Pierre Nicollon des Abbayes, né le à Landeronde, (Vendée) et mort le dans la même commune, est un militaire français, général de la guerre de Vendée. Biographie Famille et origines Pierre Nicollon des Abbayes est né le à Landeronde, de l'union de Jean-François Nicollon, seigneur de Laumondière (1710-1794) et d'Henriette Mercier de la Noue (1731-1781). La famille Nicollon portait les armes suivantes, enregistrées à l'Armorial du Poitou : « d'argent à une maison de gueules et un chef de sable ».

Son père, armateur aux Sables-d'Olonne, étant l'un des principaux instigateurs de l'insurrection de Landeronde en , est emprisonné en 1794 à la prison de Noirmoutier où il meurt.

Son frère cadet, Jean-Joseph Nicollon de L'Aumondière (1764-1846), prend part à la guerre de Vendée et notamment à la bataille de Saint-Gilles-sur-Vie avant d'être décoré chevalier de Saint-Louis.

Le , Pierre épouse Julienne Adèle Symon de Galisson à Saint-Hilaire-de-Talmont, mariage dont il a six enfants.

Guerre de Vendée et émigration (1792-1800) En , Pierre Nicollon des Abbayes intègre la gendarmerie (compagnie de la Reine) et participe, en 1792, à la campagne militaire contre-révolutionnaire dans ce même corps.

Après l'échec de cette campagne, il passe en Angleterre pour rejoindre le régiment Loyal-Émigrant qui donnera naissance à l'armée des émigrés. Il se réfugie à Jersey après la nouvelle campagne militaire de 1793, au cours de laquelle il s'est signalé pendant l'échauffourée de LanderondeÉchauffourée à Landeronde, mars 1793. et la défense des villages des Mauges.

En 1795, aux côtés d'Eleonor Constant d'Amphernet, il commande les troupes au sein du régiment du Dresnay, puis de Léon et participe à l'expédition de l'Île-d'Yeu et au débarquement des émigrés à Quiberon. L'expédition de Quiberon commence le pour être définitivement repoussée le . Organisée par l'Angleterre afin de prêter main-forte à la Chouannerie et à l'armée catholique et royale en Vendée, elle devait soulever tout l'Ouest de la France afin de mettre fin à la Révolution française et permettre le retour de la monarchie. Finalement, son échec a un tel retentissement qu'elle porte un coup funeste au parti royaliste.

Des Abbayes revient d'émigration en 1796. En 1979, il est nommé chef de deux divisions du Marais (400 fantassins et 50 cavaliers)Les divisions du Marais. au sein de l'armée catholique et royale du Bas-Poitou et du Pays de Retz par le général vendéen Pierre Constant de Suzannet. À cette même période, il participe aux batailles de Challans et des Lucs. Commandant en chef en , il est grièvement blessé lors d'un combat à Sallertaine alors qu'il affronte Travot une première fois.

Pacification (1800) Lors de la pacification qui débute en 1800, il entretient activement la ferveur royaliste de ses anciens combattants vendéens.

En reconnaissance de ses services, le , Louis XVIII lui remet le brevet de chevalier de Saint-Louis.

Petite chouannerie (1815) Général vendéen, des Abbayes participe à la guerre de Vendée et Chouannerie de 1815 en opposition au retour de Napoléon. En ce sens, le , il s'illustre à la bataille de L'Aiguillon au cours de laquelle il met en déroute la cavalerie de Travot.

Le , Pierre Nicollon des Abbayes empêche le pillage de Bourbon-Vendée par des troupes vendéennes qui souhaitaient célébrer le retour du roi, en malmenant les partisans du régime impérial sous l'impulsion d'un certain Joly (qui se trouvait être son filleul). Menacé par ce dernier alors qu'il tentait de le calmer, des Abbayes s'avance à la rencontre de Joly et lui dit, la poitrine découverte : . La ville est épargnéeBiographie de Pierre Nicollon des Abbayes.. En reconnaissance, des Abbayes reçoit une épée d'honneur portant l'inscription Gage de reconnaissance offert par la ville de Bourbon Vendée à de la part du corps municipal de la commune en 1816Archives de la Ville de La Roche-sur-Yon : Registres des délibérations municipales de La Roche-sur-Yon - AMRY_85_191_D_1D_1 - pdf - séance - vues 93 et 94/153.

