Alphonse-Charles Masson (Paris, 1810 - Courbevoie, 1898) est un peintre, pastelliste, dessinateur, graveur aquafortiste et occasionnellement buriniste français.
Il a collaboré à une importante quantité d'ouvrages, exécutant principalement des gravures de reproduction.
Biographie Origines et jeunesse
Alphonse-Charles est né le à ParisParis, État civil reconstitué, vue 7/51.. Il descend d'Antoine Masson, célèbre graveur parisien au .
Il est l'élève d'Ingres et d'Alexandre-Gabriel DecampsFiche exposant Salon 1852, base salons du musée d'Orsay. et expose au Salon à partir de 1836Fiche exposant Salon 1836, base salons du musée d'Orsay.. Il grava une suite de dix eaux-fortes d'après des tableaux de Decamps en 1840. Durant les années 1830, il réside au 9 rue Childebert, dans un immeuble qui héberge des artistes débutants, formant communauté, appelée « La Childebert »Alexandre Privat d'Anglemont, Paris Anecdote, P. Rouquette, 1885, (lire en ligne sur Google Livres)..
Comme dessinateur, il fournit, en 1831, des illustrations aux Misères des enfants trouvés d'Eugène Sue, sans doute son premier travail dans ce domaine.
Il abandonne peu à peu la peinture pour se consacrer à la gravure et sa longue carrière témoigne d'un certain succès. Sa technique d'aquafortiste fait une large place aux effets d'encrage ; il a aussi pratiqué le vernis mou.
Il signe « A. Masson ».
Le graveur de reproduction L'œuvre gravé de Masson comporte dans sa très grande majorité des pièces exécutées d'après les tableaux ou dessins de ses amis : Jean-Baptiste Millet, Théodore Rousseau, Louis Marvy et surtout Théodule Ribot, ces deux derniers étant des graveurs confirmés et des rénovateurs de l'art de l'eau-forte.
On compte aussi de nombreuses illustrations pour des ouvrages. Ainsi, il commence sa carrière en gravant des illustrations d'Aaron Martinet (1762-1841), puis pour Le Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas (1846), Les Mystères du Peuple d'Eugène Sue (1849-1857) ou encore Rome ancienne et moderne de Jean-Bernard Mary-Lafon (1852).
En 1869, il collabore aux deux tomes de l'Histoire des peintres de toutes les écoles de Charles Blanc.
En 1876, il interprète en eaux-fortes cinquante-trois photographies de Charles Reutlinger pour L'Opéra, un ouvrage de Henry Cohen (1806-1880). La maison d'Adolphe Goupil fait appel à son talent pour la Galerie photographique, ainsi que l'éditeur Albert Bucquet pour La Photographie artistique.
Il participe à deux éditions illustrées des œuvres de Victor Hugo, celle de Pierre-Jules Hetzel et Albert Quantin (1885-1888), puis celle de l'« Édition nationale » (1885-1897).
En 1887, la galerie Bernheim-Jeune édite un album des peintures de Théodule Ribot, suite gravée par les soins de Masson.
Certains de ces travaux paraissent dans des revues comme L'Artiste (à partir de 1849) et L'Art.
Le graveur original vignette|redresse|Alfred Cadart (avant 1874), eau-forte. L'œuvre gravé comporte tout de même des pièces originales, surtout des portraits qui servent de frontispices à des ouvrages. Par ailleurs, Masson est l'un des premiers membres de la Société des aquafortistes lancée par Alfred Cadart en 1862 et qui ne rassemblait que des travaux originaux. Masson devint son homme de confiance, et servit même d'arbitre lors de la liquidation de la Société Cadart et Luquet en 1867. On connaît un portrait gravé de Cadart, jeune, par Masson, imprimé par Auguste Delâtre. Il a donné deux eaux-fortes à L'Illustration nouvelle (1868).
Il est l'auteur du timbre d'authentification des planches publiées dans L'Estampe moderne (1897-1899).
Parmi ses derniers travaux figure la série des vues du vieux Pontoise (1896)« Pontoise, vu par les artistes » par Christophe Duvivier, sur Joconde. Portail des musées de France..
Il meurt à Courbevoie le Acte de décès à Courbevoie, n° 129, vue 35/105..
Collections publiques
Le département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France. La Chalcographie du Louvre possède en son fonds plus de 200 estampes. Le British Museum conserve également quelques piècesCatalogue online, The British Museum, en ligne.. Le musée national du château de Compiègne possède une suite de portraits gravés et suivants.. Le musée Tavet-Delacour de Pontoise trois pastels datés 1896 et suivants.. Le musée de la Faïence de Nevers, deux estampes et suivants.. Le musée de Grenoble : plusieurs estampes
Salons
1885 : Exposition internationale de blanc et noir.
Galerie
Notes et références
Annexes Bibliographie « Masson, Alphonse », dans Henri Beraldi, Les Graveurs du dix-neuvième siècle, tome IX, Paris, L. Conquet, 1889, . .
Liens externes
Catégorie:Peintre français du XIXe siècle Catégorie:Peintre paysagiste français Catégorie:Peintre de l'école de Barbizon Catégorie:Graveur français du XIXe siècle Catégorie:Aquafortiste français du XIXe siècle Catégorie:Buriniste français Catégorie:Naissance en mai 1810 Catégorie:Naissance à Paris Catégorie:Décès en mai 1898 Catégorie:Décès à Courbevoie Catégorie:Décès à 87 ans