vignette|300px|Localisation des rochers Liancourt disputés. Le contentieux sur les rochers Liancourt est un litige frontalier entre la Corée du Sud et le Japon. Les deux paysThe official Dokdo site by Ministry of Foreign Affairs of Republic of Korea The official video and a few promotional materials in many languages.The official Dokdo site by Gyeonsangbuk-do Province of Republic of Korea Official videos and a few more promotional materials in many languages.Dokdo in the East Sea Detailed consideration, old maps and other resources on Dokdo Historical Issues by Northeast Asian History Foundation, in 4 languages.The Issue of Takeshima The Ministry of Foreign Affairs of Japan. revendiquent la souveraineté sur les rochers Liancourt, un groupe de petits îlots situés dans la mer du Japon. qui est appelée respectivement « Dokdo » et « Takeshima ». La Corée du Nord revendique également la souveraineté des îles.. Les rochers Liancourt sont administrés depuis 1954 par la Corée du Sud..
En 1951, selon l'article 2 du traité de San Francisco signé avec le Japon, ce dernier reconnaît et renonce à tous les droits, titres et revendications sur la Corée. Cette renonciation inclut Quelpart (Jeju-do), l'île Dagelet (Ulleungdo) et Port Hamilton (Geomundo). La Corée demande à plusieurs reprises aux États-Unis que les rochers Liancourt soient inclus dans les territoires que le Japon doit céder mais les États-Unis considèrent les rochers Liancourt comme une partie du territoire japonais et rejettent la revendication sud-coréenne : « En ce qui concerne l'île de Dokdo, aussi connue sous le nom de Takeshima ou rochers Liancourt, cette formation rocheuse généralement inhabitée n'a selon nos informations jamais été administrée par la Corée et, depuis 1905, est sous la juridiction des îles Oki de la préfecture de Shimane du Japon. L'île apparaît n'avoir jamais été réclamée par la Corée », confirmé le par le sous-secrétaire d'État des États-Unis Dean Rusk (voir Documents Rusk).
Malgré ces échanges officiels entre les États-Unis et la Corée du Sud, cette dernière prétend que le traité de paix n'exclut pas Dokdo comme territoire coréen.vignette|300px|La garde côtière de Corée du Sud aux rochers Liancourt en 2009.Peu avant la fin de la guerre de Corée, le président sud-coréen Syngman Rhee proclame le la souveraineté de son pays sur une partie de la mer du Japon comprenant les Rochers : la ligne Syngman Rhee. Cette ligne fut tracée unilatéralement par la Corée du Sud et en complète violation du droit international.. En 1954, la Corée du Sud prend de manière unilatérale le contrôle des îles en y installant un contingent permanent de garde-côtes. En 1954, le Japon propose de porter l'affaire devant la Cour internationale de justice, ce que la Corée du Sud rejette, affirmant que les rochers Liancourt sont irrémédiablement des territoires sud-coréens, et ne peuvent donc pas être traités par des négociations diplomatiques ou un règlement judiciaire entre la Corée du Sud et le Japon.
Le différend sur les rochers existant toujours entre les deux pays, le Japon a renouvelé la proposition de le renvoyer devant la Cour internationale de justice en 1962, puis en 2012, mais cette démarche n'a toujours pas été acceptée par la Corée du Sud.
Il existe des interprétations contradictoires sur la réalité historique de la souveraineté des îlots. Les revendications coréennes sont en partie basées sur des références à une île coréenne appelée Usan-do dans divers documents historiques, cartes et encyclopédies tels que le Samguk sagi, les Annales de la dynastie Joseon, le Dongguk Yeoji Seungnam, et le Dongguk munheon bigo. Selon le point de vue coréen, celle-ci désigne les rochers Liancourt d'aujourd'hui, alors que les chercheurs japonais ayant étudié ces mêmes documents déclarent que les différentes références à Usan-do se réfèrent à différentes époques à l'îlot Jukdo voisin d'Ulleungdo, ou à une île inexistante située entre Ulleungdo et la Corée p. 4; Article 2, para. 2: "Such description... rather reminds us of Utsuryo Island." para. 3: "A study... criticizes... that Usan Island and Utsuryo Island are two names for one island." para. 4: "that island does not exist at all in reality.".
