vignette|Localisation de la ville d'Orléans (point jaune) sur une carte de France La liste les personnalités liées à Orléans répertorie les personnalités ayant un lien avec Orléans, commune française du département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Personnalités politiques et personnalités religieuses

vignette|upright=0.7|Jeanne d'Arc. vignette|upright=0.7|François II, roi de France.

Jules César, qui cite Orléans (Cenabum) dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, en tant qu'oppidum des Carnutes. Un soulèvement contre les Romains dans la cité est en effet à l'origine de son intervention en −52. Il brûle la cité et massacre ses habitants qui tentent de s'enfuir par le pont. ; Aurélien, empereur romain qui aurait donné son nom à Orléans (Aurelianum, Orliens, Orléans) saint Aignan, évêque d'Orléans (358-453). L'église était alors la seule structure sociale réellement présente (du fait du délitement progressif de l'empire). Les historiens de l'époque rapportent comment Aignan aida la ville à tenir face au siège mené par Attila, chef des Huns, en 451, puis partit chercher l'aide du général romain Ætius avant de revenir à Orléans, accompagné de l'armée romaine. Ils arrivèrent à temps pour sauver la ville assiégée. Les Huns, pourchassés, furent battus peu de temps après, lors de la bataille des champs Catalauniques, en Champagne ; Théodulfe, missus dominicus et conseiller de Charlemagne, abbé de Fleury (Saint-Benoît-sur-Loire), évêque d'Orléans, intellectuel, lettré, humaniste de la Renaissance carolingienne ; Hugues Capet, comte d'Orléans, roi des Francs (987-996), premier souverain de la dynastie capétienne (dont certains héritiers sont toujours actuellement monarques), fit emprisonner le dernier carolingien au châtelet d'Orléans, associa son fils Robert II à la couronne en la cathédrale d'Orléans ; Robert Le Pieux, roi de France né et associé au trône à Orléans ; Louis VI le Gros (1081-1137) est sacré roi de France dans la cathédrale d'Orléans en 1108 ; Philippe (1052-1108), roi de France, enterré dans l'abbaye de Fleury (Saint-Benoît-sur-Loire) près d'Orléans. Tombe non profanée, pierre tombale toujours visible ; Clément V, pape, étudiant à Orléans, a fondé officiellement l'université d'Orléans par une bulle en 1306 ; Jean Stuart de Derneley ou John Stewart of Darnley (1365-1429), connétable d'Écosse et allié de Jeanne d'Arc, est enterré avec son épouse dans la cathédrale d'Orléans. ; Jeanne d'Arc (1412-1431) délivra Orléans en 1429 et est largement considérée comme l'héroïne de la ville ; Jean de Dunois, « le bâtard d'Orléans », chef de guerre et compagnon de Jeanne d'Arc. Il a donné son nom à un quartier de la ville ; Charles d'Orléans (1394-1465), duc d'Orléans, célèbre poète ; Louis XI, roi de France (1461-1483), qui vénérait particulièrement saint Aignan, patron de la ville aux yeux de l'Église. Il finança la reconstruction de l'église royale de Saint-Aignan d'Orléans détruite pendant la guerre de Cent Ans. Il accorda d'autres privilèges à cette importante collégiale et se fit construire un hôtel particulier toujours visible près de celle-ciJacques Debal, Orléans : Une Ville, une Histoire.. Il est enterré en la basilique Notre-Dame de Cléry-Saint-André, près d'Orléans Louis XII, duc d'Orléans, roi de France (1498-1515) ; Jean Calvin (1509-1564), réformateur ; François II, roi de France, y meurt en 1560 ; François de Guise, duc de Guise, chef du parti catholique pendant les guerres de Religion, mort pendant le siège d'Orléans ; François Leclerc du Tremblay (1577-1638), connu en religion sous le nom de Père Joseph et qui devint l'« éminence grise » du cardinal de Richelieu, était entré en religion dès 1599 chez les capucins d'Orléans ; Isaac Jogues (1607-1646), missionnaire ; Marie-Louise d'Orléans (1627-1693), petite-fille d'Henri IV, fille de Gaston d'Orléans et cousine de Louis XIII. Elle organisa la résistance parisienne au cours de la Fronde. Charles Nicolas Beauvais de Préau (1745-1794), député montagnard de l'Assemblée nationale législative et de la Convention, né à Orléans, décédé à Montpellier des suites des sévices infligés, pendant sa captivité à Toulon, par des insurgés refusant le régime de Terreur révolutionnaire. Léonard Bourdon (1754-1807), conventionnel sous la Terreur (jacobin, montagnard), puis pendant la période thermidorienne ; François Bignon (1789-1863), négociant et homme politique français, né à Orléans ; Amédée Thayer (1799-1868), homme politique français ; André Dessaux (1887-1945), dirigeant de la vinaigrerie Dessaux, entreprise familiale fondée en 1789, résistant, arrêté par la Gestapo avant d'être déporté, puis maire d'Orléans en 1945. René François Schneyder (1894-1972), administrateur en Indochine ; Pierre Ségelle (1899-1960), ministre de la Santé dans le gouvernement provisoire (1946-1967), ministre du Travail lors de la création du SMIG (1949-1950), maire d'Orléans (1954-1959) ; Robert Bothereau (1901-1985), futur secrétaire de Force ouvrière entre 1948 et 1963, fut le secrétaire de la bourse du travail d'Orléans ; Roger Secrétain (1902-1982), journaliste, écrivain et homme politique, maire d'Orléans (1959-1971) ; Jean Zay (1904-1944), homme politique, ministre de l'Éducation nationale du Front populaire ; Segundo Blanco (1899-1957), homme politique et anarchiste espagnol, ministre de l'Instruction publique du dernier gouvernement républicain, trouve refuge à Orléans en 1939; Pierre Chevallier (1909-1951), homme politique ; François-Yves Guillin, résistant né en 1921 à Orléans ; Jean-Marie Lustiger (1926-2007), élève du lycée Pothier de 1939 à 1944, a été évêque d'Orléans entre 1979 et 1981 ; Ibni Oumar Mahamat Saleh (1949-disparu en 2008) ancien étudiant et docteur de l'université d'Orléans, homme politique tchadien ; Jean-Pierre Sueur (1949-), questeur du Sénat et ancien maire d’Orléans Anne Lauvergeon (1959-), ancienne directrice d'Areva, y passe une partie de son enfance et a étudié au lycée Voltaire ; Serge Grouard (1959-), actuel maire d’Orléans. Olivier Carré (1961-), maire d’Orléans de 2015 à 2020. Philippe Juvin, né le à Orléans, homme politique français, maire de La Garenne-Colombes (92250) (LR) et député européen (PPE) depuis 2009 ;

