La barrière de la Gare était une barrière d'octroi de l'enceinte des Fermiers généraux.
Situation Une première barrière était installée, en bord de la Seine, sur l'emplacement de l'actuel quai d'Austerlitz. Elle comportait un pavillon construit par Ledoux « Paris en 1790 avec le mur des Fermiers généraux », paris-atlas-historique.fr..
La seconde barrière était installée plus en amont, à l'emplacement de l'actuel quai d'Austerlitz et du pont de Bercy dans le prolongement de l'actuel boulevard Vincent-Auriol.
Cette seconde barrière de la Gare était située à de la barrière d'Ivry située à l'ouest et la Seine la séparait de la barrière de la Rapée située à l'estJacques Antoine Dulaure, Histoire physique, civile et morale de Paris, ..
Les deux barrières étaient situées dans l'ancien de Paris, quartier Saint-Marcel.
Origine du nom Elle est nommée ainsi en référence à la gare fluviale qui fut construite ici à partir de la fin du règne de Louis XV. Située hors de Paris, cette gare était destinée à mettre les bateaux à l'abri des glaces mais ce bassin ne fut jamais terminéFélix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments..
Historique
En 1785, Claude-Nicolas Ledoux édifia une première barrière de la Gare au bord de la Seine qui ne comprenait qu'un seul bâtiment.
En 1818, après l'annexion du village d'Austerlitz, qui s'appelait « village des Deux-Moulins » avant 1806, une seconde barrière est construite. En 1832, cette barrière fut augmentée de deux pavillons, plus « dans le goût de ceux de Ledoux ».
Il y avait à proximité la maison d'arrêt de la Garde nationale, surnommée l'hôtel des Haricots, qui était situé entre le quai d'Austerlitz et le chemin de fer d'Orléans, au 92, rue de la Gare, actuellement le 55, quai d’AusterlitzAlfred Delvau, Histoire anecdotique des barrières de Paris. Albert de Lasalle et Edmond Morin, L'Hôtel des haricots, maison d'arrêt de la Garde nationale de Paris.« Un lieu fantôme près de la BnF, l’hôtel des Haricots… », blog.bnf.fr (consulté le 5 février 2019).. Cette prison servit également comme lieu de détention à Alfred de Musset, Théophile Gautier, Paul Gavarni, Auguste de Châtillon, Alcide-Joseph Lorentz, Bertall, Alexandre-Gabriel Decamps, Achille Devéria, Frédéric Bérat, Théodore Pelloquet, Jean-Louis-Auguste Commerson y furent enfermésPage : Jaurès - Histoire socialiste, VIII.djvu/104.« L'ange des prisons pour la prison de la Garde nationale (hôtel de Bazincourt ou des Haricots) », parismuseescollections.paris.fr (consulté le 5 février 2019)..
Articles connexes Gare d'eau d'Ivry
Notes et références Les ouvrages cités en bibliographie
Bibliographie Alfred Delvau, Histoire anecdotique des barrières de Paris. Jacques Antoine Dulaure, Histoire physique, civile et morale de Paris, . Guy Le Hallé, Les Fortifications de Paris. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, 2 vol., Éditions de Minuit, 1985. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.
Catégorie:Barrière d'octroi Catégorie:13e arrondissement de Paris Catégorie:Porte de ville à Paris Catégorie:Bâtiment détruit à Paris Catégorie:Rempart à Paris