Pierre-Adolphe Varin né à Châlons-sur-Marne le et mort à Crouttes-sur-Marne le est un dessinateur, graveur et photographe français.

Biographie Né à Châlons-sur-Marne, le Collections des musées, sur Alienor.org., Adolphe Varin est le fils du professeur de dessin Joseph Varin (1796-1843), qui a eu trois autres enfants, tous devenus graveurs : Amédée (1818-1883), Claire-Éléonore (1821-1909) et Eugène (1832-1911). Henri Beraldi indique que cette famille se veut descendre d'une longue lignée de graveurs qui remonterait à Jean Varin (ou Warin de Liège, 1607-1672)Henri Beraldi, Les Graveurs du XIX siècle, vol. XII, Paris, L. Conquet, 1892, ..

Il vient à Paris en 1833 et, avec son frère Amédée, est l'élève des peintres Monvoisin et Mulard, et des graveurs Charles Geoffroy et Émile Rouargue (1795-1865). Les deux frères commencent à produire leurs premières gravures dans la foulée.

À partir de 1847, Adolphe et son jeune frère Eugène travaillent à copier les tableaux de la galerie Goupil, laquelle maison édite l'album de Léon Feuchère L'Art industriel comportant soixante-douze planches qui comprend également des gravures d'Amédée. Les trois frères développent une manière de graver qui les distinguent, le « style Varin », mêlant sans doute des techniques qui annonce la photoglyptie.

En effet, au cours de l'année 1852, les trois frères s'engagent dans la production photographique, mais ils auraient expérimenté le daguerréotype dès 1845. Pour leurs tirages positifs, ils utilisent le papier salé (la solution saline empêchant le papier de noircir), notamment pour l'album Vues de Reims (chez Quentin Dailly, 1854) et pour d'autres vues de villes et édifices remarquables (Bordeaux, Tours), des portraits, des bateaux — entre autres à La Rochelle où leur sœur Claire s'est installée. Ils ont en outre recours à l'ambrotype, et à partir de 1856, développent leurs clichés à l'aide de négatifs au collodion sur verre. Leurs activités de photographe s'étend jusque dans les années 1880« Les frères Varin », sur le site de la James Hyman Gallery.Notice sur les frères Varin, sur Arago, le portail de la photographie..

Parallèlement à cette activité de photographe, Adolphe poursuit une abondante production de gravures à la fois d'interprétation et originale d'après ses propres dessins ; on compte aussi des traductions d'après photographies. Il s'intéresse à l'histoire de la gravure et collectionne des estampes anciennes pour les étudier.

Il a souvent exposé au Salon, dès 1844 , et y a obtenu diverses médailles, dont la médaille d’orNotice nécrologique de Frédéric Henriet (1826-1918), Journal de Château-Thierry, ..

Certaines de ses gravures parurent dans L'Artiste, L'Estampe et dans La Curiosité universelle et durant les années 1860, Cadart et Luquet sont ses éditeurs.

Il est mort à Crouttes-sur-Marne le et est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise ().

Œuvre Adolphe Varin est l'auteur d'albums de planches de serrurerie gothique, d’orfèvrerie religieuse ; de vignettes religieuses pour la maison Alfred Mame de Tours, et surtout de 200 portraits, la plupart dessinés pour des publications de valeur, notamment L’Art au des frères Goncourt.

Un fonds de 26 de ses gravures est conservé à La Rochelle au musée d'Orbigny-Bernon.

Deux photographies, des portraits, sont conservées à Paris au musée d'Orsay.

Un fonds de ses gravures est conservé au Rijksmuseum Amsterdam.

Notes et références

Annexes Bibliographie Armand Bourgeois, Les frères Varin, graveurs châlonnais, 1893 . .

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