Armée

Ebbes de Déols, Ebbes le Noble, est un noble du Haut Moyen Âge, fondateur de la maison de La Châtre, mort en 935 (meurt en combattant les Hongrois à Orléans en 935.) Jacques Quétard de La Porte (1746-1822), général des armées de la République et de l'Empire y est né. Thomas O'Meara (1750-1819), comte de Baane, général des armées de la République et de l'Empire, né à Dunkerque, décédé à Orléans. Pierre Barbier (1759-1825), général des armées de la République et de l'Empire, né à Artenay, décédé à Orléans. François L'Huillier de Hoff (1759-1837), général des armées de la République et de l'Empire. François Muller (1764-1808), général des armées de la République, né à Sarrelouis,décédé à Orléans. Charles Théodore Beauvais de Préau (1772-1830), fils du député montagnard Charles Nicolas Beauvais de Préau, général des armées de la République et de l'Empire, écrivain militaire, né à Orléans, décédé à Paris. Jean-Pierre Doguereau (1774-1826), général des armées de la République et de l'Empire ; François Anselme (1809-1867), général français ; Gontran Gauthier (La Couronne 1906 - Orléans 1966), Maître électricien sur le sous-marin Rubis, Compagnon de la Libération. Jean Laquintinie (Orléans 1909 - Yaoundé 1941), médecin de la Colonne Leclerc en AEF, Compagnon de la LibérationFiche biographique sur le site de l'Ordre de la Libération Philippe Ragueneau (1917-2003), résistant, Compagnon de la LibérationFiche biographique sur le site de l'Ordre de la Libération René Dalmon (1917-2003), résistant.

