vignette|Pilote aux commandes d'un H125 Écureuil. vignette|Vue à l'intérieur de la cabine d'un "Écureuil" de la BBC News volant au-dessus des côtes de Douvres. vignette|Un Écureuil AS350-B3 à Salzbourg en Autriche.

L'Airbus Helicopters H125 (anciennement Aérospatiale AS350 Écureuil) est un hélicoptère léger polyvalent développé par Aérospatiale en 1974 ayant la particularité d'être le premier hélicoptère utilisant un moyeu de rotor sans articulation « Starflex », puis produit par Eurocopter à partir de et Airbus Helicopters depuis .

Cet appareil, qui a la particularité d'avoir été développé en versions mono et biturbine, est commercialisé aux États-Unis sous l'appellation AStar (AS350 monoturbine) ou TwinStar (AS355 biturbine).

L'AS350 a donné naissance à une version dotée d'un anti-couple de type fenestron, et rebaptisée Eurocopter EC130-B4 puis renommée Airbus Helicopters H130. Produit sous licence au Brésil sous l'appellation HB.350 Esquilo, l'AS350 a également servi de support à la création du Changhe Z-11 chinois, en partenariat avec Changhe Aircraft Industries Corporation.

Historique Alors que la Gazelle avait remplacé l'Alouette II sur le marché militaire, le bureau d'études de l'Aérospatiale chercha au début des années 1970 à lui trouver un successeur sur le marché civil, en mettant l'accent sur trois points : le coût d'exploitation, le niveau de bruit et celui des vibrations. Dès sa conception, le nouvel hélicoptère fut dessiné pour affronter la concurrence, en particulier le Bell 206. Le résultat fut un appareil très simple, mais très fiable, faisant largement appel aux matériaux composites : tête de rotor « Starflex », poutre supportant l'anti-couple bipale en fibre de verre, éléments du fuselage… Considéré comme la quatrième génération des hélicoptères développés en France, après l'Alouette II, le Puma et le Dauphin, cet appareil a aussi fait appel à des techniques de très grande production inspirées de celles de l'automobile. Le dessin de l'appareil est classique et la cabine aménagée pour deux pilotes sur des sièges individuels et trois ou quatre passagers sur une banquette arrière, mais de nombreuses options d'aménagement sont possibles. Appelé au départ Alouette Affaires, le nom d'Écureuil lui sera attribué en .

Le prototype AS350-001 [F-WTNB] effectua son premier vol le 27 juin 1974., piloté par Daniel Bauchart et Bernard Certain, équipé d'un turbomoteur Avco-Lycoming LTS101 de entraînant le nouveau rotor « Starflex ». Il a été suivi, le , de l'AS350-002 [F-WVKI], équipé d'un turbomoteur Turbomeca Arriel 1B de , moteur développé spécialement pour les hélicoptères de petit tonnage. Ce dernier modèle fut certifié le .

C'est un Écureuil B3 de série, néanmoins légèrement modifié, d'une masse à vide de avec certains éléments de la cabine, comme les sièges passagers, enlevés pour gagner environ , un moteur de et un rotor de de diamètre. qui a réussi le à se poser au sommet de l'Everest, l'exploit ayant été réitéré le lendemain. Le pilote français Didier Delsalle est parvenu, à deux reprises, à se poser et à redécoller quelques minutes plus tard. Pour que la Fédération aéronautique internationale enregistre ce record, il a dû rester deux minutes minimum en statique posé sur le sommet, critère rempli puisqu'il est resté environ quatre minutes à chaque fois. Dans les jours précédant le record, le pilote s'est entraîné en se posant sur le Col Sud (), et a aussi secouru deux alpinistes japonais en difficulté à une altitude de .

Le , Eurocopter a livré à la police sud-africaine le trois-millième Écureuil monomoteur construit, un AS350 B3. Le constructeur en a profité pour annoncer qu'à cette date il avait vendu , ces machines totalisant d'heures de vol effectuées par dans . En 2010, le cinq-millième est livré à une société française, un AS350 B3.

En 2015 la désignation commerciale de cet aéronef a été modifiée. en Airbus Helicopters H125. C'est ainsi qu'il est désormais commercialisé..

En 2019, le plus ancien hélicoptère Airbus en service est un Écureuil AS350 BA livré en 1991 à une compagnie d'Hawaï.

