Camille BiasCatalogue BNF, notice de personne est le pseudonyme de Désirée Joséphine Legrand, née le à Guise et décédée le à Ormoy (Yonne)Archives départementales de l'Yonne Acte de décès , vue 249 / 265. Elle est une écrivaine prolifique de romans et de nouvelles de littérature populaire. Son œuvre littéraire reprend peu son engagement dans la Commune de Paris.
Biographie L’autrice prend comme pseudonyme le nom d’une amie : Camille Bias-DupondSelon une note parue dans le tome XV de la Correspondance de George Sand, Camille Jenny Bias, . Vestris le fils signa l'acte de déclaration..
Camille Bias épouse un pharmacien, Clovis Martin, dont l'officine était 102 rue du faubourg Saint-DenisLouis Andrieux, Souvenirs d'un préfet de police. Volume 1, chapitre 31, Les agents provocateurs. – Le service politique. … Ce fut encore Thavenet qui organisa, dans la boutique d'un nommé Martin, pharmacien, faubourg Saint-Denis, 102, le complot des vingt-cinq mille adresses. La femme de ce pharmacien publiait dans les journaux des romans-feuilletons sous le pseudonyme de Camille Bias.
Parmi les conspirateurs figurait Blanqui, qui se faisait appeler le comte d'Hermonville. Le complot fut nommé « des vingt-cinq mille adresses », parce que le plan était d'imprimer clandestinement des proclamations et que les enveloppes avaient été préparées d'après l'almanach Bottin.
Sous mon administration, je répudiai absolument ce système de provocation. ….
En 1846, son fils Ferdinand Joseph Albert Martin dit Bias naît dans sa ville de naissance Guise où elle conserve de la familleActe de naissance p119/653 de Ferdinand Joseph Albert Martin . Et le nait sa fille Marie Joséphine Martin, à Saint Quentin (Aisne).
En 1878, sa notoriété est telle que ses déboires de santé sont relatés dans la presse Le Gaulois : littéraire et politique, 23 février 1878
Camille Bias, que connaissent tous les lecteurs de romans, a été victime hier d'un accident assez grave. Obligée de garder la chambre depuis quelques jours pour une grippe, un superbe chat qu'elle affectionne lui a mordu la main de telle sorte, qu'on ne pouvait plus faire lâcher prise à l'animal, rendu furieux par les efforts qu'on faisait pour le détacher. Ce n'est qu'après une lutte de plusieurs minutes qu'on est parvenu à jeter la bête furieuse dans une pièce voisine. Il y a huit morsures, dont trois profondes ; un premier pansement a été fait à l'alcali..
En 1879, elle perd sa mère, habitant chez elle L’Univers, 1er avril 1879, :
M. Camille Bias adresse à la Lanterne dont il est le rédacteur, la lettre suivante :
« Monsieur le directeur, « Quelques personnes, à l'occasion de l'enterrement de ma mère, morte chez moi, se sont étonnées que ses obsèques n'aient pas été purement civiles. « La raison en est bien simple : estimant que la libre pensée doit respecter la liberté de conscience, j'ai dû obéir aux dernières volontés de ma mère. Veuillez agréer, « Camille Bias. », boulevard voltaire à Paris.
Des appels à la générosité pour venir en aide à Camille Bias, devenue très pauvre, paraissent dans la presse après 1898Le Figaro, 8 avril 1899 — .
En , Le Figaro annonce que la romancière Camille Bias . En , le même journal indique que Camille Bias a désormais à sa charge .
Communarde et romancière Son premier roman, Dire et Faire, paraît en 1854, suivi en 1859 par des poèmes et nouvelles. En 1860, affiliée aux blanquistesElle a caché Auguste Blanqui recherché par la police : cf. la Présentation de Légendes et chansons de gestes canaques (1875): suivi de, Légendes et chants de Louise Michel, par Xavière Gauthier et Daniel Armogathe.Elle est décrite comme "ardente blanquiste" par Olivier Martin, Le Roman populaire et la commune , Camille Bias héberge clandestinement Auguste Blanqui chez elle, au 102, faubourg Saint-Denis. Une des sept presses clandestines de Paris, destinée à imprimer La Lanterne, se trouve chez elle. L'année suivante, lorsque Blanqui est emprisonné à la prison Sainte-Pélagie, elle lui rend visite grâce au concours d'Auguste Scheurer-Kestner, qui lui donne le permis de visite de quelqu'un d'autre.
