Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution comme de première formation (dissoute en 1796). Recréé en 1913, le régiment participe à la Première Guerre mondiale. Dissout en 1935, il est recréé en 1935 comme régiment d'infanterie de forteresse et combat en pendant la bataille de France, à l'issue de laquelle il est dissout.

Création et différentes dénominations 1793 : création de la demi-brigade 1796 : dissolution 1913 : le d'infanterie est créé avec des éléments des , et 152 régiments d'infanterie . 1914 : à la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le d'infanterie 1930 : dissolution 1935 : recréé comme d'infanterie de forteresse 1940 : dissolution

demi-brigade La de première formation était formée du du d'infanterie, du de volontaires nationaux de la Marne et du de volontaires des Hautes-Alpes. Regroupée ou séparée en plusieurs éléments, elle combat à l'Armée de Sambre-et-Meuse. Elle fait les campagnes de l'an III et de l'an IV à l'armée de l'Ouest en Vendée. Du 23 juin au 21 juillet 1795 l'unité est engagée contre les troupes émigrées et contre-révolutionnaires débarquées à Quiberon.

En 1796, lors du second amalgame, elle est incorporée dans la de deuxième formation.

De 1913 à 1914 Le régiment est recréé en 1913.

Première Guerre mondiale Garnison, affectation En 1914 ; Casernement : Belfort. Régiment affecté à la défense de la place fortifiée de Belfort. Brigade active de Belfort d' à la d'infanterie de à . la d'infanterie de à .

Historique vignette|Uniformes du pendant la Première Guerre mondiale : un droite uniforme d'un soldat du régiment à l'entrée en guerre, à gauche un sergent en tenue bleu horizon, adoptée en 1915.

1914 - Opérations d'Alsace (août-septembre)

- Devant Saint-Mihiel en septembre-octobre

La reprise de Saint-Mihiel était un objectif stratégique de l"état-major du corps d'armée. Il fallait empêcher les Allemands d'enfoncer le front au sud de Saint-Mihiel pour encercler Verdun. Le régiment est transporté en train d'Alsace et débarque à Lérouville.

- Combats du :

Deux bataillons du régiment reçoivent l'ordre de s'emparer du bois Brûlé et du bois d'Aillylesaillantdesaintmihiel.fr.

Cette attaque ne fait l'objet d'aucune préparation d'artillerie et s'effectue sur un terrain découvert qui ne laisse aucune chance aux assaillants. À la fin de la journée, le terrain conquis ne peut être conservé. Les pertes s'élèvent à plus d'un millier d'hommes dont la moitié sont des officiers.

- Combats du bois d'Ailly en forêt d'Apremont le octobre: Deux compagnies du bataillon s'avancent sur la route de Marbotte à Ailly et parviennent à s'emparer des premières tranchées allemandes, mais le mouvement ne peut être poursuivi car la liaison avec les autres unités ne peut s'établir. C'est au cours de cette attaque qu'Albert Malaurie (père de Jean Malaurie), lieutenant dans la compagnie du bataillon est grièvement blessé. (voir le récit détaillé sur le site "pages 14 18"pages14-18.mesdiscussions.net)

- Nouvelle tentative du :

Le bataillon reçoit l'ordre de s'emparer de la corne sud-ouest du bois d'Ailly. La compagnie du capitaine Georges Michaut s'élance et atteint l'allée forestière mais ne peut s'y maintenir par manque de soutien et est presque totalement anéantie. Le capitaine Michaut est tombé une première fois au début de l'attaque puis s'est relevé en entraînant ses hommes et disparait dans le bois avec sa troupe. - Toutes les attaques suivantes seront des échecs au cours desquels des milliers d'hommes seront tués ou blessés. À la fin du mois d'octobre, les attaques sont suspendues et la guerre des tranchées commence… Le saillant de Saint-Mihiel se sera repris qu'en 1918 avec l'aide de l'armée américaine.

1915 vignette|Les bouchers du , devant une voiture de transport de viandes du , début 1915. Février 15 : Le bataillon de marche du d'infanterie est formé le à Belfort (Caserne Bechaud) avec les renforts de tous les régiments de la place de Belfort pour ne former qu'un bataillon qui porte le . Ce type d'unité a été créé à la suite d'une décision ministérielle du prévoyant la constitution de de marche en France, soit deux par région militaire.

Cette volonté fait suite à la crise des effectifs qui se fait déjà sentir et à l'obstination de l'état-major d'employer le maximum de troupes au front afin de s'assurer de la supériorité numérique. Ces bataillons sont composés de recrues, de soldats encore dans les dépôts et de blessés redevenus disponiblesLa liste des bataillons de marche.