En , plus de sont en service sur les plus de . Ceux-ci ont accumulé plus de d'heures de vol..

En , lors de la visite d'Emmanuel Macron, l'Inde inaugure une usine d'assemblage à Vemagal, près de Bengalore, pour fabriquer des H125 Écureuil.

AS350 Écureuil : monomoteur AS350 B Écureuil : Après une présérie de lancée fin 1977, cette première version équipée d'une turbine Arriel 1B est apparue en 1978, la livraison du premier appareil de série ayant lieu en . L'Écureuil ne parvint pas à remplacer SA-316B et SA.319B mais fut plutôt perçu par les utilisateurs européens comme un appareil complémentaire aux Alouette et Lama. Cet hélicoptère conçu pour le marché civil n'intéressait pas non plus les militaires, même si la gendarmerie nationale française a acheté . AS350 BA Écureuil : Certifiée le , cette version devait initialement désigner les SA.350B rééquipés avec les pales larges du SA.350B2, autorisant une masse maximale au décollage supérieure de (). Ce modèle fut pourtant produit en série de 1992 à 1998. AS350 BB Squirrel : Hélicoptère d'école destiné aux besoins de la RAF (Squirrel HT.1) et de l'Army Air Corps (Squirrel HT.2). AS350 B1 Écureuil : Certifié le , ce nouveau modèle est équipé d'une turbine Arriel 1D de et de la boite de transmission principale de l'AS355 Écureuil 2. Optimisé pour les missions en altitude ou climats tropicaux, cette version connut un franc succès grâce à une amélioration sensible des performances et une masse au décollage accrue de (). AS350 B2 Écureuil : Modèle certifié avec une turbine Arriel 1D1 de , le rotor principal et l'anti-couple de l'AS.355 Écureuil 2. Commercialisé en Amérique du Nord comme SuperStar. Masse au décollage de . AS350 B3 Écureuil : Version hautes performances de l'Écureuil avec une turbine Turbomeca Arriel 2B de 847 ch et système FADEC. Le prototype a effectué son premier vol le et a été certifié le . Les livraisons ont commencé en . Cette dernière version a battu en 2005 un certain nombre de records de vitesse ascensionnelle. ( en , en et en ), avant de réussir le plus haut posé du monde au sommet de l'Everest () le ., piloté par Didier Delsalle.. AS350 B3+ Écureuil : Équipé de la turbine Turboméca Arriel 2B1. AS350 B3e : Certifié en 2011. Équipé de la turbine Turboméca Arriel 2D. Renommé H125. Helibras HB.350B Esquilo : À partir de 1979 la firme brésilienne Helibras a commencé à assembler sous licence des HB.350B Esquilo. AS350 C AStar : Certifié le . Équipé d'une turbine Lycoming LTS 101.600A-1 ce modèle destiné spécifiquement au marché nord-américain a connu dès son lancement aux États-Unis en 1978, un succès remarquable avec plus de commandés la première année. AS350 D Astar : Certifié le il est équipé d'une turbine Lycoming LTS-101-600A2. Nouvelle version destinée au marché américain, moteur plus puissant. AS350 L Écureuil : Version militaire du AS350 B apparue en 1984 avec une turbine Arriel 1D de (AS.350L1) ou 1D1 de (AS.350L2). En 1990, les AS350 L sont devenus AS550 U. H125 : Reprend le modèle du B3. Eurocopter ajoute au niveau du rotor de queue . Le turbomoteur est remplacé par une turbine Turbomeca Arriel 2D ayant un TBO (Time Between Overhaul) de . Ce changement permet théoriquement des demandes plus rapides en puissance, mais du fait de la faible modification du rotor de queue, cela est moins vrai en réalité. Il n'y a pas de servocommande double corps comme l'EC130 B4 plus largement destinée au transport de passagers. Par conséquent, il n'y a qu'une seule pompe hydraulique et une seule bâche hydraulique (Pour l'EC130 B4, hydrauliques et hydrauliques). AS350Z ou AS351 : modèle expérimental qui réalise son le et intègre notamment un rotor anticouple à Fenestron ainsi que des patins carénés. Immatriculé F-WGMQ il a été conçu par transformation de l'AS350B .. AS350G : le . Il est équipé d'une turbine Allison C-30. Certifié un an plus tard, il ne sera pas produit. Il a été conçu par transformation de l'AS350 .

