Louis-Adrien Prévost d'Arlincourt, né le à Évreux et mort guillotiné le à Paris, est un fermier général et un contre-révolutionnaire.

Famille Son père Charles-Adrien Prévost d'Arlincourt, né en 1718 à Doullens en Picardie, est Fermier général de 1763 à 1780. Il a épousé le Acte de mariage du 22 avril 1743 paroisse St Denis d'Evreux Marguerite de La Haye de la Gonnière (1722-1763).

Louis-Adrien épouse en premières noces, en 1774, Antoinette Juste Constant de la Sarra (1754-1779). Ils ont un fils, Charles Antoine Prévost d'Arlincourt (1778-1856) maître des requêtes au Conseil du Roi.

En secondes noces, il épouse le Marie Jeanne Gourgon de Précy (1749-1813), veuve de Jean-Baptiste Taffard, Intendant de Saint-Domingue, mort en à bord du vaisseau le Palmier qui le mène dans l'île pour prendre son poste.

Trois semaines avant son exécution, Louis-Adrien Prévost donne son autorisation pour le mariage de ses deux belles-filles, les 11 et : Marie Victoire Éléonor Taffard avec Armand Thomas Cugnot de l’Épinay (1775-1809), le fils d'un de ses codétenus, et Marie Elisabeth Alexandrine Taffard avec Pierre Joseph Fabien de Bourgade (1770-?). Ils ont 2 fils, Charles Marie Alexandre Prévost d'Arlincourt (1787-1864) aide de camp du roi de Naples Murat, et Charles-Victor Prévost d'Arlincourt (1788-1856), célèbre romancier du .

Biographie

Fermier général En 1771, Louis Adrien Prévost d'Arlincourt est fermier général adjoint de son père et en 1780, il lui succède en qualité de titulaireYves Durand, Les Fermiers généraux au , Paris, PUF, 1971, 664 p..

Il est avec ses deux sœurs le légataire universel d'Elisabeth Legrand, sa grand-tante (1695-1768), épouse du fermier général Philippe Cuisy (1691-1779)Archives des Yvelines 1MIEC 197, Village d'Orgerus, Registre des baptêmes, mariages, sépultures, 1767 - 1792, inhumation de Philippe Cuisy, seigneur d'Orgerus, le 26 novembre 1779, décès le 23 novembre 1779, rue de Cléry, paroisse St-Eustache à Paris, p. 168/384.. Ils héritent en 1772, d'une partie d'un immeuble rue des Mauvaises-Paroles à Paris (rue des Lavandières--Opportune).

Son père lui cède le fief de la Mérantais à Magny-les-Hameaux près de ChevreuseArchives Fromageot. Cette propriété se trouve en bordure du Grand parc de chasse de Louis XIV qui entoure le Château de Versailles. A proximité de sa propriété la Porte de Mérantais y donne accès. La propriété est vendue le 25 pluviose an XII () par les héritiers de M. d'Arlincourt.

Il loge dans Paris, rue Saint-Honoré , dans l'hôtel appartenant à son père.

Sous la Révolution française Ses activités politiques répertoriées semblent révéler que, comme son père, c'est un monarchiste absolutiste, conservateur, traditionaliste, catholique ultramontain et contre-révolutionnaire.

Une tentative de substituer le Dauphin ? Il est, dit-on, l'âme d'un projet qui consistait à substituer au dauphin - d'accord avec Marie-Antoinette - son propre fils. Mais les détails du projet son tels qu'il ne semble pas qu'une pareille tentative ait jamais été tentée ni même conçue. La famille d'Arlincourt est dévouée à ses princes. Il est convenu que Madame d'Arlincourt, qui habite alors le château de Mérantais, et qui a deux fils dont l'aîné, un peu plus jeune, a la taille du Dauphin, parte pour les eaux des Pyrénées avec ses deux enfants; et que le fils de Louis XVI soit substitué à l'un d'eux. Des Pyrénées, le dauphine serait parti pour Madrid.

Voici ce qu'écrit son fils cadet, le romancier Charles-Victor Prévost d'Arlincourt, dans la préface de son roman « Les fiancés de la mort » paru en 1850 :

Participation au vol des diamants de la Couronne de France ? « Le dimanche (5 août) et le lundi (6 août) précédant le (vendredi) 10 août 1792 qui marque la fin de la monarchie, six malles sortent furtivement du Garde-Meuble (National). Elles appartiennent au gendre de Thierry de Ville-d'Avray, Baude de Pont-l'Abbé, et sont acheminées par Azèle, son homme de confiance chez Prévost d'Arlincourt, ex-fermier général (hôtel parisien de la rue Saint-Honoré, 342) qui, comme la plupart de ses anciens collègues, avait fait passer des fonds en territoire ennemi. ».Archives Nationales Police F/7/4661 dos 3 3p DARLINCOURT..

Selon l'historien Olivier Blanc, les joyaux ayant la plus grosse valeur marchande n'auraient pas été dérobés en , comme le décrit le compte-rendu officiel, mais les dimanche 5 et lundi , et déposés chez Prévost d'Arlincourt. .

Arrêté avec tous les fermiers généraux

Sur la proposition de Bourdon de l'Oise, la Convention décrète le 4 frimaire an III () l'arrestation des anciens fermiers généraux, intendants et receveurs généraux des finances. À partir du 25, Louis-Adrien Prévost d'Arlincourt est appréhendé, avec 34 autres fermiers généraux, dont son cousin Etienne Marie de La Haye.

Testament de mort

Il est guillotiné place de la Révolution le 8 mai 1794, à l'âge de cinquante ans, en même temps que 26 anciens fermiers généraux. Son père est guillotiné six jours plus tard.

Compte tenu de la date de son exécution, le corps de Louis-Adrien Prévost d'Arlincourt devrait avoir été inhumé dans les fosses communes du cimetière des Errancis, dont le contenu est transféré aux catacombes de Paris, à la suite de travaux d'urbanisme durant la seconde partie du .

Notes et références Notes

Références

Articles connexes Ferme générale Fermiers Généraux pendant la Terreur

Catégorie:Fermier général Catégorie:Naissance en mai 1744 Catégorie:Naissance à Évreux Catégorie:Décès en mai 1794 Catégorie:Décès à Paris Catégorie:Condamné à mort guillotiné Catégorie:Personnalité guillotinée durant la Révolution française Catégorie:Personnalité contre-révolutionnaire