Renée Yvonne Marie Arcouët dite Renée Sylvaire, née le à Buenos-AiresD'après l'acte de son décès, ce qui correspond à l'âge (20 ans 2 mois) qui lui est donné par le Conservatoire en juin 1912. Comoedia, 4 juillet 1912, , . et morte le dans le 18e arrondissement de ParisActe de décès n° 159 (vue 30/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 18e arrondissement, registre des décès de 1971.Archives de Paris 18e, tables décennales de décès, années 1965-1974 (page 4/21) avec mention de son nom de scène mal orthographié. Ce nom de scène n'apparaît pas sur son acte de décès., est une comédienne et une actrice de cinéma française de l'époque du muetWaldman .

Biographie Fille de tapissiers-décorateurs charentais un temps installés en Argentine, « Mademoiselle Sylvaire »Parfois orthographié Mlle Sylvère. commence à fréquenter les plateaux de cinéma à l'âge de 16 ans, d'abord à la Gaumont, puis chez Pathé, avant de devenir l'une des principales vedettes féminines de la firme Éclair dès 1911.

Elle entre au Conservatoire de Paris en Les élèves admis au Concours publics du Conservatoire. Tragédiens et Comédiens. Mlle Sylvaire. Comoedia, 19 juin 1912, , .Au Conservatoire. Le concours d'admission aux classes de déclamation dramatique. Comoedia, 20 octobre 1910, , . où elle est l'élève de Leitner et y remporte un deuxième prix de comédie au concours de (Léon Blum qui y assiste raconte qu'elle joue « avec des grâces purement enfantines » un extrait du Mariage de VictorineLéon Blum, Les concours publics du Conservatoire. Le palmarès. Comédie. Comoedia, 9 juillet 1911, , .). Les théâtres parisiens se l'arrachent (Théâtre de l'Ambigu, Théâtre des Arts (futur Hébertot), Théâtre de la Renaissance, Théâtre Michel, etc.).

Sa carrière cinématographique ralentit pendant le premier conflit mondial et redémarre en force après-guerre. On peut la voir dans, notamment, Le boudoir japonais (1918), La gloire douloureuse (1919), Le sang des immortelles (1920), Des fleurs sur la mer (1922), Être ou ne pas être (1922), L’île sans amour (1923), Kœnigsmark (1923).

Sa filmographie s'achève en 1923. L'année suivante, la presse (Paris-SoirCourrier cinéma. Paris-Soir, 10 mars 1924, , ., Les Spectacles<ref>On dit que ... Les Spectacles, 21 mars 1924, , .</ref>, Comoedia) n'évoquent plus que des projets pour l'actrice, en particulier avec le réalisateur Henri Fescourt, qui pour des raisons de santé semble-t-ilCe qu'on a fait, ce qu'on va faire. L'Intransigeant, 15 août 1925, p. 4, ., ne seront pas menés à leur terme.

Compagne du réalisateur André LiabelRecensement de 1931 avec profession, année et lieu de naissance - Elle a vécu 130bis boulevard de Clichy avec lui (vue 370/475) mais ils ne sont pas mariés si on en croit son acte de décès.Recensement de 1936 avec profession, année et lieu de naissance - Elle vit toujours 130bis boulevard de Clichy mais sans André Liabel (vue 190/302)., elle en est souvent l'actrice-vedette. Elle en sera aussi l'assistante en 1924 pour le tournage de La Closerie des genêts qui sort sur les écrans parisiens le . Ensuite, Renée Sylvaire disparaît définitivement des plateaux de cinéma. Dix ans plus tard, elle est déjà considérée par les critiques comme « bien oubliée »Variétés. Bonjour !, 11 mars 1934, , ..

Le manuscrit d'une interview en 1946 avec Musidora, conservé à la Cinémathèque française et cité par l'historienne du cinéma Annette Förster, est sa dernière apparition dans la presse« Renée Sylvaire : interview par Musidora », CRH29-B1, 11 pages, cf. .

Elle meurt le au sein de l'Hôpital Bichat dans le de ParisArchives de Paris , acte de décès , année 1971 (vue 30/31). L'acte précise qu'elle était célibataire.. Elle était domiciliée au 21, rue de l'Orme à Asnières-sur-Seine où elle s'était installée avec André Liabel depuis le milieu des années 1930.