Les chercheurs ne s'entendent pas sur les premiers contrôles administratifs des îlots en raison d'ambiguïtés dans les premières chroniques historiques et les cartes, en partie à cause des changements de nom des îles dans la région au cours des siècles.
Période des Trois royaumes () Le Samguk Sagi (« Histoire des Trois royaumes », 1145) indique qu'en 512, du règne du roi de Silla, l'un des Trois Royaumes de Corée, le général Kim Isabu conquis l'État insulaire d'Usan, qui doit dès lors payer un tribut annuel à la cour de Silla.. Le Samguk Sagi mentionne qu'Usan était un royaume indépendant basé sur l'île d'Ulleungdo"十三年夏六月,于山國帰服,歳以士宜為貢于山國,在溟州正東海島,或名欝陵島,地方一百里,恃嶮不服,伊異斯夫,為何瑟羅州軍主,謂于山人愚悍難以威来,可以計服,乃多造木偶師子,分載戦船,抵其国海岸誑告白,汝若不服,則放此猛獣,踏殺之,國人恐懼則降." The character "do" (島) refers to island, whereas "guk" (國) refers to state/nation. See 三国史記「干山国帰服す」画像. 三国史記-卷四·新羅本紀·智証麻立干 智証王13年(512年)夏6月条. L'île d'Ulleung était appelée soit par le nom du pays (Usan-guk) ou par le nom de l'île (Ulleung-do).
Période Joseon (1392-1897) et Edo (1603-1867) Le Taejong-Sillok (태종실록, « Annales du roi Taejong ».) indique : L'inspecteur Kim Inu est retourné d'Usan-do, en ramenant des produits locaux en tribut, comme du bambou, des peaux de phoque, des tissus de ramie bruts, de la laine de soie et du gingembre. Kim ramène trois indigènes d'Usan-do. Il signale qu'il y avait quinze foyers vivant sur l'île, ce qui correspond à . En rentrant de l'île, Kim Inu traverse deux typhons, atteignant vivant le continent avec peine太宗 33卷17年2月 5日 "按撫使金麟雨、還自于山島、献土産大竹・水牛皮・生苧・綿子・検撲(木業)木等物、且率居人三名、以来、其島戸凡十五口男女併八十六、麟雨之往還也、再逢風具風、僅得其生 .. Le gouvernement coréen affirme qu'Usan-do désigne les rochers Liancourt, bien qu'il soit impossible de vivre sur ces rochers sans aide extérieure. Une distinction à noter est que « Usanguk » se réfère à un état basé sur Ullengdo, alors qu'Usan-do se réfère à une île. Les chercheurs japonais affirment qu'Usan-do ici ne désigne pas aux rochers Liancourt car les bambous ne se produisent pas aux rochers Liancourt et ne peuvent pas y habiter法学研究論集(studies in law) 第6号 濱田太郎(Ph. D. Hamada) p297 "「于山島」には人が居住し、竹などが産出されることなどが記されているが、竹島には人の居住に適さないし、樹木は生えない(It is recorded that persons live in Usan-do, and the bamboo etc. are yielded. But Liancourt Rocks is not suitable for the person's residence and the tree can't grow in the island)"..
Trois jours après le , le gouvernement du continent a décidé de faire évacuer de force l'Ulleungdo, pour assurer la collecte de la contribution par les habitants de l'île.. . Ainsi, Ulleungdo n'était, que de temps en temps, habitée par des clandestins jusqu'au . Après ces invasions japonaises, l'île d'Ulleungdo a été complètement vidée de leurs habitants.
Le Sejong-Sillok (세종실록, « Chronique du roi Sejong », 1432) mentionne Usan-do世宗實錄地理志江原道三陟都護府蔚珍縣 "于山、武陵二島在縣正東海中。二島相去不遠, 風日淸明, 則可望見。", National Institute of Korean History.Korea.net (1999–2006).History of Dokdo. Consulté le 9 janvier 2006., mais l'interprétation du contexte est contestée. Le texte est interprété comme suit : « Deux îles, Osan (於山) et Mureung (武陵), sont situées dans la mer de l'Est. Les deux îles ne sont pas loin l'une de l'autre, et le jour calme et ensoleillé, elles sont visibles d'un côté comme de l'autre. Durant la période Silla, elles s'appelaient Usan-guk (pays d'Usan), d'autres l'appelaient Ulleungdo (île Ulleung) ». La Corée du Sud insiste sur le fait que cela constitue une preuve évidente qu'Usan-do se réfère aux rochers Liancourt, les seules îles visibles uniquement depuis Ulleungdo en temps clair.
