Le Primauguet était un croiseur léger français de classe Duguay-Trouin construit après la Première Guerre mondiale et détruit par les tirs du cuirassé américain le à Casablanca. Il a été nommé d’après Hervé de Portzmoguer, surnommé « Primauguet », un capitaine corsaire breton du au service d'Anne de Bretagne.

Historique Avec ses deux sisterships le Duguay Trouin et le Lamotte Piquet, le Primauguet est l'un des trois premiers croiseurs construits pour la Marine nationale après le premier conflit mondial.Il est mis en service en . Il débute immédiatement sa carrière par une croisière d'endurance autour du monde qui dura sept mois, revenant à la mi-décembreJournal L'Ouest-Éclair, . Il effectue des missions jusqu'en , date à laquelle il est basé en Extrême-Orient jusqu'à un grand carénage en . Les patrouilles en Extrême-Orient reprennent en jusqu'à son remplacement par le croiseur lourd Suffren. Il retourne alors en métropole.

Durant les premiers mois de la Seconde Guerre mondiale, il patrouille dans l'Atlantique Nord, escortant les convois. Le , il fait route vers Fort-de-France, en Martinique dans les Antilles, relevant le croiseur Jeanne d'Arc. Il navigue ensuite dans les Antilles néerlandaises, interceptant les navires marchands. Le , sous le commandement du capitaine de vaisseau Pierre Goybet, il relève le sloop britannique HMS Dundee au large de l'île d'Aruba. À la capitulation des Pays bas, Pierre Goybet débarque à Aruba avec le corps de débarquement du croiseur Primauguet pour défendre les dépôts pétroliers de la Shell et de la Standard Oil. Le Primauguet retourne à Dakar le , alors que la défaite française est proche. Avant la signature de l'armistice avec l'Allemagne, il participe aux opérations d'évacuation dans l'estuaire de la Gironde.

Après le , le Primauguet reste dans la marine de Vichy. Il participe à l'évacuation de l'or de la Banque de France en Afrique. Il est présent à Dakar le lorsque la Royal Navy attaque la flotte française à Mers-el-Kebir.

Deux mois après, les autorités de Vichy ont obtenu de la Commission allemande d'armistice d’envoyer à Libreville la de croiseurs et trois contre-torpilleurs pour s'opposer aux Français libres qui, fin août, avaient pris le contrôle des territoires d’Afrique-Équatoriale française (AEF), à l’exception du Gabon. Ils appareillent le , passent sans encombre le détroit de Gibraltar et vont ravitailler à Casablanca. Comme une réaction anglaise semble se préparer, ils mettent cap au sud à grande vitesse, laissant derrière eux la de contre-torpilleurs, qui n’a pas le rayon d'action suffisant pour les suivre à cette vitesse. Mais les croiseurs britanniques ont intercepté au large de la Guinée le pétrolier Tarn, escorté par le Primauguet, les contraignant à faire route vers Casablanca. Le reste de la force française sera intercepté dans les mêmes eaux par les croiseurs britanniques et , mais les croiseurs Georges Leygues et Montcalm réussissent à gagner Dakar, le troisième, La Gloire, à cause dune avarie de machine est contraint de rallier Casablanca.

Le , le Primauguet se trouve à Casablanca lorsque les alliées lancent l'opération Torch. La combat est inégal entre les bâtiments légers français, opposés aux cuirassés et aux croiseurs lourds, ainsi qu'a l'aviation de l'US Navy. Le Primauguet est pris sous le feu du cuirassé américain et du croiseur lourd , armés de canons de 406 et . Le Primauguet riposte courageusement de son artillerie de . C'est un baroud d'honneur et le bâtiment français est mis hors de combat. On déplore et plus de . Toute la nuit, le Primauguet est la proie des flammes. Il chavire le lendemain.

En et mi-, une campagne de déminage permet de récupérer de , de et ..

Aujourd'hui son épave, débarrassée de ses superstructures, gît toujours près des quais des conteneurs, recouverte par près de de vase, sans réel danger pour le trafic maritime.

Personnalités ayant servi sur le navire

François Drogou (1904-1940), Compagnon de la Libération.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Liste des croiseurs français Histoire de la marine française depuis 1789

Catégorie:Croiseur léger Catégorie:Bateau lancé en 1924 Catégorie:Croiseur de la Marine française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Navire coulé en 1942 Catégorie:Navire construit à l'arsenal militaire de Brest