Fernand de Jacquelot du Boisrouvray est un écrivain et essayiste français, connu en particulier pour avoir fait partie du premier comité de rédaction de la revue littéraire Tel quel.

Débuts Fernand de Jacquelot du Boisrouvray naît à Chantilly le . Son père, Charles de Jacquelot du Boisrouvray, travaille pour le Comptoir national d'escompte de Paris et déménage régulièrement pour son travail. Son fils l'accompagne à la chasse dès le plus jeune âge, dans la région d'Orléans : son fils héritera de son intérêt pour la chasse, au point de publier des livres consacrés au sujet.

Fernand du Boisrouvray part ensuite étudier à HEC, à Paris, dont il sera diplômé en 1958. À cette époque, il se rapproche de Pierre de Provenchères, qui lui présente Philippe Sollers. Sollers le présente au poète Francis Ponge et Boisrouvray commence à fréquenter les cours de l'Alliance française. Il affirmera plus tard avoir été très inspiré par Ponge pour ses propres œuvres.

En , Philippe Sollers publie Le Défi dans le de la revue Écrire. Boisrouvray suit son exemple et publie son premier texte en dans Écrire. Il s'agit d'un récit d'une quarantaine de pages, intitulé Autre Chose. Ce travail reçoit un accueil très positif des critiques et, le , Fernand du Boisrouvray se voit décerner le prix Max-Barthou de l'Académie française.

Tel quel En 1958, Boisrouvray part accomplir son service militaire et décide de se porter volontaire pour l'Algérie, dont il revient en 1961. Il recevra pour son comportement la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze. La guerre d'Algérie reviendra dans certains de ses ouvrages, en particulier Marielle.

En 1960, Philippe Sollers, Fernand du Boisrouvray et d'autres jeunes auteurs montent une revue en partenariat avec les éditions du Seuil : Tel quel.

En 1961, Boisrouvray épouse Marielle Trouilleux.

Boisrouvray quitte le comité de rédaction le , mais cette démission ne sera officialisée qu'en 1967.

Au sujet de Tel quel, il dira : .

Après Tel quel En 1965, Marielle Trouilleux, la femme de Boisrouvray, décède des suites d'un cancer du poumon. Ce décès est au cœur de son ouvrage Marielle, qui sera publié à titre posthume en 1999.

À partir de 1970, Boisrouvray se concentrera sur la rédaction d'ouvrages sur la chasse. En 1971, il signe son premier article dans La Revue internationale de la chasse, puis il travaille pour Plaisirs de la chasse. Il tient pendant sept ans une chronique consacrée à la chasse dans la page loisirs du Figaro.

Il meurt à Paris le Relevé des fichiers de l'Insee.

Publications Textes littéraires « Autre Chose », Écrire (1959) « Une vallée sous les nuages », Tel Quel (1960) « Pages inécrites », Tel Quel (1960) « Sur la tombe du surréel », Tel Quel (1961) « Musique et Fruits », Tel Quel, (1962) « Contrejour », Tel Quel (1963) « De la vierge à la femme, ceci » (1965, inédit) Proust exposé (1965, inédit) Marielle (1999, publié à titre posthume, texte intégral disponible en ligne)

Textes sur la chasse L'enfant chasseur Un article dans la Revue nationale de la chasse, 1971 La Forêt au fil de l'homme, 1973 Le grand aller-retour Le parti-pris des bois Adaptation du Bestiaire sauvage de Rien Poortvliet (1978) Adaptation de Comment juger un cerf de Karl Lotze (1979) Adaptation dHistoires de chasse d'Adrian Ghinescu (1980) Réussir le permis de chasser (1980) La Chasse en questions (1985) Le Cerf et sa vénerie (1999, publié à titre posthume)

Notes et références

Liens externes

Boisrouvray, chasseur de mots, textes de Boisrouvray en accès libre, y compris des inédits

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