La crise de l'électricité à Gaza en 2017 fait référence au bras de fer engagé entre le Hamas et l’Autorité palestinienne au sujet de l'approvisionnement en électricité de la bande de Gaza sous contrôle du Hamas dix ans après sa prise de pouvoir armée de ce territoire en .
Contexte
Le , le président palestinien Mahmoud Abbas décide de ne plus payer à Israël la facture d’électricité d'un montant mensuel de onze millions de dollars pour l'approvisionnement du territoire côtier palestinien à partir de 10 lignes électriques qui couvrent environ 30 % des besoins de la population gazaouie. Israël déduit ce montant des taxes et des douanes qu'il perçoit pour le compte du gouvernement de Ramallah. L'Égypte fournit elle aussi de l'électricité, environ 15 %, mais l'approvisionnement est moins fiable. Cette décision du président palestinien a pour objectif de , sous blocus égyptien et israélien. À la suite de la décision d'Abbas de diminuer de 40 % ses paiements , le gouvernement israélien réduit le de trois quarts d'heure l'approvisionnement quotidien de l'enclave palestinienne. En plus d'affaiblir l'approvisionnement en électricité, l’Autorité palestinienne a cessé de transférer des fonds au système de santé de Gaza. Selon une ONG israélienne spécialisée dans le droit à la santé .
Le , à la demande l'Autorité palestinienne, Israël réduit de huit mégawatts (6 % environ) par heure la quantité d’électricité que le pays fournit à la bande de Gaza et le , l'Égypte commence à livrer du carburant à la bande de Gaza. Ce jour-là, 22 camions devraient transiter par le terminal de Rafah, à la frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza. Le million de litres de carburant industriel qu’ils transportent sera directement acheminé vers la centrale électrique.
Réactions Réaction du Hamas
Après l'annonce, en , par Mahmoud Abbas, de vouloir cesser les paiements de l’électricité fournie par Israël, le Hamas a accusé le gouvernement Abbas de et a averti que .
Le , à la suite de la mise en œuvre par Israël de la demande palestinienne de réduire le volume d'approvisionnement en électricité de la bande de Gaza, le Hamas a averti que ce développement .
Réaction de l’Autorité palestinienne À la suite de l'annonce du gouvernement palestinien en mai, Ahmed Majdalani, un collaborateur d'Abbas, a déclaré que la prochaine mesure du gouvernement sera . Majdalani a accusé le Hamas de . Il a ajouté que .
Réaction en Israël
Le , le ministre israélien Guilad Erdan déclare . Lors de la réunion gouvernementale convoquée sur cette crise, les responsables militaires israéliens ont donné leur aval à une réduction de l'approvisionnement énergétique de la bande de Gaza tout en estimant que .
Le , Benjamin Netanyahou déclare que la question de l'électricité à Gaza est un conflit interne et un différend financier entre l'Autorité palestinienne et le Hamas. Selon des sources en Israël des discussions sont cependant en cours avec le Caire et avec des pays européens sur les moyens de résoudre la crise.
Le , Yuval Steinitz, ministre israélien de l’Energie, qui s'est opposé à la coupure de l'électricité à la bande de Gaza faite à la demande de Mahmoud Abbas, déclare qu'Israël devrait recommencer à fournir de l’électricité à la bande de Gaza et ne pas permettre que sa politique soit dictée par les dirigeants palestiniens.
Réaction de l’Égypte Selon des médias arabes, le , l'Égypte propose au Hamas une plus grande liberté de passage à sa frontière avec la bande de Gaza et une augmentation du débit d’électricité qu'elle fournit au territoire contrôlé par le Hamas s'il accepte plusieurs exigences sécuritaires égyptiennes dont, la remise de 17 suspects réfugiés dans la bande de Gaza recherchés par le Caire pour terrorisme, la fin de la contrebande d'armes dans le Sinaï, une sécurité accrue aux frontières et des informations sur les mouvements dans les tunnels transfrontaliers vers Gaza .
Réactions internationales
Conséquences Conséquences humanitaires Le , coordinateur des affaires humanitaires des Nations-Unies avertit que et qu'elles risquent . Il estime par ailleurs que .
Le , l'Egypte livre du carburant pour relancer la centrale électrique de Gaza, lui permettant un approvisionnement pour les célébrations qui marquent la fin du mois de jeûne du ramadan. Conséquences politiques
Le , le gouvernement palestinien en Cisjordanie a bloqué onze sites d'information affiliés au Hamas et à d'autres rivaux politiques critiquant Mahmoud Abbas.
Conséquences économiques
Conséquences militaires
Références
Articles Connexes Bande de Gaza Autorité palestinienne Hamas
Liens externes FIVE REASONS WHY GAZA'S ELECTRICITY CRISIS COULD SPARK A WAR sur le Jerusalem Post, .
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