À cette même période, il vient aux Sables-d'Olonne proclamer roi Louis XVIII et recevoir les clés de la ville des mains du maire.

Anoblissement (1817) Le , Louis XVIII adresse à Pierre des Abbayes des lettres de noblesse au nom de « Pierre Nicollon de L'Aumondière », avec règlement de nouvelles armoiries, rappelant ses faits d'armes« Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, A tous présents et à venir Salut.

Voulant donner une marque de notre bienveillance au Sr Pierre NICOLLON de L'Aumondière, ancien colonel, Chevalier de notre Ordre Royal et militaire de Saint Louis, nous l'avons, par notre ordonnance du dix-huit juin mil huit cent dix-sept, décoré du Titre de NOBLE. En conséquence et en vertu de cette décision, notre amé le Sr NICOLLON de L'Aumondière, né à Landeronde, arrondissement des Sables d'Olonne, département de la Vendée, le vingt-sept mars mil sept cent soixante-trois, désirant profiter de la faveur que nous lui avons accordée, s'est retiré par-devant notre Garde des Sceaux Ministre Secrétaire d’état au département de la Justice, à l'effet d'obtenir nos Lettres Patentes nécessaires pour jouir de son titre et en faire profiter ses descendants. À ces causes, nous avons, de notre grâce spéciale, pleine puissance et autorité royale, Anobli, et par ces présentes signées de notre main Anoblissons ledit Sr NICOLLON de L'Aumondière, voulons qu'il soit censé et réputé Noble, tant en jugement que dehors, ensemble ses enfants, postérité et descendants mâles et femelles, nés et à naître en légitime mariage que comme tels, ils puissent prendre en tous lieux et en tous actes la qualité d'Ecuyer, et jouir des rangs et honneurs réservés à notre noblesse, et qu'ils soient inscrits en ladite qualité aux registres ouverts à cet effet par notre commission du Sceau. Permettons audit Sr NICOLLON de L'Aumondière, à ses enfants, postérité et descendants, de porter les Armoiries timbrées telles qu'elles sont désignées et figurées aux présentes et qui sont : D'azur ; à une croix d'argent ; parti de gueules, à deux épées d'argent montées d'or, les pointes en bas posées en sautoir ; et en pointe un lys d'argent : l'Ecu timbré d'un casque taré de profil, orné de ses lambrequins. Mandons à nos amés et féaux Conseillers en notre Cour Royale de Poitiers, dans l'arrondissement de laquelle ledit Sr NICOLLON de L'Aumondière est domicilié, de publier et enregistrer les présentes après avoir reçu de l'impétrant le serment de fidélité à notre personne et d’obéissance aux lois du royaume, lequel serment sera consigné à la suite de l'enregistrement des Lettres Patentes, et d'en envoyer copie à notre Commissaire du Sceau. Car tel est notre bon plaisir. Et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, notre Garde des Sceaux y a fait apposer, par nos ordre, notre Grand Sceau, en présence de notre Commission du Sceau.

Donné à Paris le troisième jour de février de l'an de grâce mil huit cent dix-neuf et de notre règne le vingt quatrième.

Signé : LOUIS ».

Mort (1832) Pierre Nicollon des Abbayes meurt le chez lui, sur sa terre de « Larochette » près de La Roche-sur-Yon. .

Il est enterré avec son épouse à Landeronde.

Postérité vignette|upright=0.8|Rue Nicollon des Abbayes à Landeronde.

François-René de Chateaubriand cite Pierre Nicollon des Abbayes dans son œuvre Mémoires d'outre-tombe : François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, tome cinquième, éditions Weissenbruch, Bruxelles, 1829, p. 312.. En référence à Pierre Nicollon des Abbayes, a été inaugurée la rue « Nicollon des Abbayes » à Landeronde, en Vendée.

Héraldique

Bibliographie Guy Coutant de Saisseval, « Pierre Nicollon des Abbayes », Revue du Souvenir vendéen, , ,

Liens externes Archives du département de Vendée concernant Pierre Nicollon des Abbayes Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z)

Notes et références

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