Théâtre

1909 : Champignol malgré lui, comédie-vaudeville en trois actes de Georges Feydeau et Maurice Desvallières, au Théâtre de l'Ambigu (juin) : MauricetteThéâtres. Ambigu-Comique. Comoedia, 16 juin 1909, , . 1909 : Mélitta, drame antique en un acte d'Alexandre Meunier, au Théâtre des Arts (octobre) : MyrthocleiaAu théâtre des Arts, l'après-midi. Comoedia, 25 octobre 1909, , . 1909 : Un Cœur d'homme, pièce en quatre actes de Sarah Bernhardt, au Théâtre des Arts (décembre) : la marchande d'orangesComment ils ont joué. Comoedia, 23 décembre 1909, , . 1910 : L'Aiglon, drame en six actes d'Edmond Rostand, au Théâtre des Arts (janvier) : la première paysanneLes grands théâtres. Théâtre des Arts Comoedia, 8 février 1910, , . 1910 : Nick Carter, pièce en cinq actes et huit tableaux d'Alexandre Bisson et Guillaume Livet, au Théâtre de l'Ambigu (janvier) : Mme Morris 1910 : Après le voile, pièce en trois actes d'Héra Mirtel, au Théâtre des Arts () 1910 : Fra Angelico, triptyque en vers d'Emmanuel Dénarié, au Théâtre des Arts () 1910 : Mon ami Teddy, pièce en trois actes d'André Rivoire et Lucien Besnard, au Théâtre de la Renaissance (mai) : Aline Filmographie Actrice

