Alexandra Henrion-Caude, née le à Warwick au Royaume-Uni, est une généticienne franco-britannique.

Elle est notamment connue pour son opposition à la politique sanitaire de lutte contre la pandémie de Covid-19 et sa contribution à la désinformation sur ce sujet.

Biographie Née en 1969 au Royaume-Uni., Alexandra Henrion-Caude soutient une thèse de doctorat à l'université Paris-Diderot en , sous la direction d'Axel Kahn.., et reçoit une bourse de recherche de la fondation Nestlé..

Elle travaille comme neurobiologiste au à la Harvard Medical School de Boston. et au Salk Institute for Biological Studies..

Elle est directrice de recherche à l'Inserm de à , en tant que chef d'équipe à l'... Elle découvre en l'implication d'acide ribonucléique (ARN) non-codant dans des maladies génétiques. Ses travaux concernent des maladies génétiques comme la mucoviscidose et le syndrome Ravine.. Elle est l'un des des Eisenhower Fellowships en .

Elle s'intéresse aux questions de bioéthique, notamment à propos de la recherche sur l'embryon humain, et crée le site internet Science en conscience.

Alexandra Henrion-Caude quitte l'Inserm début pour « convenances personnelles ».. La même année, elle donne une conférence TED au cours de laquelle elle affirme qu'un « sixième sens », relatif à l'amour, serait transmis par des particules similaires aux photons, qu'elle nomme « amourons ».

Elle est retraitée de l'Inserm depuis , sans le titre de . Elle vit désormais à Maurice, où elle a fondé le laboratoire SimplissimA, qui se donne pour objectif de revaloriser les ...

Engagements catholiques Catholique engagée, Alexandra Henrion-Caude est active au début des . Elle s'oppose activement à l'accès des femmes lesbiennes à la PMA. Selon L'Express, elle fait partie de l'Association des scientifiques chrétiens, liée au réseau Blaise Pascal.

En , elle cofonde Science en conscience, une association qui milite contre les essais cliniques sur l'embryon.

En , elle participe à une conférence catholique organisée au Vatican et intitulée « Yes to life ». Elle y explique son opposition à l'avortement en arguant que l'âme est présente dès la conception de l'embryon.

En , elle intervient longuement dans le numéro de la revue du mouvement traditionaliste Civitas, intitulé ..

Désinformation pendant la crise du Covid-19

Au début de la pandémie, Alexandra Henrion-Caude se déclare favorable au port du masque et au confinement. À l'été 2020, elle émet de vives critiques envers la possibilité d'un vaccin. Elle vante alors les mérites de l'hydroxychloroquine, à l'instar de Didier Raoult. Le mois suivant, au cours d'une interview accordée à TV Libertés, elle relaie la fausse information, assez répandue dans les sphères complotistes, selon laquelle il existerait une campagne de vaccination forcée en Afrique du Sud.

À la même époque, elle affirme que les écouvillons utilisés pour les tests PCR atteignent la « plaque cribriforme », ce qui . Au-delà de ses accents complotistes, la déclaration repose sur une fausse information puisque la plaque cribriforme (aussi appelée lame criblée de l'ethmoïde) est située entre les deux yeux, dans une zone qui n'est pas accessible à l'écouvillon..

Alexandra Henrion-Caude figure dans le documentaire complotiste Hold-up, réalisé en par Pierre Barnérias., et contribue à la diffusion de fausses informations sur la pandémie...

En , elle intervient dans plusieurs médias généralistes (CNews, Sud Radio, ou encore l'émission Touche pas à mon poste !). Elle y réaffirme , dont elle estime qu'ils vont , évoquant la « transcriptase inverse », une enzyme utilisée par certains virus pour rétrotranscrire l'ARN en ADN (ce qui n'est pas possible avec le Coronavirus). Elle intervient aussi dans des médias généralement considérés comme liés au catholicisme intégriste ou à l'extrême droite. Ainsi en , elle donne un entretien au magazine Civitas et, dans un entretien à TV Libertés, elle

Axel Kahn, son ancien directeur de thèse, regrette publiquement l'évolution d'une , autrefois brillante, mais qu'il ne pouvait plus considérer comme chercheuse depuis qu'elle s'était illustrée par des . Alexandra Henrion-Caude porte alors plainte contre lui pour diffamation. Fin , Axel Kahn est mis en examen à la suite de cette plainte. Ayant annoncé peu de temps avant être atteint d'un cancer incurable, il réagit à sa mise en examen en rappelant qu'il a et plaisante sur le fait que cela lui permet d'accomplir L'avocat d'Alexandra Henrion-Caude fait part de leur intention de se désister de la plainte contre Axel Kahn, « compte tenu des circonstances ».

L'Inserm se désolidarise des prises de position de son ex-chercheuse.

Des médias la décrivent comme (L'Express), (Le Parisien.) ou (Marianne), (Le Point.).

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Notes et références Notes

Références

Liens externes

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