Le Dong'guk yeoji seungnam (, « Grand Atlas de la nation de l'Est (Corée) », 1481) et sa révision Sinjeung dongguk yeoji seungnam (, « Nouvelle édition du Grand Atlas de Corée », 1530) mentionnent que « les arbres et la plage » peuvent être clairement vus par beau temps.
「一雲武陵 一雲羽陵 二島在県正東海中 三峯及業掌空 南峯梢卑 風日清明則峯頭樹木 及山根沙渚 歴々可見 風便則二日可到 一説於山 欝陵 本一島 地方百里*」« Dongguk yeoji seungram, vol.7, Région Ganwon, District Uljin (『東國輿地勝覧』江原道 蔚珍) »
vignette|La Corée avec à l'est Usando et Ulleungdo (Paldochongdo 八道総図, Carte globale de huit provinces, annexée à Sinjeung dongguk yeoji seungnam 新增東國輿地勝覽, 1530, Corée).Les cimes des arbres et la plage ne sont pas visibles entre Ulleungdo et les rochers Liancourt même les jours ensoleillés. L'auteur du document insinue qu'il n'y a pas deux îles en réalité mais une seule île (« Certains affirment qu'Usan et Ulleung sont à l'origine une seule et même île »). Effectivement, il n'y a que la description de l'île d'Ulleung (les « arbres », « trois sommets »...).
La révision de ce livre en 1531 comprend la carte Paldo Chongdo (« Carte des huit provinces ») qui montre les deux îles séparées d'Usan-do et d'Ulleung-do au milieu de la mer du Japon. Usan-do est placé à l'ouest d'Ulleungdo, ce qui est clairement une erreur puisqu'il n'y a pas d'île à l'ouest d'Ulleungdo.
Les Annales de la dynastie Joseon (, 朝鮮王朝実録粛宗20年8月14日 ) parlent également de la visibilité des arbres de l'autre côté. .
La Corée du Sud se réfère également à lUlleung-Do Sajuk (울릉도 사적, 蔚陵島事蹟). Cette chronique est compilée par l'officier du gouvernement coréen Jang Han-sang (장 한상; 張漢相) en 1696 après l'incident An Yong-bok sous les ordres du royaume de Joseon. En cela, il déclare que, depuis Ulleungdo, « peut être vu à l'ouest les robustes monts Daegwallyeong (大關嶺) ; En regardant vers la mer à l'est, j'ai vu vagement une petite île dans la direction jin (辰) (est-sud-est), pas plus d'un tiers de la taille d'Ulleung et à pas plus de (environ ) de distance. ». . Cette preuve est utilisée par des experts sud-coréens pour démontrer que les Coréens de l'époque considéraient cette île au sud-est comme sous contrôle coréen.
Dans ce rapport de Jang Han-sang, avant la phrase ci-dessus, on lit également « A environ 5 li (environ 2km) à l'est (d'Ulleungdo) se trouve une petite île, pas très haute, recouverte de bambou Haejang (海長竹)..» Sur la carte d'Ulleungdo, faite par l'inspecteur Bak Chang-seok (朴昌錫) en 1711, figure une île juste à côté d'Ulleungdo, avec indication « bosquets de bambou Haejang, appelée Usando ». Le bambou Haejang est une espèce particulière qui peut atteindre jusqu'à sept mètres de haut, ce qui signifie que la petite île décrite ici, ne correspond pas aux rochers Liancourt puisque ceux-ci sont stériles n'ayant pas de terre propice à la culture du bambou..
Rapport de 1677 vignette|Takeshima-no-zu 竹嶋之図, Ulleungdo (Takeshima (竹嶋) ) à gauche, les rochers Liancourt (Matsushima (松嶋) )au centre et îles Oki en bas à droite (1724, Japon).