1908 : Bon chien de garde (réalisateur anonyme) 1909 : Grand-père (réalisateur anonyme) : la petite-fille 1909 : Rédemption, de Victorin Jasset 1910 : Grand-père (réalisateur anonyme) 1910 : Rigadin est trop beau, de Georges Monca 1911 : Une petite femme bien douce de Georges Denola 1911 : Philémon et Baucis, de Georges Denola 1911 : Le Cœur et les Yeux, d'Émile Chautard 1911 : La Mauvaise Intention (ou L'Image) d'Albert Capellani : la nièce 1911 : La Fleur des neiges, d'Émile Chautard, d'après le roman de Pierre Sales 1911 : Le Grand-père, d'Émile Chautard : Gina 1911 : Les Mains, d'Émile Chautard et Victorin Jasset : Louise Fétrin 1912 : La Justice du mort (réalisateur anonyme) 1912 : L'Ombre de l'aînée (réalisateur anonyme) 1912 : La Restitution (réalisateur anonyme) : Suzanne Lazarre 1912 : Au pays des ténèbres, de Victorin Jasset, d'après Germinal d'Émile Zola 1912 : La Tempête, d'après la pièce de William Shakespeare (réalisateur anonyme) 1912 : Une campagne de presse, de Victorin Jasset 1912 : La Nièce d'Amérique, de Daniel Riche, d'après la comédie d'E. Ravet 1912 : Amour et Science, de M. J. Roche : Daisy 1912 : Alerte !, de Georges Pallu et Eugène Berny : Lisbeth Zoll 1912 : Le Bonhomme jadis, d'Émile Chautard, d'après la nouvelle de Pierre Sales 1912 : Le Mystère de Notre-Dame de Paris, d'Émile Chautard et Victorin Jasset, d'après la nouvelle de Pierre Sales 1912 : Mathilde, d'Émile Chautard, d'après le roman d'Eugène Sue : Mathilde de Marsans 1912 : La Dame de chez Maxim's, d'Émile Chautard, d'après la comédie de Georges Feydeau : Clémentine Petypon du Grêlé 1913 : La Duchesse des Folies-Bergère, d'Émile Chautard, d'après la comédie de Georges Feydeau : Mme Slovitochine 1913 : Le Chiffonnier de Paris, drame en trois parties d'Émile Chautard, d'après le roman de Félix Pyat : Marie 1913 : La Fiancée maudite, d'Émile Chautard, d'après le roman de Michel Morphy : Adrienne 1913 : La Malédiction, d'Émile Chautard, scénario d'André de Lorde 1913 : La Crinière, d'Émile Chautard 1913 : L’Assaut de la terre, d'Émile Chautard et Victorin Jasset : Renée 1913 : Le Chemin du cœur, de Victorin Jasset : Blanche Suget 1913 : Destin tragique, de Victorin Jasset, scénario d'André de Lorde 1913 : Le Foyer perdu, de Victorin Jasset : Renée Darbois 1913 : Sacrifice, de Victorin Jasset : Marion 1913 : Le Val d'enfer, de Victorin Jasset : Benedetta 1913 : Le Trésor des Baux, de Victorin Jasset : Clarette 1913 : La Justicière, drame en trois parties de Victorin Jasset : Louise Rudier 1913 : Le Dernier Pardon, de Maurice Tourneur, d'après le roman de Gyp 1913 : Le Friquet, de Maurice Tourneur, d'après le roman de Gyp 1913 : La Bergère d'Ivry, de Maurice Tourneur : Aimée Millot 1913 : Le système du docteur Goudron et du professeur Plume, de Maurice Tourneur : la femme du journaliste 1913 : L'Auberge sanglante, d'Émile Chautard 1913 : Le Cœur d'un gosse – Les Lions, d'Émile Chautard : Louison 1913 : La Crinière, d'Émile Chautard 1913 : Trompe-la-mort – Vautrin, d'Henry Krauss, d'après Splendeurs et misères des courtisanes d'Honoré de Balzac : Virginia Corentin 1913 : Le Cachet rouge, d'après la nouvelle d'Alfred de Vigny (réalisateur anonyme) : Laure Derval 1913 : Jack, d'André Liabel, d'après le roman d'Alphonse Daudet : Cécile Rivals 1913 : Les Ruses de l'amour, de Maurice Tourneur, scénario de Robert Boudrioz 1914 : Le Corso rouge, de Maurice Tourneur 1914 : Le Puits mitoyen, de Maurice Tourneur 1914 : Le Roman d'un caissier, drame en trois parties d'Émile Chautard, scénario d'Émile Chautard 1914 : L’Apprentie, d'Émile Chautard : Cécile Pommier, l'apprentie 1914 : L'Idée de Françoise, d'Émile Chautard, d'après la comédie de Paul Gavault : Françoise 1914 : Mademoiselle Josette, ma femme, d'André Liabel, d'après la comédie de Paul Gavault : Josette 1914 : Sœurette, de Maurice Tourneur 1914 : Le Miracle d'amour, drame sentimental en deux parties (réalisateur anonyme) 1915 : Le Baiser de la sirène (réalisateur anonyme) : Miette 1915 : À qui la femme ?, de Roger Lion 1915 : Protéa III ou La Course à la mort, de Joseph Faivre, scénario de Joseph Faivre et Gérard Bourgeois 1916 : Un coup de feu dans la nuit, de Gérard Bourgeois : Jeannette 1917 : L'Épreuve (réalisateur anonyme) 1917 : Mariage par procuration (réalisateur anonyme) 1917 : Anana antiféministe (réalisateur anonyme) 1917 : L'Attentat de la Maison rouge, de Gaston Silvestre : Henriette d'Humières 1917 : Le Mort invisible, d'Adolphe Candé, scénario de Roger Lion 1917 : La Distance – Quatre actes, de Robert Boudrioz 1917 : L’âpre lutte, de Robert Boudrioz et Jacques de Féraudy 1917 : Le Fils naturel, de Jacques de BaroncelliPrésentation de la Chambre syndicale. Empire's Films. Fils naturel. Hebdo-film, 17 mars 1917, , , d'après la pièce d'Alexandre Dumas fils. 1917 : Protéa IV ou Les Mystères du château de Malmort, de Gérard Bourgeois : Louise VaronThéâtre Municipal. L'Avenir d'Arcachon, 27 janvier 1918, , . 1917 : Les Indes noires de Michel Verne, Les Films EclairAnalyse et critiques presses par Philippe Burgaud, Un centenaire : Les Indes-noires, le deuxième (?) film de Michel Verne, Bulletin de la Société Jules Verne , mai 2018, 1918 : Le Boudoir japonais, de Georges MoncaPathé-Palace. L'Homme libre, 23 novembre 1918, , ., d'après la comédie de Sadi-Pety. 1918 : La Route du devoir de Georges Monca : Hélène Cordier 1918 : La Femme des autres, de Pierre Marodon 1919 : L'Heureuse vocation, de Georges Laîné : Laure Dubois 1919 : L'Impasse Messidor, de Pierre Marodon 1919 : La Gloire douloureuse, drame en 5 parties de Maurice Landais : Odette Villars 1920 : Le Sang des immortelles, d'André Liabel : Gabrielle NauroyLes cinémas. Le sang des Immortelles. Comoedia, 27 février 1920, , . 1922 : Être ou ne pas être / To be or not to bePrise de vues de "To be or not to be". L'Excelsior, 21 avril 1922, p. 6, ., drame en 7 parties de René Leprince : Jeanine de KérouecLes figurants du tribunal : To be or not to be. Comoedia, 21 avril 1922, , . 1922 : Des fleurs sur la mer, d'André Liabel : Rosine 1923 : L'île sans amour, d'André Liabel : KimaCinématographes. Pathé-Consortium. 'L'île sans amour'. Comoedia, 6 avril 1923, , . 1923 : Kœnigsmark, de Léonce Perret, d'après le roman de Pierre Benoit : Nini 1923 : Le Château des fantômes, de Pierre Marodon : Renée 1924 : La Tirelire, d'André ReybasPetites nouvelles cinématographiques. La Presse, 10 février 1924, , . [non réalisé] : la mamanOn dit que. Les Spectacles, 21 mars 1924, p. 8, ..

Scénariste

1924 : La Voie douloureuse, d'Henri FescourtCinémas. Fondus et flous. Comoedia, 18 août 1924, , . d'après l'œuvre de Mme Jean Dornis [non réalisé]Bien qu'étant annoncé pour la saison 1924-1925 par le producteur. Le Matin, 6 octobre 1924, , ..