Gaston Raoul Marie Grandclément (Brest, - Paris, ), est un officier de marine français.
Biographie Il est le fils de Louis Stephen Grandclément (1837-1910), saint-cyrien, chef de bataillon d'infanterie de marine, officier de la Légion d'honneur, et Marie La Prairie (elle-même fille et sœur d'officiers), et le frère d'André Granclément (1864-1949), saint-cyrien, intendant général de 1ère classeéquivalent du grade de général de division., grand officier de la Légion d'honneur.
Carrière militaire Gaston Grandclément entre à l'École navale en et en sort aspirant de 1ère classe en . Il fait sa première campagne sur le Primauguet en Extrême-Orient et prend part à l'Expédition du Tonkin.
Enseigne de vaisseau (), il sert en Méditerranée sur le cuirassé Hoche (1890) puis passe sur l'aviso Albatros à la station du Congo en 1891 et se fait remarquer lors du naufrage du navire.
Officier de tir sur l'aviso Scorff à la division du Pacifique (1893), il est promu lieutenant de vaisseau en et embarque sur le croiseur Davout en escadre de Méditerranée.
Élève de l’École des torpilles à Toulon sur l' Algésiras (1896), il est breveté torpilleur et commande en 1897 le torpilleur à Rochefort ainsi que les torpilleurs numérotés en essais.
Nommé officier torpilleur sur le croiseur Pascal à la division d'Extrême-Orient, il prend part en 1899 aux événements de Kouang-Tchéou-Wan (golfe du Tonkin) puis à la campagne des Boxers (1900-1901). Il est élève de l’École supérieure de marine en 1902 dont il est breveté et commande le contre-torpilleur Carabine à Rochefort () dont il supervise l'armement et les essais.
Aide de camp de l'amiral Touchard sur le Suffren (1906), il se distingue par son courage et son dévouement lors de l'explosion du cuirassé Iéna à Toulon () et est alors inscrit d'office au tableau d'avancement.
Second de l'aviso-torpilleur Couleuvrine dans l'Atlantique (1908), capitaine de frégate (), il est nommé chef d'état-major de l'amiral Auvert sur la Marseillaise à la division de l'escadre du Nord. Chef de la section de l'état-major à Rochefort (1911), il commande en 1912 le croiseur Cosmao à la division navale du Maroc.
Première Guerre mondiale Au début de la Première Guerre mondiale, il est muté au régiment de canonniers marins sur le front terrestre et sert au camp retranché de Paris avant de passer au groupe des batteries de la défense de Verdun où il est cité à l'ordre de l'armée ().
Promu capitaine de vaisseau en , il se fait brillamment remarqué au début de la bataille de Verdun et est blessé le , ce qui lui apporte une nouvelle citation.
Envoyé au commandement du croiseur cuirassé Edgar-Quinet en armée navale de Méditerranée (1916), il commande en 1918 la marine à Dunkerque et est un des éléments majeurs des derniers combats en zone Nord. En , il est attaché à la Maison militaire du au président de la République Raymond Poincaré.
Après-guerre Promu contre-amiral en , sous-chef d'état-major général (août), il devient chef de cabinet du ministre en 1920 puis commande en la division navale de Syrie. En , il est nommé préfet maritime de l'arrondissement algéro-tunisien puis commande la marine en Algérie () et devient vice-amiral et préfet maritime de Bizerte en . Il prend sa retraite en .
Il est le père d'André Grandclément.
Récompenses et distinctions
Chevalier (), Officier (), Commandeur (), Grand Officier () puis Grand Croix de la Légion d'Honneur (, les insignes lui étant remis le à Bizerte par Louis Franchet d'Espèrey, maréchal de France).
Bibliographie
Liens externes
Base Léonore Gaston Grandclément sur le site de l’École navale (avec photographies)
Notes et références
Catégorie:Vice-amiral français Catégorie:Élève de l'École navale Catégorie:Préfet maritime de Bizerte Catégorie:Grand-croix de la Légion d'honneur Catégorie:Commandeur de l'ordre de Dannebrog Catégorie:Naissance en octobre 1866 Catégorie:Naissance à Brest Catégorie:Décès en novembre 1942 Catégorie:Décès dans le 15e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 76 ans