Marie Jacques Charles Aubert (Châteauneuf-sur-Loire, - Paris, ) est un officier de marine français.

Biographie Fils d'un receveur de l'Enregistrement, il entre à l'École navale en et en sort aspirant de classe en . Il sert alors sur le vaisseau-école Jean Bart puis devient aspirant de classe en et embarque sur la frégate cuirassée avant de passer en sur la à la division du Brésil et de La Plata comme aspirant de majorité.

Enseigne de vaisseau (), il ramène en France un navire prussien capturé devant Montevideo en et sert en sur le en escadre du Nord avant de passer en sur le Kersaint à la division des Antilles et de Terre-Neuve où il s'occupe activement de l'école élémentaire du bord.

Sur le croiseur Volta en , il effectue une campagne de plus de deux années dans les mers de Chine et dans l'Océan Pacifique et mérite alors deux témoignages de satisfaction pour les secours qu'il a apportés à une canonnière britannique en feu ainsi que pour la qualité de sa tenue des journaux de bord.

Lieutenant de vaisseau (), il est détaché quelques mois à l'observatoire de Montsouris puis embarque en sur le croiseur en escadre de Méditerranée. Une étude qu'il rédige sur la tactique navale lui vaut les félicitions en du ministre.

Il sert à l’École des défenses sous-marines de Boyardville en puis commande en le torpilleur à Cherbourg où il reste de à comme officier torpilleur adjoint au commandant de la défense fixe.

Il embarque en sur la Loire puis commande en l'aviso à roues Ardent à la station du Sénégal et obtient un nouveau témoignage de satisfaction pour avoir dirigé avec succès la pacification des régions du Rio Nunez.

En , il commande le torpilleur 55 à la défense mobile de Cherbourg puis le torpilleur Doudart-de-Lagrée à la division d'expériences des torpilleurs de Toulon (). Il sert en sur la en Méditerranée puis est le commandant de la Dragonne () à bord de laquelle il mène des recherches sur les chaudières qui lui donnent de nouveau un témoignage de satisfaction ().

Capitaine de frégate (), commandant de la défense fixe à Cherbourg (), sous-directeur des défenses sous-marines (), il commande en le croiseur en Méditerranée.

Aide de camp du major général à Cherbourg (), il devient en , commandant du croiseur Troude en escadre de Méditerranée. Capitaine de vaisseau (), adjoint au major général à Cherbourg (), il supervise l'achèvement du croiseur à partir d' et en prend le commandement.

Il est à nouveau adjoint à la majorité de Cherbourg en puis commande en le cuirassé en Méditerranée et en novembre la et la division navale de Tunisie et est promu contre-amiral en .

Organisateur de la base de Bizerte, il est chef d'état-major général de la marine de à . Vice-amiral (), il commande en la en Méditerranée avec pavillon sur le puis passe en , au commandement de la .

Inspecteur des écoles, à nouveau chef d'état-major général de à , il prend sa retraite en mais est rappelé au service en à l'état-major général. Épuisé, il meurt six mois plus tard à Paris.

La décision d'attribuer au vice-amiral Aubert la mention fut prise en 1930, lors de l'érection aux Invalides d'un monument à la mémoire des officiers généraux morts pendant la guerre.

Décorations () ; grand officier () ; commandeur () ; officier () ; chevalier ()

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

Base Léonore Charles Aubert sur le site de l’École navale

Catégorie:Vice-amiral français Catégorie:Élève de l'École navale Catégorie:Chef d'état-major de la Marine française Catégorie:Grand-croix de la Légion d'honneur Catégorie:Naissance en janvier 1848 Catégorie:Naissance à Châteauneuf-sur-Loire Catégorie:Décès en juin 1915 Catégorie:Décès dans le 5e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 67 ans Catégorie:Mort pour la France