LAuvézère est une rivière du Sud-Ouest de la France, en région Nouvelle-Aquitaine. Principal affluent de l'Isle en rive gauche, c'est donc un sous-affluent de la Dordogne.
Hydronymie Le nom de l'Auvézère est évidemment apparenté à celui de la Vézère. La première mention écrite connue de ce cours d'eau date du sous la forme latine Flumen Alvesera, où flumen désigne une rivièreChantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Éditions Fanlac, 2000, , .. Sur la carte de Belleyme au , elle est nommée « le Haut Vézère ».
En occitan, elle porte le nom d'Nom en occitan sur la carte de Payzac : Le nom occitan des communes du Périgord - Paisac sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le ..
Géographie vignette|gauche|Le saut Ruban à Saint-Mesmin. vignette|gauche|L'Auvézère au moulin du Pont à Génis. vignette|L'Auvézère à Tourtoirac. vignette|L'Auvézère au Change.
L'Auvézère (ou le ruisseau de GlaudePour le Géoportail IGN, sa branche-mère se nomme le ruisseau de Glaude .) prend naissance à d'altitude dans le Massif central, en région Nouvelle-Aquitaine, au sortir d’un étang alimenté par des ruisseaux temporaires. Ce lieu, à au sud-ouest du lieu-dit le Camp de César et à proximité de l'autoroute A20Pierre Thibaud, L'Auvézère & la Loue, éditions Fanlac, 2007, ., est situé suivant les sources, soit à Benayes dans le département de la Corrèze, soit à La Porcherie en Haute-Vienne.. En 2024, sur le cadastre, l'étang est partagé entre les communes de La Porcherie (est, feuille 000 YI 01, parcelle 023) et Saint-Germain-les-Belles (ouest, feuille 000 E 03, parcelle 565). Le cours d'eau qui en est issu ne figure que sur le cadastre de Benayes (feuille 000 AD 01, parcelle 39). Sur le cadastre napoléonien, il porte le nom de « ruisseau de Crouzeix » sur la feuille A1 de la section A du Grand Glaude (Benayes), tout comme sur la feuille E4 de la section E de Bassagne (La Porcherie). Ces deux communes sont donc celles de naissance du ruisseau de Glaude, donc de l'Auvézère.
L'Auvézère passe sous la route départementale puis à l'est du bourg de Benayes. Elle reçoit successivement en rive gauche le ruisseau de la Côte Lionois puis le ruisseau de Brune et le ruisseau de Chastre. Elle est franchie de nouveau par la et par la au pont de Montville. Elle est grossie par le Gabouyreau en rive droite puis par le ruisseau du Rieutort en rive gauche. Elle passe sous la , reçoit en rive droite le ruisseau de Chatenet et le ruisseau de Caramigeas avant de passer sous la ligne ferroviaire Nexon-Brive. Le ruisseau du Vendonnais la rejoint en rive droite et elle est franchie par la . Elle reçoit ensuite le ruisseau de la Capude en rive gauche avant de traverser le bourg de Ségur-le-Château où elle passe sous la . Sur près d'un kilomètre, son cours marque la limite entre la Corrèze et la Dordogne où elle entre sur la commune de Payzac. Elle est grossie en rive droite par la Penchennerie puis la Boucheuse, son principal affluent.
Elle passe au moulin de la Papeterie puis au pont Lasveyras (ou Laveyra), lieux du massacre d'une trentaine de maquisards par les Allemands le . Elle est franchie par la puis la , en amont du château de la Forge à Savignac-Lédrier. À partir de cet endroit et jusqu'à Guimalet à Anlhiac, sur quatorze kilomètres, elle coule dans des gorges parfois profondes d'une centaine de mètresPierre Thibaud, L'Auvézère & la Loue, éditions Fanlac, 2007, . Dans ces gorges, elle est franchie par la en contrebas du bourg de Saint-Mesmin, par la au moulin de Pervendoux, et la en contrebas du bourg de Génis, et grossie successivement en rive gauche par le ruisseau de Porte Étoupe, en rive droite par le ruisseau de Gabourat et en rive gauche par le ruisseau de la Forge et le Dalon.
