Les Groseilles de novembre (en estonien Rehepapp ehk November), sous-titré Chronique de quelques détraquements dans la contrée des kratts, est un roman publié par l'écrivain estonien Andrus Kivirähk en 2000 et traduit en français en 2014.

Il relate la vie quotidienne d'un village dans une Estonie médiévale merveilleuse fondée sur les légendes et les croyances paysannes estoniennes. Le ton du livre alterne entre l'humour et le drame. Le roman a été adapté au cinéma en 2017.

Résumé Chaque chapitre du roman relate une journée du mois de novembre. Chaque jour voit les villageois tenter de survivre dans un quotidien rude marqué par la pauvreté, la dureté du travail et les nombreux dangers qui les guettent. De multiples rivalités ou amitiés entre villageois se nouent et se dénouent au fil du temps.

Pour améliorer leur quotidien, plusieurs villageois ont recours à des pratiques magiques ou semi-magiques, à commencer par la fabrication de kratts, de petits serviteurs dont le corps est fait d'objets du quotidien mis au rebut (chaudrons, bouilloires, seaux et balais, bâtons). Une fois le kratt confectionné, il faut aller dans la forêt passer un pacte avec le Diable afin de donner vie au serviteur, mais les villageois ont leurs propres ruses pour éviter de finir damnés : au lieu de signer avec leur sang, ils utilisent du jus de groseilles. Quand le kratt est fatigué, ou usé, ou surexploité, il prend feu, et tout doit être recommencé.

La campagne environnante est aussi peuplée par des créatures surnaturelles (comme suce-lait trop fragile, génie, chaussefroide, croque-mitaine, pelu-noir), sans parler de la mort ou de la peste qui prend la forme d'une créature repoussante marchant de village en village pour décimer la population, mais aussi bien en petite chèvre, en jeune fille ou en grosse pièce de monnaie.

Certains adultes disposent d'un onguent à loup qui permet de se transformer en loup ou en loup-garou et de fréquenter sans trop de risque la forêt, de ramener du gibier, de visiter les extérieurs des fermes ou du manoir.

Personnages Lembit, surveillant du manoir, récupère les hosties pour chasser efficacement Timofei, le vieux soldat infirme, qui vit chez Lembit Hans, le régisseur du manoir, amoureux de la jeune baronne et son kratt bonhomme de neige raconteur de belles histoires d'amour Oskar, intendant des récoltes au manoir Mall, son épouse, enceinte et réclamant de la viande Luise, femme de chambre au manoir, amie de Linna Ints, valet de chambre au manoir Koera Kaarel, fermier Jaan, son valet, orphelin, serf misérable, rêvant du lointain et chaud pays des paresseux, amoureux de Luise Räägu Reïn, fermier, veuf, se méfiant de tout ce qui touche au manoir et ceux qui y sont employés Liina, sa fille (robe, broche), amoureuse d'un homme qui ne le sait pas et aime ailleurs Sander, granger (métayer), guérisseur Imbi et Ärni, vieux couple de paysans sans terre, toujours prêts à quémander ou chaparder Ouna Endel, fermier, jeune homme musclé, et grossier, fiancé supposé de Liina, mais sans kratt le pasteur Moosel Muna Ott, disparu dix ans au service du Vieux-Païen, à entretenir le feu sous les chaudrons (une sinécure), et désormais au service du pasteur Minna, la sorcière, petite vieille, et ses productions le Diable, le Vieux-Païen, le Vieux-Garçon, Vénérable Cornu, noble seigneur de l'enfer au manoir des Allemands : la vieille baronne le vieux baron la jeune baronne le tavernier un chapardeur (étranger), de Saaremaa Villu, granger du village voisin, qui annonce à Sander le retour de la peste un colporteur seto Sorgu Mai, vieille fille morte, revenante, qui s'occupe de ses vaches de mer bleues

Histoire éditoriale Rehepapp ehk November a été publié en Estonie en 2000 chez Varrak. Le roman a été traduit en français par Antoine Chalvin et publié en France aux éditions Le Tripode en 2014.

Accueil critique Le roman reçoit un excellent accueil en Estonie et est considéré à l'époque comme le meilleur roman de l'auteurUn nouveau roman d'Andrus Kivirähk en français, article sur le site de l'association France-Estonie en 2014. Page consultée le 17 juin 2017..

La traduction française d'Antoine Chalvin reçoit une bonne critique dans la revue de littératures de l'imaginaire Bifrost. Jean-Pierre Lion estime que le roman est et suppose que l'auteur pourrait plaire aux amateurs de feu Terry Pratchett. Le seul reproche qu'il adresse au roman est de rester dans un univers assez proche de celui de L'Homme qui savait la langue des serpentsCritique des Groseilles de novembre, article de Jean-Pierre Lion dans Bifrost n°79. Version en ligne mise en ligne le 20 juillet 2015. Page consultée le 17 juin 2017.. Dans la revue de littérature généraliste Nouvelle Quinzaine littéraire, Gabrielle Napoli donne également une critique favorable « Ça se détraque chez les kratts », article de Gabrielle Napoli dans La Nouvelle Quinzaine littéraire, n°1117 (01 déc. 2014). Partiellement accessible en ligne. Page consultée le 17 juin 2017. où elle voit dans le roman un , de sorte que le lecteur reste .

Adaptation au cinéma Les Groseilles de novembre a été adapté au cinéma en 2017 par le réalisateur sous le titre November, sorti en Estonie le Actualités estoniennes 1er-15 février 2017, article de Vincent Dautancourt sur le site de l'association France-Estonie en février 2017..

Notes et références

Articles connexes Histoire de l'Estonie Mythologie estonienne Lembitu, roi légendaire, figure nationale (contre Allemands et Lettons) Kalevipoeg, épopée mythique estonienne

Lien externe Présentation des Groseilles de novembre sur le site de l'éditeur Le Tripode

Catégorie:Roman de fantasy estonien Catégorie:Roman paru en 2000

Catégorie:Œuvre littéraire se déroulant en Estonie Catégorie:Œuvre littéraire se déroulant au Moyen Âge Catégorie:Diable dans la littérature Catégorie:Peste dans la littérature Catégorie:Roman adapté au cinéma