Le pardon de Toulfoën, dit aussi pardon aux oiseaux de Toulfoën, est un pardon se déroulant en forêt de Carnoët dans le Finistère. thumb|Le pardon des Oiseaux en forêt de Toulfoën vers 1900 (carte postale Villard). Les origines du Pardon L'origine de ce pardon est inconnue. Une légende dit qu'un ermite vivant à Toulfoën, ou Lothéa, employait ses loisirs à charmer les oiseaux innombrables de la forêt, tel François d'Assise. En souvenir de cette tradition, il se faisait jadis à Toulfoën un marché d'oiseaux..
Ce pardon était initialement dédié à saint Maurice, remplacé par saint Toulfoën (un saint légendaire) après la Révolution française. Jusqu'au début du , il se déroulait en automne à l'orée de la forêt un important "pardon aux oiseaux", aussi appelé pardon de Toulfoën. Après la Deuxième Guerre mondiale, ce pardon purement laïc, surnommé "pardon sans chapelle"Inist-CNRS. fut complété par une fête foraine et des danses folkloriques et devint dans les années 1950 la fête populaire la plus fréquentée de BretagneYves Coativy et Fañch Postic, "La forêt de Carnoët (Quimperlé). Archéologie, histoire, traditions et légendes. Actes de la journée d'études tenue au lycée de Kerneuzec le 27 septembre 2013, Société d'Histoire du Pays de Kemperlé, Centre de Recherche Bretonne et Celtique", voir Hal-Ubo. ; mais l'affluence, montée jusqu'à environ personnes dans l'immédiat après-guerre, décline dans les décennies 1970-1980 et le dernier "Pardon des oiseaux" est organisé en 1991.
Le pardon au A. Marteville et P. Varin, continuateurs de Jean-Baptiste Ogée décrivent ainsi en 1845 Lothéa, la forêt de Toulfoën et le pardon des oiseaux qui s'y déroulait :
M. Daniel fait cette description du pardon des oiseaux de Toulfoën en 1847 : . Le pardon au En 1881 l'arrivée du train augmenta jusqu'à personnes la fréquentation du pardon des oiseaux. En 1903 la ratification par la France d'une Convention internationale pour la protection des oiseaux utiles à l'agriculture porta un sérieux coup au pardon qui menaçait aussi de dépeupler les bois de leurs oiseaux, et le marché des oiseaux fut par la suite interdit. Après la Seconde Guerre mondiale, il se transforma en fête folklorique attirant pendant la décennie 1950 jusqu'à personnes.
Marc Daubrive en fait cette description en 1929 :
Le Pardon des Oiseaux, devenu une simple fête, disparut en 1991Erwan Chartier-Le Floch et Christian Le Corre, "Clichés armoricains (1870-1930). Une Bretagne pittoresque et insolite", Coop Breizh, 2017, .
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
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