Route 181, fragments d'un voyage en Palestine-Israël est un documentaire français d'Eyal Sivan et Michel Khleifi, sorti en 2003.

Synopsis Le film, dont les auteurs sont un Israélien et un Palestinien, se déroule le long du tracé théorique des frontières entre Palestine et Israël telles que les prévoyait la Résolution 181 de l'ONU du .

Fiche technique Titre : Route 181, fragments d'un voyage en Palestine-Israël Réalisation : Michel Khleifi et Eyal Sivan Scénario : Michel Khleifi et Eyal Sivan Photographie : Philippe Bellaiche Montage : Michel Khleifi et Eyal Sivan Production : Michel Khleifi et Eyal Sivan Société de production : Momento !, Sindibad Films, Sourat Films et mec Film Pays : , , et Genre : documentaire Durée : 270 minutes Dates de sortie : France : (télévision)

Analyse Le film entend conjurer « l'idée que la seule chose que puissent faire ensemble les Israéliens et les Palestiniens, c'est la guerre, la guerre jusqu'à ce que l'autre disparaisseCité sur la page "secrets de tournage" consacrée au film par Allociné » n'a pas atteint son but selon Libération, où l'on juge que . La Croix estime qu'il s'agit bien d' "un travail sensible, riche et, quoi qu'on en dise, davantage porteur de paix que de discorde". et la description du Festival des 3 continents parle d’une "une tentative de remettre de la compréhension là où il n’y en a plus". La durée du film est de 270 minutes, soit quatre heures trente.

Polémique Route 181, Fragments d'un Voyage en Palestine-Israël, programmé en mars 2004 lors du festival Cinéma du réel au Centre Pompidou, a été partiellement déprogrammé pour cause de « risques de troubles à l'ordre public » à la suite de la diffusion d'une lettre collective signée par une dizaine de personnalités, dont Bernard-Henri Lévy, Élisabeth de Fontenay, Philippe Sollers, Noémie Lvovsky, Arnaud Desplechin, Brigitte Jaques, Liliane Kandel, Éric Marty et Eric Rochant, qui reprochaient notamment au film de plagier des scènes du film Shoah, par Claude Lanzmann. Le festival a à l'époque affirmé avoir déprogrammé la seconde séance du film, prévue en clôture du festival, à la demande du Ministère de la culture, qui de son côté a nié toute intervention. Cette citation, qui semble créer un parallèle douteux a par exemple été pointé du doigt par Dominique Vidal pour Le Monde diplomatique : . Les auteurs ont répondu que le coiffeur était un personnage central de la culture orientale et que, comme toutes les personnes apparaissant dans le documentaire, il avait été rencontré par hasardLire à ce sujet : .

Une contre-pétition a été diffusée, opposée à « une censure qui ne dit pas son nom ». Elle était signée par la Société des réalisateurs français, le Mrap, l'Association des documentaristes, Jean-Luc Godard, François Maspéro, Jack Ralite, Étienne Balibar, Russell Banks, Tzvetan Todorov, Dominique Noguez, Chantal Ackerman, Kenizé Mourad, Hubert Nyssen, Esther Benbassa et des centaines de personnes ou organismes. Dans un entretien avec le quotidien Le Monde, Éric Rochant estimait que sa signature avait été utilisée contre son but : .

Références

Liens externes

Catégorie:Film belge sorti en 2003 Catégorie:Film français sorti en 2003 Catégorie:Film allemand sorti en 2003 Catégorie:Film britannique sorti en 2003 Catégorie:Film documentaire belge Catégorie:Film documentaire français Catégorie:Film documentaire allemand Catégorie:Film documentaire britannique Catégorie:Film documentaire sur le conflit israélo-palestinien Catégorie:Film documentaire sur la politique Catégorie:Film sur la politique israélienne Catégorie:Film tourné en Palestine Catégorie:Film réalisé par Eyal Sivan