Noël Castelain (Niort, - Mort pour la France. à Orel le ) est un militaire français, Compagnon de la Libération. Déjà engagé au moment du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il refuse la défaite et rejoint les rangs des forces aériennes françaises libres. S'illustrant d'abord en Méditerranée et en Afrique du Nord, il est ensuite volontaire pour aller servir sur le front russe mais y disparaît au cours d'un combat en 1943.
Biographie
Avant-guerre et bataille de France
Né à Niort dans les Deux-Sèvres le , Noël Castelain s'engage dans l'aviation en 1936.. Lorsque la guerre éclate, il est en poste à la Base aérienne 702 Avord où il est sergent à l'école de chasse. Lors de l'avancée allemande en , il décide de partir pour l'Afrique du nord et embarque avec un petit groupe pour le Maroc.. Cependant, arrivé à Casablanca, lui et ses camarades se rendent compte que les troupes françaises d'Afrique risquent de se ranger du côté du régime de Vichy. Ils décident donc de rembarquer à nouveau, cette fois pour rejoindre l'Angleterre.. Après une escale à Gibraltar, il parvient à Londres au début du mois de .
Afrique du nord Engagé dans les forces aériennes françaises libres sur le camp de où il se lie d'amitié avec Albert Littolff, il est ensuite envoyé dans une (centre d'entrainement) à Sutton Bridge. Désireux de combattre en Afrique, il est affecté au Groupe Mixte de Combat du lieutenant-colonel Lionel de Marmier. Embarqué à bord du Pennland, il participe à la bataille de Dakar en puis débarque à Douala. Au début de l', il est déplacé vers Ismaïlia et fait partie des six pilotes formant la toute nouvelle Escadrille française de chasse n°1. Engagé dans la Guerre du Désert, il remporte une victoire aérienne au-dessus de Tobrouk mais est touché à son tour le . Parvenant à rejoindre sa base, il est grièvement blessé en atterrissant et hospitalisé à Tobrouk. Une fois guéri, il est affecté dans une unité de liaison aérienne puis en , il rejoint les rangs du Groupe de chasse Alsace.
Front de l'est En , suivant Albert Littolff, il se porte volontaire pour intégrer le Groupe de Chasse Normandie-Niémen destiné à partir combattre sur le front de l'Est. Promu sous-lieutenant, il participe aux opérations en Russie du et obtient six nouvelles victoires aériennes, faisant de lui un as de l'aviation à l'instar de son ami et mentor Albert Littolff. Cette complicité se poursuit jusqu'à la mort puisque le , lors de l'attaque d'un groupe de bombardiers, les deux hommes disparaissent en même temps au-dessus d'Orel.
Décorations
Chevalier de la Légion d'HonneurCompagnon de la LibérationCroix de Guerre 1939-1945Médaille des blessés de guerreMédaille colonialeAvec agrafe "Libye"Ordre de la Guerre patriotique(URSS)
Références
Voir aussi
Articles connexes
Ordre de la Libération Libération de la France
Bibliographie
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