Nicolas Turquois, né le à Tours (Indre-et-Loire), est un homme politique français, membre du MoDem.
Il est député de la quatrième circonscription de la Vienne depuis 2017.
Biographie Marié et père de trois enfants, Nicolas Turquois est élu conseiller municipal en 2001 d'Ouzilly-Vignolles, petite commune associée à Moncontour. Il démissionne de ce poste en 2006, à la suite de la réforme de l'intercommunalité et également en raison de son opposition au président de l'époque .
En 2006, l'agriculteur, ingénieur agronome de formation, rejoint l'UDF.
En 2010, il est tête de liste MoDem dans la Vienne pour les élections régionales.
Depuis cette année-là, il occupe le poste de président départemental du Mouvement démocrate pour la Vienne« Quatre députés En Marche pour la Vienne », Elisabeth Hersand, Vienne Rurale, n°2549, 23 juin 2017, p.6..
En 2012, il est investi par son parti pour être candidat aux élections législatives dans la quatrième circonscription de la Vienne. Il sera éliminé dès le premier tour avec 2,61 % des voix.
En 2014, il est réélu conseiller municipal de Moncontour et élu maire délégué d'Ouzilly-Vignolles, commune faisant partie de la Communauté de Communes du Pays Loudunais .
Aux élections législatives de 2017, conformément à la proposition d'alliance de gouvernement proposé par François Bayrou à Emmanuel Macron, certaines circonscriptions sont réservées à des candidats présentés par le MoDem. Nicolas Turquois est investi dans la quatrième circonscription de la Vienne. Il arrive en tête du premier tour, face à Anne-Florence Bourat, candidate de la droite et du centre (LR-UDI), battant ainsi la députée sortante Véronique Massonneau (écologiste, soutenue par le Parti socialiste). Il est élu au second tour avec 51 % des voix.
Controverses Lors du débat au sujet de la réforme des retraites en , Nicolas Turquois suscite un incident de séance, en déclarant à l'opposition parlementaire . Critiqué, Turquois s'en excuse et dit avoir eu la volonté d' .
En juillet et , il est expulsé de l'hémicycle par les huissiersArticle par Wally Bordas dans Le Figaro du 28 novembre 2024 , grâce à qui une "altercation physique" est "évitée de justesse""Réforme des retraites : extrême tension à l’Assemblée, l’altercation physique évitée de justesse". Article par Ludwig Gallet dans Le Parisien du 28 novembre 2024 , certains médias parlant même de "bagarre"Capture d'écran sur le site du magazine "Entrevue" le 28 novembre, 2024 . Le , il "[s'est] violemment accroché" avec les députés RN Emeric Salmon et Jean-Philippe Tanguy. Selon Le Figaro, les huissiers ont dû "intervenir pour éviter un affrontement physique". Le , lors de la proposition de loi d'abrogation de la réforme des retraitesArticle du journaliste de franceinfo présent sur place Radio France le 29/11/2024 , il "est monté dans les travées de la gauche pour prendre violemment à partie le socialiste Mickaël Bouloux"Dépêche AFP le 29 novembre 2024 et l'a pointé "du doigt d’un air menaçant à quelques centimètres de son visage". Plusieurs vidéosArticle de Baptiste Marin pour RTL le 29 novembre 2024 dont une de Stéphane Hablot, député PS de Meurthe-et-Moselle"Altercation à l’Assemblée nationale : un député de Nancy s’insurge". Article de Mickaël Demeaux dans L'Est Républicain le 29 novembre 2024 , montrent alors Marc Fesneau, président du groupe MoDem, sortir Nicolas Turquois de l'Assemblée Nationale. Il revient ensuite dans l'hémicycle s'approcher d'Antoine Léaument (LFI), obligeant à nouveau Marc Fesneau à s'interposer, avant que des vidéos le montrent "escorté en dehors de l'hémicycle par les huissiers"Article par Ariel Guez le 28 novembre 2024 sur BFM . Le lendemain sur BFM TV, il a promis de "présenter ses excuses" à Mickaël Bouloux tout en justifiant son action par le fait que la gauche diffuse sur les réseaux sociaux une « liste de députés qui ont déposé des amendements » "Vive altercation dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale entre le député centriste Nicolas Turquois et des élus NFP" dans Le Monde avec AFP, 29 novembre 2024 . La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a qualifié sur France2 d’« inadmissibles » et de « déplorables » les images de son éviction par les huissiers, tout en jugeant légitime que le débat . Le socialiste Arthur Delaporte a demandé des sanctions à son encontre.
Mandats du à 2006 : conseiller municipal d'Ouzilly-Vignolles (Vienne) d' au : maire délégué d'Ouzilly-Vignolles (Vienne) (démission en 2017 en conformité avec la loi sur le non-cumul des mandats)
depuis le : député de la de la Vienne
Notes et références
Liens externes
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