Le zoo de La Palmyre est un parc zoologique français situé sur la côte atlantique de la Nouvelle-Aquitaine, en Charente-Maritime, dans la presqu'île d'Arvert, entre Royan et l'Île d'Oléron. Créé en 1966 par Claude Caillé, le parc est toujours la propriété de sa famille. Il est actuellement présidé par son fils, Patrick Caillé, et dirigé par son petit-fils Pierre Caillé.
Il s'étend sur au sein de la station balnéaire de La Palmyre, enclavée entre la forêt domaniale de la Coubre et la forêt des Combots d'Ansoine. Le parc, aménagé en jardin paysager, offre au visiteur l'occasion d'observer plus de animaux de 115 espèces, tout au long d'un parcours de plus de .
Le zoo, membre permanent de l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA), s'engage dans la conservation ex situ en participant à des programmes européens pour les espèces menacées (EEP). Il est également membre de l'Association mondiale des zoos et aquariums (WAZA).
Il est l'un des dix parcs zoologiques les plus visités de France, avec plus de en 2014.
Historique thumb|left|upright=0.7|Claude Caillé
Si le zoo de la Palmyre n'a officiellement ouvert ses portes qu'en 1966, le projet débuta réellement de manière officieuse dès 1957, grâce aux efforts de Claude Caillé, son créateur, alors âgé de .
Ce dernier, fils d'un vendeur de journaux, commence à travailler avec son père dans ce milieu modeste dès l'âge de . Il a une vingtaine d’années lorsqu'il fait la rencontre de sa future femme, Irène, dont l'un des frères possède un petit parc zoologique à La Crouzille, commune de Saint-Sylvestre (à au nord de Limoges). C'est en venant y aider son beau-frère que Claude Caillé se découvre une passion pour les animaux.. Dès lors, il se plonge dans les livres et étudie la zoologie.
Un zoo ambulant En 1957, accompagné de sa femme et de ses deux enfants, Patrick et Bruno, Claude Caillé débute avec un petit zoo ambulant qu'il présente dans les écoles, sillonnant la France. Puis, dans les années 1960, il décide de partir en Afrique pour y capturer des animaux, une pratique alors légale à l'époque. Après un séjour chez les Pygmées, il ramène du Cameroun des gorilles et des chimpanzés.
. Il rentre alors en France bredouille, mais revient trois mois plus tard avec l'argent nécessaire. Malheureusement, les animaux confiés à son équipe ont entre-temps disparu, tués par les Kikuyus. Claude Caillé reprend alors la route et les tournées scolaires pendant trois ans.
Création du zoo de la Palmyre De retour au Kenya, il s'associe cette fois avec Carr-Hartley qui capture et fournit des animaux aux zoos du monde entier. Cette fois l'opération réussit, et il revient alors en France avec un cheptel d'animaux exotiques, et s'installe au Clapet, embryon de la future station balnéaire de La Palmyre, au cœur d'une pinède de , la forêt domaniale de la Coubre, toute proche des plages de la Côte de Beauté.
En , le zoo ouvre ses portes avec 60 animaux sur . C'était alors un zoo traditionnel aux dimensions fort modestes. À la fin du mois d'août, le parc enregistre déjà . Le succès allant croissant, le zoo n'a cessé de s'agrandir, de s'embellir et d'accueillir de nouveaux arrivants. À cette époque, les pensionnaires du zoo sont considérés comme faisant partie de la famille et, ainsi, les bébés dont les mères ne s'occupent pas sont élevés au biberon, tandis que les enfants s'amusent et dorment avec les petits guépards, et prennent leur bain avec les loutres. Aujourd'hui cependant, afin d'éviter de trop les dénaturer, les animaux ne sont plus élevés en nurserie mais par leurs parents. Ce n'est donc plus que dans des cas exceptionnels — abandon du petit, manque de lait ou d'instinct maternel, petit qui présente une pathologie, etc. — qu'un petit est retiré à sa mère.
Développement Le zoo ouvre en 1966. Il s'étend alors sur et présente . Environ sont venus au zoo durant la première saison.
L'année 1974 marque l'arrivée des premiers gorilles du parc : King-Kong, Natacha, Annette et Martha.