Juste en amont du bourg de Cubas, elle passe sous la , Elle reçoit en rive gauche la Lourde et longe le bourg de Tourtoirac où elle est franchie par la . Elle borde le bourg de Sainte-Eulalie-d'Ans puis passe au pied du château de Marqueyssac, à Saint-Pantaly-d'Ans. À La Boissière-d'Ans, elle passe sous la et reçoit en rive gauche le Blâme qui alimentait les forges de la forge d'Ans qui, du , produisait des canons pour la Marine royale. Elle arrose ensuite le bourg de Cubjac où elle est franchie par la et GR 36 accès. Au sortir du bourg de Cubjac, une partie des eaux de l'Auvézère disparaît au gouffre du moulin des Soucis pour rejoindre l'Isle quatre kilomètres au nord-ouest, à Saint-Vincent-sur-l'Isle au saut du Brame par un siphon très profond : consulter l'article « Perte » illustré par deux vues de la résurgence de l'Auvézère.. L'autre partie de l'Auvézère continue sa course en formant des méandres, bordant le bourg du Change et passant à trois reprises sous la , la dernière au pont de la Roquette. Un kilomètre et demi plus loin, elle conflue en rive gauche de l'Isle à d'altitude, en limite d'Escoire et de Bassillac (commune de Bassillac et Auberoche), au nord du lieu-dit le Gué Rède, dix kilomètres en amont de Périgueux.
De direction générale nord-est vers sud-ouest, l'Auvézère est longue de .. Avec un dénivelé de , sa pente moyenne s'établit à par kilomètre.
L'Auvézère est une rivière qu'il ne faut pas confondre avec la Vézère, cours d'eau distant à l'est de dix à quinze kilomètres par endroits. Cependant, sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, on trouve la graphie « Haut Vezere »..
Départements et communes traversés L'Auvézère arrose vingt-deux communes dans trois départements, soit d'amont vers l'aval : une en Haute-Vienne : La Porcherie ; dix en Corrèze : Benayes, Masseret, Salon-la-Tour, Saint-Ybard, Saint-Pardoux-Corbier, Lubersac, Arnac-Pompadour, Saint-Julien-le-Vendômois, Beyssenac et Ségur-le-Château ; onze en Dordogne : Payzac, Savignac-Lédrier, Saint-Mesmin, Génis, Anlhiac, Cherveix-Cubas, Tourtoirac, Sainte-Eulalie-d'Ans, Cubjac-Auvézère-Val d'Ans, Bassillac et Auberoche et Escoire.
Affluents et nombre de Strahler L'Auvézère a dix bras secondairesBras de l'Auvézère, Sandre, consulté le . et (53 affluents du cours principal et un autre sur un bras secondaire) répertoriés par le Sandre, dont douze dépassent les cinq kilomètres de longueur. D'amont vers l'aval se trouvent : le ruisseau de la Côte Lionois en rive gauche, long de ; le ruisseau de la Brune en rive gauche, long de ; le ruisseau de la Penchennerie en rive droite, long de ; la Boucheuse (ou ruisseau de Puy Roudeaux dans sa partie amont) en rive droite, longue de ; le ruisseau des Belles-Dames (ou ruisseau de l'Orne dans sa partie amont) en rive gauche, long de ; le Montale en rive gauche, long de ; le ruisseau de Porte-Étoupe en rive gauche, long de ; le ruisseau de Gabourat en rive droite, long de ; le ruisseau de la Forge en rive gauche, long de ; le Dalon en rive gauche, long de ; la Lourde en rive gauche, longue de ; le Blâme en rive gauche, long de .
Principal affluent de l'Auvézère, la Boucheuse a plusieurs affluents dont la Valentine (ou ruisseau de Drouly et ruisseau de Marsaguet dans sa partie amont). Elle a plusieurs affluents dont le ruisseau de Lavaud Bousquet qui a un affluent le ruisseau de Mandeix, lui-même avec deux affluents et aucun sous-affluent. Le nombre de Strahler de l'Auvézère est donc de six.
Bassin versant Son bassin versant s'étend sur . Il est constitué de seize zones hydrographiques : , , , , , , , , , , , , , , , , et en tangente deux autres au niveau de sa confluence avec l'Isle : et , au sein du bassin bien plus étendu .