En 1871, Camille Bias, qui est aussi une journaliste communarde, écrit dans Le Vengeur.Elle a écrit dans les journaux de la commune comme Le Combat suivi par Le Vengeur .. Elle est l'amie de Louise Michel et s'occupe de ses relations avec son éditeur. En 1882, elle héberge la communarde Marie Ferré, qui meurt chez elle, au 27, rue CondorcetLe Petit Stéphanois, février 1882 — .
Après une interruption d'une vingtaine d'années, elle publie à partir de 1879 de nouveaux romans, pour la majeure partie en feuilletons, qui ne reflètent que peu ses opinions politiques.
vignette|droite|alt=Nécrologie … Nous apprenons avec regret la mort de Mme Camille Bias, décédée dans sa quatre-vingt-sixième année. Mme Camille Bias, comme on le sait était une femme de lettres d'une féconfité rare. Parmi les romancières de la fin du siècle dernier, elle s’acquit une très digne réputation, et les lecteurs du Radical ont certainement encore présent à la mémoire le souvenir des feuilletons qu'elle y publia et avec lesquels elle les intéressa toujours. Les obsèques de Mme Camille Bias auront lieu aujourd'hui.|Nécrologie dans Le Radical du . Les dernières années de son existence, Camille Bias demande des subsides de la mairie de ParisBulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 3 décembre 1899 . Plusieurs quêtes et spectacles sont organisés pour subvenir à ses besoinsLe Figaro, : Le Figaro, 23 octobre 1899 — Le Figaro, 2 février 1901 : Matinée donnée au profit de Camille Bias, qui joue une saynète Élève et Professeur avec Florence Gromier .
En , quelques journaux annoncent sa mort et la présentent comme la doyenne des écrivaines au tournant du .
Sur la véritable Camille Bias Deux fiches et un acte de l'état civil reconstitué de Paris confirment cette naissance, au nom de et Fiches de l'état civil reconstitué, Bias (Camille Jenny) et Dupond (Camille Jenny, reconnaissance), , Paris , Archives de ParisActe de naissance du , Paris (ancien), avec mention de reconnaissance, reconstitué le , Archives de Paris (vues 5-7/51).. Anne Françoise Bias, connue comme danseuse sous le nom de Fanny Bias, meurt en 1825, très peu de temps après avoir reconnu sa fille et un fils aînéActe de naissance du , Paris (ancien), avec mention de reconnaissance, reconstitué le , Archives de Paris (vues 48-50/51). Pierre-Auguste Dupond, ténor sous le pseudonyme d'Alexis Dupont et marié en 1827 avec la sœur de la danseuse Lise Noblet, s'éteint en 1874Acte de décès , , Paris , Archives de Paris.
Devenue à Saint-Quentin, Camille Jenny Dupond donne naissance en 1848 à un enfant naturel, nommé Louis Alexis DupontActe de naissance , , Saint-Quentin, Archives de l'Aisne (avec mention marginale de légitimation) (vue 199/129). Ce dernier est légitimé par le mariage, en 1850, de sa mère avec Hippolite Quentin Duplaquet, contremaître en filatureActe de mariage , , Saint-Quentin, Archives de l'Aisne (vues 121-122/359). Deux ans plus tard, le couple a une fille, prénommée Marie MathildeActe de naissance , , Saint-Quentin, Archives de l'Aisne (vue 19/423).
Camille Jenny Dupond meurt, toujours mariée, en , à Paris 82, rue de SèvresActe de décès , , Paris , Archives de Paris. Elle est inhumée le lendemain au cimetière parisien de Bagneux, puis sa dépouille transférée peu après à Saint-DenisRegistre journalier d'inhumation, , cimetière parisien de Bagneux, Archives de Paris.
Louis Alexis Duplaquet décède en 1898Acte de décès , , Paris , Archives de Paris.
Marie Mathilde Duplaquet est morte en 1891 à Saint-DenisActe de décès , , Saint-Denis, Archives départementales de la Seine-Saint-Denis.
Œuvres Elle a publié plus de 50 romans et 100 nouvelles (recensement incomplet sur wikisource, avec les titres des journaux dans lesquels ils ont été publiés). Un nombre plus restreint de ses œuvres a été publié en volume.
Notes et références
Notes
Références
Liens externes
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