Ahmed Bencherif, né le à Hassi Bahbah (Djelfa) et mort le à Paris, est un militaire et un homme politique algérien.

Il est commandant de la Gendarmerie nationale algérienne de 1962 à 1977 et après le coup d’État du 19 juin 1965 il devient membre du Conseil de la Révolution de 1965 à 1978. Il est ministre de l'hydraulique, de la mise en valeur des terres et de la protection de l'environnement de 1977 à 1979, sous la présidence d'Houari Boumédiène.

Biographie Fils de Bencherif Mabrouk et Lahrech Halima, Ahmed Bencherif est né le 25 à Djelfa en Algérie.

Lutte pour l'indépendance algérienne

Il s'engage en 1948 dans l'armée française et y fait carrière. Il participe à la guerre d'Indochine en tant que sergent. Il est promu en 1957 au grade de sous-lieutenant après avoir suivi les cours de l'École nationale des sous-officiers d'active à Saint-Maixent. Lors de la guerre d'Indochine, il découvre les réalités du monde colonial. Le , il déserte le de tirailleurs algériens pour rejoindre l'Armée de libération nationale, avec 6 autres militaires depuis un poste proche de Sour El Ghozlane. Ils prennent des armes et tuent 14 militaires . Les conditions de cette désertion lui assurent une « forte légitimité » dans la suite de son parcours militaire et politique.

Après avoir combattu en Wilaya IV (Algérois), il se rend en Tunisie où entre 1958 et 1959 au sein de l'armée des frontières, il commande alors l'école d'officiers de l'armée de libération nationale (A.L.N.). .

Le premier Ministre, Michel Debré, s’opposa à son transfert en métropole puis à sa grâce. Mais le dossier de Benchérif fut égaré or .

Le , Ahmed Bencherif rédige une lettre accusant le député Pierre Lagaillarde d'assassinats, de disparitions et de tortures de musulmans en 1957. Pour Le Monde qui rapporte la teneur de cette missive, les précisions de noms et de dates nécessiteraient l'ouverture d'une enquête. Celle-ci est ouverte en .

Après l'indépendance (1962)

Il est libéré en après les accords d'Évian, . En , il est désigné comme commandement de la Gendarmerie nationale algérienne. Il conserve ce poste pendant plus de 14 ans jusqu’au , il est alors nommé ministre de l'hydraulique, de la mise en valeur des terres et de la protection de l'environnement.

En 1964, Ahmed Bencherif est membre de la Cour martiale qui condamne à mort pour haute trahison Mohamed Chabani, celui-ci est fusillé le .

Membre du Comité central du FLN en , le colonel Benchérif participe au coup d’État du 19 juin 1965 et devient membre du Conseil de la Révolution, comprenant 26 personnalités, de 1965 à 1978.

En 2006, il prend la tête de l'instance nationale de libération de la famille révolutionnaire afin de protéger l´image des « véritables révolutionnaires » et leurs enfants mais aussi d'éviter l'utilisation politique à mauvais escient de la révolution algérienne.

Ahmed Bencherif meurt le dans le 15 arrondissement de Paris, à l’âge de 91 ansLieux de naissance et décès trouvés dans la base MatchId des fichiers de décès en ligne du Ministère de l'Intérieur avec les données INSEE (consultation 16 janvier 2020). Il est inhumé à Djelfa.

Publication

Notes et références

Annexes Bibliographie

Articles connexes Guerre d'Algérie Déserteurs de l'armée française durant la guerre d'Algérie

Liens externes

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