Outre les arrosées par l'Auvézère, le bassin versant en concerne , arrosées par ses affluents ou sous-affluents : Coussac-Bonneval, Glandon, Magnac-Bourg, Meuzac, Montgibaud et Saint-Éloy-les-Tuileries, arrosées par la Boucheuse ; La Roche-l'Abeille et Saint-Priest-Ligoure, baignées par la Valentine, affluent de la Boucheuse ; Château-Chervix où le ruisseau de Lavaud Bousquet (affluent de la Valentine) prend sa source ; Saint-Yrieix-la-Perche où le ruisseau de Marcognac (autre affluent de la Boucheuse) prend sa source ; Saint-Germain-les-Belles où un ruisseau sans nom, affluent du ruisseau de la Roubardie et sous-affluent de la Boucheuse, prend sa source ; Boisseuilh, Sainte-Trie, Segonzac et Teillots, baignées par le Dalon ; Juillac et Salagnac arrosées par un ruisseau sans nom, affluent du Dalon ; Coubjours où un autre affluent sans nom du Dalon prend sa source ; Badefols-d'Ans et Hautefort, arrosées par la Lourde ; Nailhac arrosée par la Beuze, affluent de la Lourde ; Concèze et Saint-Cyr-les-Champagnes, baignées par le ruisseau des Belles-Dames ; Brouchaud, où le Blâme prend sa source ; Gabillou, Granges-d'Ans et Sainte-Orse arrosées par la Soue, unique affluent du Blâme ; Preyssac-d'Excideuil où un ruisseau sans nom, affluent de l'Auvézère, prend sa source ; Saint -Raphaël où un autre affluent sans nom de l'Auvézère prend sa source ; Saint-Martin-Sepert arrosée par le ruisseau de Chastre, affluent de l'Auvézère.
Organisme gestionnaire Le bassin versant de l'Auvézère est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification , dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)..
Hydrologie vignette|Crue de l'Auvézère à Cubjac (janvier 2009). vignette|Crue de l'Auvézère à la Roquette (Bassillac, janvier 2009).
L'Auvézère est une rivière assez abondante, comme la plupart des cours d'eau issus des hauteurs du Limousin.
L'Auvézère au Change Son débit a été observé durant une période de (entre 1976 et 2024), au pont de la route , au Change. (commune de Bassillac et Auberoche), environ quatre kilomètres et demi en amont de sa confluence avec l'Isle. La surface étudiée s'étend sur ., soit la presque totalité du bassin versant de la rivière.
Le module de l'Auvézère à la station du Change est de /s.
L'Auvézère est une rivière présentant des fluctuations saisonnières de débit assez marquées. La période des hautes eaux se déroule en hiver et au début du printemps, et se caractérise par des débits mensuels moyens allant de 11.9 à /s, de décembre à avril inclus (avec un maximum assez net en janvier). Dès le mois de mai le débit diminue rapidement (/s en juin) pour aboutir à la période des basses eaux qui a lieu de début juillet à fin septembre, amenant une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à /s au mois d'août. Mais les fluctuations de débit peuvent être plus importantes selon les années et sur des périodes plus courtes.
Étiage ou basses eaux À l'étiage, , ce qui peut être qualifié d'assez sévère.
Crues Les crues, quant à elles, peuvent être importantes, compte tenu bien sûr de la taille du bassin versant. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 104 et /s. Le QIX 10 est de /s et le QIX 20 de /s. Quant au QIX 50, il se monte à /s. Ces chiffres sont proportionnellement presque aussi importants que ceux de la Vézère..
Le débit instantané maximal enregistré au Change durant cette période, a été de /s le , tandis que le débit journalier maximal enregistré était de /s le . Si l'on compare le débit maximal effectivement enregistré aux différents QIX de la rivière décrits ci-dessus, on constate que la crue de était destinée à se répéter statistiquement tous les ans en moyenne.
Le , l'Auvézère en crue atteint la cote de à Cherveix-Cubas, dépassant le niveaux des crues du () et du ()Clément Bouynet, « Crues : « Les anciens disent qu'ils n'avaient jamais vu ça » », Sud Ouest édition Dordogne, , ..
Lame d'eau et débit spécifique