En 1975 est construit l'enclos des girafes. Celui-ci accueille un couple, baptisé Eoby I et Sophie. La même année, le parc zoologique a reçu dont pendant les trois mois d'été.
En 1976, de nombreux animaux sont évacués en raison d'un grand incendie qui ravage la forêt de la Coubre et menace le zoo, mais finit par s'arrêter à quelques centaines de mètres du parc.
En 1978, trois orang-outans, Borg, Lotus et Tiba, arrivent au zoo. En mars de la même année a lieu la naissance de Sabrina, premier gorille né en captivité en France.
En , Sophie donne naissance à son premier girafon, une femelle baptisée Kitrie.
En 1980 est construite la singerie. Le zoo enregistre sa première naissance de colobe guereza.
En 1981, le zoo s'étend désormais sur plus de .
En 1984 est construit l'emblématique rocher aux flamants à l'entrée du parc. En août de cette même année, le zoo accueille son premier couple de rhinocéros blancs, Noëlle et Whist, provenant respectivement des Pays-Bas et du Royaume-Uni. Leur enclos est aussi peuplé de zèbres de Grévy.
Depuis 1985, les flamants du Chili se reproduisent avec succès. C'est cette même année qu'est créé le spectacle des otaries de Californie.
En 1986, une naissance d'ours polaire a lieu.
thumb|Deux petits pandas du zoo de la Palmyre se reposent après avoir mangé. En raison d'un important braconnage et de la réduction de son habitat liée à l'expansion des activités humaines, l'espèce est en danger d'extinction et à ce titre figure sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)
En juin 1988 et en juillet 1990, Georges de Caunes s'installe quinze jours dans une cage du zoo, sous l'étiquette Homo sapiens, pour y observer les humains avec les yeux des animaux. L'année 1988 marque également la reconstruction de l'enclos des hippopotames.
En 1989, le zoo de la Palmyre obtient sa première naissance d'otarie de Californie et emploie un vétérinaire à temps plein, Thierry Petit.
En 1992, le zoo de la Palmyre réussit sa première reproduction de guépards. Cette année marque aussi la construction du nouveau plateau et de la maison des éléphants d'Asie : Shinto, Malicia et Alix. Une vaste plaine africaine, mélangeant des zèbres de Chapman, des gnous, des blesbocks, des impalas et des autruches est également aménagée. Le zoo a doublé sa surface : il s'étend désormais sur plus de 9 hectares.
En 1995, est construit le nocturama, qui accueille près de 300 roussettes d'Égypte et de Rodrigues. La même année a lieu la première naissance d'éléphant d'Asie au zoo.
En 1996 est créé le bassin des ours polaires. D'une capacité de d'eau, il permet aux visiteurs d'observer les évolutions de ses pensionnaires, que ce soit à l'air libre ou sous l'eau grâce à 2 de vitres de d'épaisseur. Le vivarium ouvre également ses portes ; le zoo s'étend alors sur .
En , une femelle guépard née en 1992, l'une des rares reproductrices françaises, présente des troubles salivaires et locomoteurs. Malgré tous les soins prodigués, l'état général de l'animal se dégrade, obligeant le docteur Thierry Petit à l'euthanasier en . Les analyses effectuées par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) de Lyon mettent en évidence le fait que l'animal est infecté par le prion de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), plus connue sous le nom de « maladie de la vache folle »Les guépards aussi sont des vaches folles... (L'Humanité). Il s'agit du premier cas d'ESB sur un non ruminant né en France. L'animal aurait été contaminé par des morceaux de bœuf, souillés par des restes de systèmes nerveux, donnés aux félins en complément de leur ration à base de poulet.
En 2002, le parc accueille des lycaons.
En , Claude Caillé a officiellement pris sa retraite, cédant ainsi sa place à son fils, Patrick Caillé.
En , le zoo a perdu l'ours polaire mâle, qui n'a pu être remplacé qu'à partir de par l'ours Moni, venu tenir compagnie à Tania.
