Le groupe Ensemble pour la République (abrégé en EPR) est le groupe parlementaire de l'Assemblée nationale constitué autour du parti Renaissance (lui-même anciennement dénommé En marche (EM) puis La République en marche (LREM)).

Il est constitué à la suite des élections législatives de 2017, qui lui donnent la majorité relative des sièges durant la XV législature. Le groupe perd cette majorité le en raison de la constitution d'un nouveau groupe, Écologie démocratie solidarité et connaît la plus forte baisse d'effectif pour un groupe majoritaire sous la .

À la suite des élections législatives de 2022, il est le principal groupe sous la sans pour autant disposer de la majorité absolue, y compris avec ses alliés. Sous la , le groupe devient l'une des trois composantes minoritaires de l'assemblée à la suite des élections législatives de 2024.

Activité législative Vote des lois vignette|droite|Logo de 2017 à 2022 Les lois pour la confiance dans la vie politique sont les premiers textes adoptés, promulgués le . Celles-ci prévoient notamment la suppression de la réserve parlementaire, la prévention des conflits d’intérêt et un contrôle renforcé de l’indemnité représentative de frais de mandat.

Début 2018, à l’approche de la présentation du projet de loi asile-immigration par Gérard Collomb, une centaine de députés LREM s'oppose à une proposition de loi souhaitée par le gouvernement et portant sur les conditions du placement en centre de rétention des étrangers soumis au règlement européen sur l’asile.. Contexte relève que .. Lors du vote final en première lecture du projet de loi asile et immigration, le député Jean-Michel Clément vote contre et quitte le groupe LREM.. Par ailleurs, 13 députés LREM s'abstiennent sur ce vote.. Mediapart ajoute que 99 députés LREM .

En , la députée Aina Kuric vote contre le projet de loi asile et immigration en deuxième lecture en raison de l'amendement ajouté qui modifie les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte.., ce qui lui vaut un avertissement..

En , en pleine crise des Gilets jaunes, le député Sébastien Nadot vote contre le budget qu'il juge muet sur les questions sociales et environnementales et est exclu du groupe LREM..

En , le groupe connaît un record d'abstention (50 députés de la majorité) lors du vote de la « loi anti-casseurs ».. Ce record est battu en avec le vote de ratification de l'Accord économique et commercial global, dit CETA : 52 députés LREM s'abstiennent, et neuf votent contre... Gilles Le Gendre assure cependant qu'il ne procédera pas à l'exclusion de ces neuf députés, indiquant : .. En , le groupe connaît un nouveau record d'oppositions et d'abstentions à un texte : seulement 175 des 271 membres votent en faveur du texte prévoyant la réintroduction temporaire des néonicotinoïdes pour la filière betteraves ; 32 votent contre et 36 s'abstiennent..

Exceptionnellement, les députés LREM se voient accorder la liberté de vote sur le projet de loi bioéthique.. Lors du vote en deuxième lecture, où la plupart des groupes avait accordé la liberté de vote à ses députés, le groupe LREM avait selon le site Datan un taux de cohésion de 0,73., un taux particulièrement faible (45 députés LREM ont voté pour, 7 contre et 3 se sont abstenus).

Volume d'activité Après six mois de législature, un classement établi par Capital situe La République en marche ! comme le parti dont les députés sont les moins actifs en moyenne.. Les députés du groupe contestent la méthodologie de ce classement, qui serait structurellement plus favorable aux groupes d'opposition selon eux..

Après un an de législature, Contexte, s'appuyant sur sa comparaison , estime que .. À la même période, Les Jours indique que la moyenne du taux de présence aux votes de l'Assemblée du groupe LREM est de 26 % ; il est le groupe le plus présent après celui de La France insoumise.. Les députés sortants sont, en moyenne, beaucoup plus absents que ceux élus pour la première fois en 2017.

Amendements Au début de la législature, les membres du groupe REM ont interdiction, selon l'article 16 de leur règlement, de signer des amendements proposés par d'autres groupes, y compris alliés, sous peine de sanctions.. Cette interdiction avait été mise en place par Bruno Le Roux au sein du groupe socialiste, en 2012. Tous les amendements du groupe doivent être soumis à des « réunions de balayage » dirigées par le coordinateur du groupe sur le texte, les députés ne déposant leur amendement que s’il est validé. : ce dispositif a lui aussi été copié sur celui du groupe socialiste de la précédente législature.. Contexte indique en que lors de ces réunions de balayage.

Le groupe s'affranchit parfois de l'avis du gouvernement sur ses amendements : Mediapart relève ainsi que ; de même, ils parviennent, en , .. En , en comparaison avec la première année du groupe PS en 2012-2013, Contexte observe que .

Selon Contexte qui cite , le classement de Capital de .

Le dépôt d'amendements individuels par des députés du groupe LREM augmente dans les semaines qui suivent l'adoption de la loi asile-immigration, au point que Richard Ferrand confie à deux de ses proches, les députés Gilles Le Gendre et Pacôme Rupin, la mission de réfléchir à la façon d’en réduire le nombre..

En , après que Marc Fesneau, candidat du groupe MoDem à la présidence de l'Assemblée, a recueilli les voix de certains députés du groupe LREM au détriment de Richard Ferrand, Christophe Castaner, délégué général du parti et ministre des Relations avec le Parlement, accepte que les députés MoDem puissent cosigner des amendements de députés LREM.. En , dans le cadre de l'examen en première lecture du projet de budget pour 2019, l'Assemblée nationale adopte de justesse (par 22 voix contre 20) un amendement du groupe MoDem excluant l'huile de palme de la liste des biocarburants, contre l'avis du gouvernement et du rapporteur général : le groupe MoDem obtient en effet le soutien de tous les groupes d'opposition ainsi que 5 LREM, le groupe UDI, Agir et indépendants étant partagé..

