Clélie Aster est une romancière française née le 19 Décembre 1973 à Paris.

Œuvre En 1999, à 26 ans, elle publie aux éditions de la Table ronde son premier roman intitulé O.D.C (prononcer « odyssée »). L'ouvrage décrit, dans la langue des adolescents contemporains, l'errance parisienne de Zoé, une jeune femme de 14 ans un peu perdue. L'année suivante, en 2000, la romancière publie Aloha, chez le même éditeur. Le roman raconte le destin de deux jeunes femmes de 26 ans qui, étouffant dans le cadre parisien, décident de partir au bord de la mer, en Normandie. Dans leur voyage, elles rencontrent une foule de personnages fantasques - Gabriel et Hamed-Louis, Faustin, ou encore Léa qui part refaire sa vie dans le Nebraska. , dit l'éditeur dans sa présentation..

Réception critique Ces deux romans attirent l'attention des médiasFrançois Kasbi, Bréviaire capricieux de la littérature contemporaine, Paris, Scala, 2008, chapitre consacré à Clélie Aster, et suivantes.. Clélie Aster est invitée au Grand Journal de Canal+, et dans l'émission littéraire de Bernard Pivot, Bouillon de cultureLe spectacle du monde, , 1999, .. Certains médias de la presse écrite parlent de la <ref> « La fille Clélie Aster », 'Technikart, , 2000.</ref>. La critique voit en elle l'une des représentantes de la nouvelle génération d'écrivains qui tente de se libérer des contraintes de la syntaxe classique, et qui emprunte les codes de son écriture au cinéma, à la publicité, ou aux sériés télés. De fait, comme d'autres écrivaines à qui elle est comparée (Julie Wolkenstein, Virginie Despentes, Claire Castillon, Chloé Delaume, Marie Nimier, Alina Reyes...)Audrey Lasserre, « Mauvais genre(s) : une nouvelle tendance littéraire pour une nouvelle génération de romancières (1985-2000) ? », dans Johan Faerber, Marie-Odile André, Dir., Premiers romans, 1945-2003, Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2005, ., l'écriture de Clélie Aster est basée sur le réalisme descriptif, l'oralité, un dire cru. , dit la recension de Marie Gobin dans LireMarie Gobin, « Neutre jusqu'au malaise », Lire, ., dans un jugement appuyé par le critique littéraire Pierre Marcelle : Pierre Marcelle, « Rouillées jeunesses », Libération, 4 mars 1999.

Au-delà de cet aspect formel, certains historiens de la littérature classent l'œuvre de Clélie Aster dans la mouvance de ces romancières de la fin du qui font librement le récit de leur sexualité, de leur corpsGuillaume bridet, « Le corps à l’œuvre des femmes écrivains », dans Marc Dambre, Le roman français au tournant du , Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2004, .. D'autres, les plus nombreux, en font une œuvre générationnelle, épinglant les nouvelles tendances sociétales. « Romans de la jeunesse désabusée », les livres de la romancière mettent en scène des adolescents de la fin du , sans pères ni repères, élevés avec la télévision, la culture américaine, dans des familles monoparentales, et conjurant leur solitude auprès de tribus d'amis reliés par des téléphones portables. Le critique Olivier Masson note ainsi que c'est la première fois que le portable s'invite avec une telle visibilité dans un roman : Olivier Masson, « Le téléphone portable, branché jusque dans les livres », Marianne, .. La critique littéraire Marie Gobin fait, elle aussi, observer cette façon de donner une visibilité littéraire à des phénomènes sociologiques émergents : .

Après la publication de ces romans, Clélie Aster disparaît de la scène littéraire. Dans un livre publié en 2016, Frédéric Beigbeder parle d'elle comme , et d'une Arnaud Le Guern, Beigbeder l'incorrigible, Paris, Prisma Presse, 2016, ..

Œuvres

O.D.C, Paris, Éditions de la Table ronde, 1999. Réédition en poche en 2000, chez Folio/Gallimard (). Aloha'', Paris, Éditions de la Table ronde, 2000.

Notes et références

Liens externes

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