En 2006, en raison de l'épidémie de grippe aviaire, des mesures ont rapidement été mises en place et ont d'abord consisté à confiner certaines espèces et à protéger les mangeoires des espèces non confinées. Très tôt, il a été envisagé de vacciner par mesure de précaution les pensionnaires du zooVaccination au zoo de La Palmyre (France 3). Certaines espèces rares, comme l'étourneau de Bali, dont il ne reste que quelques couples dans le monde, doivent être en effet particulièrement protégées d'une éventuelle épizootie de grippe aviaire. Le confinement n'est malheureusement pas recommandé dans ce cas car il risquerait d'entraîner des pathologies graves chez des animaux par définition sauvages. Au printemps et à l'automne 2006, l'ensemble des oiseaux du zoo, ainsi que ceux des autres parcs zoologiques français, ont été vaccinés. Le virus n'ayant pas été éradiqué, une nouvelle campagne de vaccination a été effectuée en 2007.
Le tigre de Sibérie mâle, âgé d'une douzaine d'années, a quitté le zoo de la Palmyre en pour rejoindre Toundra, une femelle du zoo d'Amnéville. Il a été remplacé par un couple de tigres hybrides. L'éléphante Homaline a elle aussi quitté le zoo à l'automne 2006 pour rejoindre le zoo de Pont-Scorff.
En est inauguré l'espace des grands singes. Il accueille des chimpanzés, des gorilles et des orang-outans. Le complexe comprend quatre îles de 2 chacune, séparées par un large fossé d'eau et des cascades de de haut. En hiver, les animaux évoluent dans de grandes serres chauffées dont la surface varie entre , séparées les unes des autres par des rochers artificiels de de hauteur. Chaque salle comporte un sol en écorce naturelle, un bassin d’eau et des agrès permettant l’évolution des animaux sur différents niveaux. Cette nouvelle installation a nécessité deux ans et demi de travaux et porte la superficie du parc à 18 hectares.
En 2011 sont détruits les anciens bâtiments des gorilles et des chimpanzés, laissant la place aux nouvelles maisons des makis vari et des capucins.
En , Claude Caillé, le fondateur du parc, décède ; de même pour Irène Caillé, son épouse, en .
En , un nouvel enclos pour les grands koudous est créé, situé juste avant l'espace des grands singes. En novembre de la même année a lieu la première naissance de rhinocéros blanc au zoo.
En 2013 a lieu la construction d'un nouveau bâtiment de quarantaine et la construction d'un enclos pour les bongos, à la place de l'ancien enclos des grands koudous.
En 2014 est rénové le bâtiment des oryx algazelles.
En 2017, un nouveau bâtiment destiné à héberger un mâle éléphant est construit.
En 2018, un enclos pour les mandrills est aménagé dans l'ancienne fosse des coatis.
En 2019 a lieu l'ouverture d'une nouvelle boutique.
En 2022, Arrivé des loutres géantes dans l'ancien enclos des ours blancs.
L'année 2025 voit la création d'un nouvel espace destiné aux tigres, dans lequel sont présentés deux tigres de Sibérie.
Référence. :
Installations et faune hébergée
Le parc est entièrement accessible aux handicapés, dispose d'un parking gratuit, et propose des points de rafraîchissement et de restauration à l'intérieur du parc. Plusieurs espaces pour les bébés (change et micro-ondes) sont accessibles le long de la balade.
Le zoo accueille , parmi lesquelles des carnivores, des ongulés, des primates, des reptiles, des mammifères et des oiseaux..
L'Espace Grands Singes Depuis sa création, l'Espace Grands Singes a vu sa population évoluer. Il y avait à l'origine deux groupes de Gorille des plaines de l'ouest, un groupe d'Orang-outan de Bornéo et un groupe de Pan troglodytes, répartis sur les quatre installations que dispose l'Espace Grands Singes, soit quatre îles, quatre serres intérieures et des loges de nuit individuelles.
Les gorilles En 2009, les Gorilla gorilla gorilla du zoo étaient répartis en deux groupes.
Il y avait d'un côté un duo de Dos argenté, composé de Mike (né le au Zoo de La Palmyre.) et de N'Yuki (né le au Zoo de La Palmyre.). Ces deux demi-frères ont été élevés au biberon au zoo.