Un ordre venant du C.A. ordonne de recompléter au plus vite l'effectif des , , et du qui ont été éprouvés aux Eparges. Pour ce faire, des hommes vont être prélevés sur les BM des , et .

Le , les BM des , et RI s'embarquent par le train et arrivent dans la Meuse. Le BM du RI se rend à Dieue puis aux Petits-Monthairons le . Les 3 BM sont mis à la disposition du CA Le BM RI (Belfort) pour le RI (Reims)

Seconde bataille de Champagne : Ferme de Navarin, Butte de Souain (25-)

1916 Bataille de Verdun : Bois Fumin, Bois la Laufée, Batterie de Damloup, Souville (juin)

1917 15 avril : Bataille du Chemin des Dames.

1918 vignette|Agents de liaison (cyclistes) du . Picardie : Bois de Montgival, Thory, Grivesnes (mars-avril). Le premier bataillon défend Sauvillers le , qui est prise par les Allemands après trois attaques successives : faute de renforts, le bataillon n'a pas pu réagir face à la dernière attaque massive. Attaque entre Somme et Oise (). Saint-Quentin ()

Entre-deux-guerres Le RI se retrouve en occupation de la rive Gauche du Rhin, avec l'armée française du Rhin, en 1928 il se trouve à Neustadt au sein du d'armée. Il est dissout en 1930.

Le régiment d'infanterie de forteresse a été créé le à Mulhouse et Neuf-Brisach à partir d'un bataillon du RI et à Belfort à partir d'un bataillon du RI. Il a pour mission d'assurer la défense du Rhin et du Sundgau sur la ligne maginot. En 1936, il forme par dédoublement le régiment d'infanterie de forteresse.

Seconde Guerre mondiale À la mobilisation d', il donne naissance aux , et RIF. Régiment de réserve A de type Metz/Lauter, il est mobilisé au centre mobilisateur d'Infanterie (CMI) 72 d'Altkirch de la militaire.

Dès le il prend position face au Rhin entre Kembs-Sierentz et Folgensbourg qui constitue le secteur défensif d'Altkirch. Le secteur défensif puis fortifié d'Altkirch et son sous-secteur de Franken est constitué de 32 casemates d'infanterie qui sont occupées par le RIF et le RIF. Les et batteries du régiment d'artillerie de position forment l'artillerie du secteur.

Chefs de corps : colonel Pallu : colonel de Certain : lieutenant-colonel Suberbie : lieutenant-colonel Goureau ? - : Marie Joseph Henri Benier Marie Joseph Henri Benier sur Mémoire des Hommes (†) : ? : lieutenant-colonel Mechet : lieutenant-colonel Marquet 1923 : colonel Chenouard 1935 : colonel Potier 1937 : colonel Chaligne 1939 : lieutenant-colonel Callaudaux 1939 : lieutenant-colonel H. Demange

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division.

Drapeau vignette|Copie du drapeau du . Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Verdun 1916 L'Aisne 1917 Picardie 1918 Saint-Quentin 1918

Décorations 168x168px|thumb|Fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918Sa cravate est décorée de la croix de guerre 1914-1918 avec trois citations à l'ordre de l'armée puis deux à l'ordre du corps d'armée.

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 1914-1918, décernée le .

Devise « En avant »

Insigne Tête de soldat brochée d’un mitrailleur, le tout sur une cloche de guetteur.

Personnalités ayant servi au Pierre Sellier, clairon qui a sonné le premier « cessez-le-feu » de l'Armistice de 1918, est versé au régiment en , Marcel Habert, député, est officier au régiment à partir de 1914, Georges Victor-Hugo, peintre, est mobilisé au régiment en 1914, Camille Loichot, résistant, est mobilisé en 1914, Léon-Emile et Joseph-Alfred Jardot, deux des cinq frères Jardot morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale, Henri-Clotaire Descamps, résistant français, engagé au régiment en 1926, René Babonneau, officier des forces françaises libres, officier au régiment en 1928, André Le Vert, officier supérieur français, lieutenant au régiment en 1936, Pierre Dreyfus-Schmidt, résistant et député, est mobilisé comme capitaine en 1939 et est capturé en .

Notes et références

Voir aussi Sources et bibliographie À partir du Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française (Général Andolenko - Eurimprim 1969). , . . Liens externes

Association Mémorial Maginot de Haute-Alsace

Articles connexes Liste de régiments français Histoire militaire de la France Régiment d'infanterie français

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