Diomède dévoré par ses chevaux est le nom de trois tableaux du peintre français Gustave Moreau. La première version, à l'huile sur toile, est réalisée en 1865 pour le musée des Beaux-Arts de Rouen. Une version différente a l'aquarelle est peinte l'année suivante, puis une troisième, à l'huile sur toile, en 1870. Par ailleurs, Moreau a réalisé de nombreux croquis préparatoires.
Ces tableaux inspirés par l'épisode mythologique grec des juments de Diomède, l'un des douze travaux d'Hercule, montrent le roi Diomède dévoré par trois chevaux. La première version comporte un décor de colonnes de style corinthien, d'où le héros Hercule observe la scène.
Ces tableaux, symbolistes comme toutes les œuvres de Moreau, ont fait l'objet de diverses interprétations, entre autres psychanalytiques.
Préparation et réalisation vignette|gauche|Gustave Moreau (autoportrait, 1850) Gustave Moreau réalise de nombreux croquis préparatoires à travers des petits dessins souvent très poussés, dont une étude de crânes, et une étude de cheval de profil à droite.
Il considère la première version de 1865 comme peu réussie, puisqu'il écrit dans sa lettre au conservateur du musée des Beaux-Arts de Rouen .
Description Ces trois tableaux s'inspirent du thème mythologique des juments de Diomède, qui constitue l'un des douze travaux d'Hercule.
Version de 1865 La toile présente en arrière-plan le héros Hercule assis devant des colonnes de style corinthien, assistant (au premier plan) à la mort du roi Diomède dévoré par ses chevaux. D'après Maxime Du Camp, . Il ajoute que les chevaux . Ces chevaux sont .
Maxime Du Camp décrit que .
Hercule est simplement assis dans un coin sur la muraille, il n'agit pas, mais regarde la scène.
Version de 1870 vignette|Version de 1870. L'enseignante-chercheuse en sciences de l'art Cécile Croce décrit l'écurie comme , jonchée de restes humains piétinés au sol par les chevaux furieux. Le roi Diomède apparaît immobilisé dans une draperie rouge complexe, qui le fait ressembler à .
Parcours des tableaux
La toile de 1865 est exposée au salon de peinture et de sculpture de 1866. Elle est conservée au musée des Beaux-Arts de Rouen.
Sources d'inspiration vignette|gauche|Aquarelle de 1866. De façon générale, le tableau s'inscrit dans la lignée des peintures de la Renaissance, inspirées des mythes, et en particulier de Michel-Ange pour les personnages humains, et de Léonard de Vinci pour les chevaux. D'après Christine Peltre, Gustave Moreau semble aussi s'être inspiré du cheval oriental pour représenter les coursiers de Diomède, puisque leur harnachement rappelle celui d'un cheval arabe. Pour Maxime Du Camp, ces chevaux
L'architecture du premier tableau est clairement inspirée de celle des dessins de Piranèse, .
Symbolisme
D'après Maxime Du Camp, Gustave Moreau a placé Hercule dans un coin du tableau au sommet d'une muraille pour le présenter comme un juge, et non comme un bourreau : . Le musée des Beaux-Arts de Rouen note aussi une .
Le sens de la peinture est difficile à interpréter, en effet Moreau y exprime une conception toute personnelle du mythe, des idées . Jean-Roger Soubiran propose une lecture psychanalytique du tableau, dans lequel il voit une représentation de l'angoisse de dévoration, de morcellement et de castration.
Notes et références
Annexes Liens externes
Bibliographie Ouvrage détaillé
Autres sources
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