Musique

Johannes Tinctoris (v. 1435-avant 1511), théoricien de la musique et compositeur, originaire du Brabant wallon. Étudiant en droit à l'Université d'Orléans, il y fut élu procurator (c'est-à-dire représentant) des étudiants de la Nation germanique de cette université. Parallèlement, de 1460 à 1465, il exerça comme maître de musique (maître de chapelle) de la cathédrale ; Eloy d'Amerval (fl. 1455-1508), compositeur et poète, d'abord chantre au service de la cour de Savoie, sous l'autorité du compositeur Guillaume Dufay, avant d'être attaché à la cour du poète Charles d'Orléans. Ensuite, il exerça comme maître de musique de la collégiale Saint-Aignan d'Orléans, puis de la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans. Il semble qu'il ait exercé ensuite à la cour des Sforza à Milan. En 1480 il était à Saint-Hilaire de Poitiers. Il est connu (entre autres) comme l'auteur de motets, actuellement perdus, composés en 1483 et destinés à être chantés à l'occasion de la Fête du 8 mai à Orléans (célébrée tous les ans à partir du 8 mai 1429, date de la libération de la ville par Jeanne d'Arc) ; Richard Crassot (v. 1530-après 1581), compositeur et maître de musique de la cathédrale (1573), avait auparavant harmonisé le Psautier de Genève à 4 voix (psautier calviniste, éd. Lyon, 1564) ; Abraham Fourdy (v. 1560 ?-1637), compositeur, lauréat du Puy de musique d'Évreux (1587), un important concours de composition créé par l'organiste du roi, Guillaume Costeley. Fourdy exerça à la collégiale Saint-Aignan et plus brièvement à la cathédrale ; Charles d'Ambleville, compositeur, né dans le diocèse d’Évreux, le . Mort à Rouen le . En 1626 et 1629 au moins, il s'occupait des affaires temporelles du collège des Jésuites d'Orléans (l'ancêtre du lycée Pothier). Il y était certainement aussi maître de musique. Comme bien d'autres à cette époque il ne publia sa musique (dans son cas novatrice) que vers la fin de sa vie (1634, 1636). Pierre Gautier (1599-après 1638), luthiste ; Henri de Launay (ou Delaunay), « maître ès arts de musique et mathématiques », luthiste et compositeur. Auteur de pièces pour luth dont la célèbre Cascade (Chaconne, ou Cascade de Mr de Launay) qui avait pu être également attribuée à Ennemond Gaultier (1575-1651) ; Pierre Tabart (1645-1716), compositeur, né à Chinon, fut Orléanais de 1679 à 1683, en tant que maître de musique de la cathédrale, avant de participer au concours de recrutement organisé par Louis XIV pour assurer quatre postes de sous-maîtres exerçant par quartiers à la chapelle royale de Versailles en 1683 ; Guillaume Minoret (Paris, 1650-Versailles, 1720), compositeur, maître de musique de la cathédrale Sainte-Croix, puis de Saint-Germain-l'Auxerrois, à Paris et enfin, de la chapelle royale de Versailles ; Jean-Baptiste Morin (1677-1745), compositeur, créateur de la cantate française. De 1683-1685 jusque vers 1697 il fut élève de la maîtrise de la collégiale Saint-Aignan ; Pierre-César Abeille (1674-1740), maître de musique de la cathédrale d'Orléans en 1713. Il a participé à la composition d'un recueil de Cantiques spirituels conservés en manuscrit à la médiathèque d'Orléans. Louis Homet (1691-1767), compositeur, maître de musique de la cathédrale d'Évreux, puis de la cathédrale d'Orléans, de Notre-Dame de Chartres et enfin de Notre-Dame de Paris. Également (re)fondateur et maître de l'Académie de musique d'Orléans (ancêtre du conservatoire). Christophe Moyreau (1700-1774), organiste, claveciniste, compositeur. Fit toute sa carrière à Orléans ; Jean Robert (1705-1770), maître de danse et compositeurArticle Muséfrem ; Sa fille, Marie-Louise Robert-Geuffronneau (1729-1780), compositrice dans le même domaine que son pèreArticle Muséfrem ; Charles Hérissé (1737-1817), maître de musique de la cathédrale, compositeur, formé à la collégiale Saint-Aignan ; François Giroust (1738-1799), idem, compositeur, formé à Paris ; fut ensuite surintendant de la musique de Louis XVI, puis auteur d'hymnes républicains ; Nicolas Lupot (1758-1824), luthier, le « Stradivarius français » ;