AS355 Écureuil 2 : bimoteur vignette|Aérospatiale AS355-F1 devant la montagne Buachaille Etive Mòr en Écosse. vignette|Aérospatiale AS355-F2 à l'aéroport de Toulouse-Blagnac (LFBO). vignette|Un Écureuil AS355-N de l'unité aérienne de la police royale malaisienne à Langkawi.

AS355 Écureuil 2 : Dès 1978 fut lancé à la demande du marché américain le développement d'une version bimoteur IFR de l'Écureuil, le premier des deux prototypes [F-WZLA] prenant l'air le avec des moteurs Allison 250-C20F de entraînant au moyen de deux boites de transmission couplées un rotor à pales en matériaux composites. Le second prototype prit l'air dès le et la production fut lancée après d'essais en vol seulement. En , on comptait déjà bimoteur en service dans le monde. AS355 E Écureuil 2 : Certifiée le . Première version de série, commercialisée aux États-Unis comme TwinStar. Masse au décollage de . AS355 F Écureuil 2 : Certifiée le . Évolution du précédent, introduit début 1982 avec profil des pales et corde changés. Masse au décollage de . Helibras HB.355F : Modèle produit sous licence au Brésil. AS355 F1 Écureuil 2 : Certifiée le . Remplace en l'AS355 F sur les chaînes. Masse au décollage de . AS355 F2 Écureuil 2 : Certifiée le , cette nouvelle version se caractérise par des pales plus larges et une prise d'air redessinée permettant son dégivrage. Masse au décollage de . AS355 M Écureuil 2 : Équivalent biturbine de l'AS350 L. AS355 N Écureuil 2 : Nouvelle version motorisée avec deux Turbomeca TM 319 Arrius 1A gérés par système FADEC. Cette version a été certifiée en France le et les livraisons ont débuté en 1992, année de la certification américaine. Masse au décollage de . Hélibras HB.355N : Modèle produit sous licence au Brésil. Twin Squirrel HCC1 : Hélicoptère de transport léger destiné à la RAF, version de l'AS355 N avec turbines Allison 250-C20R. AS355 NP Écureuil 2 : Certifiée le , cette nouvelle version est équipée de 2 Arrius 1A1 couplés à la transmission de l'AS350 B3, ce qui permet de porter la masse maximale autorisée au décollage à .

AS550 Fennec : version militaire 200px|droite|AS555 Fennec

Le , Aérospatiale a modifié le système de désignation de ses productions, les appareils militaires étant identifiés par le chiffre 5.. L'AS350 monomoteur est donc devenu AS550. Puis, en la firme EADS, formée par fusion de la division hélicoptère de l'Aérospatiale et de la société allemande MBB, a rebaptisé Fennec les Écureuil militaires. Sont alors apparus les nouveaux modèles suivants :

AS550 A2 Fennec : Version monomoteur armée. AS550 A3 Fennec : Version monomoteur armée. AS550 C2 Fennec : Version monomoteur de lutte anti-char. AS550 C3 Fennec : Version monomoteur d'attaque et de lutte anti-char. Parmi les nombreuses options d'armement citons un canon Giat M621 de , des pods de mitrailleuses FN Herstal TMP twin de ou , des conteneurs de roquettes Thomson-Brandt 68.12 (12 roquettes de ) ou (7 roquettes de ), le système anti-char ESCO HeliTOW… AS550 M2 Fennec : Version navale monomoteur, non armée. AS550 S2 Fennec : Version navale monomoteur, armée. AS550 U2 Fennec : Version monomoteur utilitaire (ex-AS.350L2). AS550 U3 Fennec : Version monomoteur utilitaire. AS555 AN Fennec : Version bimoteur armée, pouvant recevoir un canon de Giat M621, un système de tir T-100 et des missiles air-air Mistral, mais aussi des roquettes en conteneur (Voir AS.550C3). AS555 MN Fennec : Version navale bimoteur de surveillance et d'observation, non armée avec radar Telephonics RDR-1500B monté sous la pointe avant. AS555 SN Fennec : Version navale bimoteur de recherche et de lutte ASM équipée d'un radar Telephonics RDR-1500B monté sous la pointe avant, mais emportant aussi une torpille légère, ou un système Over-The-Horizon Targeting (OTHT) AS555 UN Fennec : L'ALAT a commandé de cet appareil utilitaire bimoteur pouvant aussi assurer les missions d'entraînement au vol IFR.