale de entourée de palissades devait accueillir la vie collective et publique, marchés, assemblées, banquets… Des bâtiments imposants, probablement des temples et des bâtiments à vocation de rassemblement de la population, la bordent au nord-ouest. Trois autres quartiers fonctionnels aux frontières bien délimitées apparaissent aux autres côtés de la place. Ils sont chacun constitués de parcelles individuelles délimitées par des clôtures, de taille plus ou moins variables, portant des maisons et annexes sous forme de granges, greniers, appentis, ateliers.

Au nord-est du plateau, le quartier des éleveurs est proche des pâtures et de la rivière par un chemin d'accès direct. Au sud-est, le quartier des artisans montre une diversité d'atelier-magasin. À l'est, le quartier agricole se révèle par des fermes et des greniers, et la proximité des champs les mieux exposés.

Aux extrémités du plateau, huit cimetières bordés chacun par un talus ont permis de retrouver inhumées. Ce n'est qu'une fraction de la population.

Le village se modifie avec la présence romaine, la dernière sépulture date du , avec du matériel et une méthode romaine.

Images

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Articles connexes Rèmes, Gaulois (peuples), Histoire des Ardennes sous l'Antiquité, Oppidum.

Bibliographie Momies gauloises, L'Archéologue / Archéologie nouvelle n° 15, octobre 1995. . . . David Nicolas Avec Michel Chossenot, Raphaëlle Chossenot, Bernard Lambot, Carte archéologique de la Gaule, 08. Ardennes, , Belles lettres, 2011. Liens externes

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