En , dans le cadre de l'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), 34 députés LREM menés par Jean-François Cesarini défendent un amendement visant à rendre plus progressive la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) : celui-ci est adopté en commission des Affaires sociales grâce au renfort de députés de l’opposition et de certains MoDem, contre l’avis du groupe LREM et du rapporteur général du PLFSS, Olivier Véran, ce qui occasionne de la part de Gilles Le Gendre, président du groupe LREM. Pour Libération, cet amendement vient alors que ..

Relations au sein du groupe La presse fait état durant l'été 2017 d'une cohabitation difficile entre les 27 députés réélus et ceux élus pour la première fois, les premiers regrettant que les seconds ne cherchent pas à s'appuyer sur leur expérience.. Des députés d'autres formations jugent le groupe majoritaire et peu enclin à débattre des amendements..

Dès , la gestion du président Richard Ferrand est contestée et ses inflexions pour préserver la réserve parlementaire ou remettre en cause le projet d'obliger les candidats à une élection à avoir un casier judiciaire vierge mal comprises..

À partir de l'été 2018, la presse observe une dégradation des relations au sein du groupe LREM, visible à travers des amendements votés contre l’avis du gouvernement, des tentatives d’infléchir la ligne à gauche ou vers plus d’écologie, des rivalités internes plus fortes pour les postes à responsabilités, ou encore une démobilisation croissante lors de la réunion hebdomadaire du groupe ou aux séances de questions d’actualité... Le Huffington Post indique que , contrairement aux députés frondeurs de la précédente législature qui étaient . Contexte indique que .

Collectifs Fin 2017, un groupe d'une trentaine de députés se forme autour de Brigitte Bourguignon : celui-ci revendique une et apparaît comme l'aile gauche du groupe parlementaire.. Sonia Krimi prend la tête de ce groupe à l'automne 2018.. En , un « Collectif social-démocrate », composé d'une vingtaine de députés, se crée au sein du groupe avec pour objectif d'en réunir l'aile gauche.Les sept familles LREM à l'Assemblée, publicsenat.fr, 17 juin 2018, par Anne-Pascale Reboul, avec AFP.

En , des députés du groupe LREM tentent de créer derrière François-Michel Lambert et Paul Molac un nouveau groupe parlementaire, plus impliqué sur les questions de changement climatique. Cette démarche aboutit à la création du groupe Libertés et territoires à la rentrée.

En , une vingtaine de députés LREM élus en milieu rural créent, à l'initiative de Benoît Simian, le « Cercle girondin LREM » : celui-ci vise à répondre à la critique du « manque d’ancrage local de la majorité »..

En , un groupe de députés LREM fait part publiquement, sur Twitter, de son profond désaccord à l'égard de la proposition de Jean-Michel Blanquer d'instaurer des sanctions financières contre les familles d’adolescents à problèmes : selon Mediapart, ..

Plusieurs membres et anciens membres du groupe majoritaire fondent en un groupe parlementaire dissident, Écologie, démocratie et solidarité. Ils sont menés par Matthieu Orphelin et Paula Forteza..

Au sein du groupe se crée en 2020 le mouvement « En commun », d'abord constitué comme association puis comme parti politique, tout en restant membre de la majorité. Situé sur l'aile gauche de la majorité, à connotation écologique et sociale, il compte en environ 500 adhérents payants, dont une cinquantaine de parlementaires. Il est présidé par Philippe Hardouin, un dirigeant d'entreprise, et compte trois vice-présidents : Barbara Pompili, Hugues Renson et Jacques Maire..

Élections internes En , à mi-mandat, quelque 90 députés de la majorité présidentielle sont candidats aux 22 postes remis en jeu au sein du groupe.. La plupart des sortants aux postes importants sont réélus, le renouvellement intervenant sur des fonctions de second rang : les sept postes de secrétaire siégeant au bureau de l'Assemblée changent de titulaire...

Composition Après avoir compté 314 députés au début de la législature, le groupe LREM en compte 268 en , ( et ).... Il s'agit d'une baisse record pour un groupe majoritaire sous la République. Le groupe perd la majorité absolue en .

Parmi les candidats présentés aux élections législatives 2017, 52 % appartenaient à la société civile et n'avaient jamais exercé de mandat électif..

Ces élections législatives vont avoir pour principal écho : le renouvellement significatif de l'Assemblée et de ses . Avec , La République en marche revendique deux tiers des nouveaux députés, soit 281 sur .. Selon Le Parisien, au début de la législature, LREM n'ont jamais exercé le moindre mandat (et 98 d'entre eux n'ont aucune couleur politique connue) ; la gauche (PS, PRG, écologistes, DVG) est de loin la plus représentée des tendances avec , dont 83 ont été élus ou ont eu une activité partisane sous la bannière socialiste ; enfin, viennent de la droite (UDI, LR, DVD) et 17 des centristes.. 77 députés LREM sont des anciens élus et/ou militants socialistes.. Le groupe est composé à 10 % de chefs d’entreprise et à 21 % de cadres du privé..

DÉPUTÉS ISSUS DE LA GAUCHE Parti socialiste et apparentés (87 députés) Anciens députés : Frédéric Barbier, Yves Blein, Éric Bothorel, Florent Boudié, Brigitte Bourguignon, Jean-Jacques Bridey, Christophe Castaner, Jean-Michel Clément, Yves Daniel, Françoise Dumas, Sophie Errante, Richard Ferrand, Monique Iborra, Jacqueline Maquet, Gwendal Rouillard, Jean-Louis Touraine, Stéphane Travert, Olivier Véran.