Marcel Emmanuel Victor Ségaut, né le  à Paris  et mort le à MontpellierRelevé des fichiers de l'Insee, est un haut fonctionnaire et résistant français.

Biographie Marcel Ségaut est le fils de Joseph Emmanuel Ségaut, rédacteur, et de Marie Brunet.. Il est docteur en droit. Il effectue son service militaire en 1933-1934.

Ses premiers postes Son premier poste est celui de chef de cabinet du préfet de la Haute-Saône, en 1930G. Rougeron, président du conseil général de l’Allier, Les préfets de l’Allier. 1970, Typocentre Montluçon 32 p. pp.18-20.. Le il assure les mêmes fonctions auprès du préfet de la Corse, puis, à partir du du préfet des Hautes-Pyrénées. Il est nommé sous-préfet de Barcelonnette le .

La guerre, la résistance Il est mobilisé du au . Le il est nommé secrétaire général des Hautes-Pyrénées. Il est sous-préfet de Langres le . Robert Chambeiron sert Jean Moulin, comme agent de liaison il rencontre un des cousins qui sera Marcel Ségaut . Il lui procurera les authentiques faux papiers que lui demandait Jean Moulin.. En Marcel Ségaut entre dans la clandestinité sous le nom de Paul Pasteur et devient adjoint de Jean Moulin en zone sud. Pierre Meunier, cousin de Marcel Ségaut, indique l’aide qu’il a apportée dans l’exercice de ses fonctions de sous-préfet : « je pensai tout de suite à mon cousin, Marcel Ségaut, qui venait d’être nommé sous-préfet de Langres. Robert et moi allâmes le voir et il nous procura de fausses cartes. »Pierre Meunier, Maurice Voutey Jean Moulin, mon ami, 1993, éd. De l’Armançon p. 75. Le il est nommé sous-préfet de Sarlat mais ne rejoint pas son poste. Il est en conséquence mis en position de disponibilité avec retrait d’emploiSecrétariat d'État à l’intérieur Bureau d études juridiques et de documentation générale. Informations générales 15 juin 1943, J.O. du 10 juin, Ministère de l'intérieur (Vichy)  https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6462673d .À la fin de 1943 il est membre de la Délégation du Général de Gaulle en zone occupée. Il s'installe à Paris et, après l'arrestation de Jean Moulin, travaille avec son successeur à la tête du Conseil national de la Résistance (CNR), Georges Bidault. En , il est mis à la disposition du Commissaire de la République de Toulouse.

Alors qu'il rejoint la région de Tarbes, il est grièvement blessé par une patrouille allemandeLes circonstances de cette fusillade, au moment de la libération de Toulouse, sont décrites par Michel Goubet : « Un dernier événement imprévu survient la veille du déclenchement de l'insurrection libératrice, dans la nuit du 19 au 20 août 1944. Une réunion du Comité de Libération (CDL) se tient rue d'Orléans avec Jean Cassou, le commissaire de la République, dans des locaux appartenant à Virgile Vuillemin. Mais après la réunion, la voiture du commissaire de la République, qui arbore déjà les insignes de la Résistance, se heurte à l'angle de la rue Roquelaine et du boulevard de Strasbourg à un détachement ennemi. Jean Cassou reçoit un violent coup de crosse et il est abandonné, grièvement blessé. Ses compagnons cherchent à s'enfuir. Le socialiste Lucien Cassagne et le chauffeur Courtinade sont tués. Un seul homme réussit à s'échapper, bien que blessé : Marcel Ségaut ».  Michel Goubet, in cédérom sur la Résistance en Haute-Garonne, AERI, 2009 https://museedelaresistanceenligne.org/media1243-Mise-A . Il participe cependant le aux fêtes de la LibérationJosé Cubéro, dans son livre Les Hautes-Pyrénées dans la guerre, (2014 360 p.) rapporte ainsi le discours que prononce Marcel Segaut « Le général de Gaulle incarnait la volonté de la France. Mais pourtant, trompés par tous les moyens mis en œuvre par le gouvernement de profiteurs imposé par l’ennemi, des français continuaient de s’enfoncer dans l’erreur. Quelques français, traîtres à leur patrie, pactisaient avec l’ennemi et lui apportaient un concours économique, politique et même militaire. Ces traîtres seront châtiés impitoyablement. Heureusement, ils sont peu nombreux dans nos Pyrénées. Quant à ceux qui n’ont commis que le crime de naïveté, sachons les laisser avec leurs remords et avec notre mépris »..

Du au , il est préfet de la Libération des Hautes-Pyrénées. En il est mis à la disposition du Commissaire de la République de Lyon pour diriger les services de rapatriement.

À partir de 1945 Vie personnelle  Il se marie le avec Germaine Roussel. Ils ont un fils, Claude Emmanuel, né le . Postes Il est nommé préfet de l’Eure le mais il est mis en disponibilité dès le . Il est alors chargé de mission à l’Inspection générale des Services administratifs d’ à . Le , il est nommé préfet de Lot-et-Garonne, fonction qu'il occupe jusqu’à ce qu’il soit nommé préfet des Vosges, le . Promu préfet hors-classe il est nommé directeur de l’Hygiène et de la Sécurité publique à la préfecture de police le . Il est préfet de l’Allier du au , puis, le il est mis en position de congé spécial. Il conteste cette décision et introduit des recours, auprès du Conseil d’état qui lui donne raison. Il est admis à faire valoir ses droits à la retraite au et se retire alors à Montpellier.

Marcel Ségaut est commandeur de la légion d’honneurBase Leonore c-146729 , il a reçu la Médaille de la Reconnaissance française, et il officier du Mérite civil.

Distinctions

x14px Croix de Guerre 1939-1945 x14px Médaille de la Résistance française

Publications Marcel Ségaut publie trois ouvrages, en utilisant comme pseudonyme son nom de résistant, Paul Pasteur : La Dictature des ronds-de-cuir , Vichy, éditions Sejam, 1965, 205 p. La Vie d'un savant, Henri Coanda , Vichy, éditions Sejam, 1967, 36 p. Chinoiseries de mandarins, Vichy, éditions Sejam, 1968, 228 p.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Résistance intérieure française Jean Moulin

Liens externes

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