Beaulieu (nivernais Bioleu) est une ancienne commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Le , elle acquiert le statut de commune déléguée après sa fusion avec ses voisines Dompierre-sur-Héry et Michaugues au sein de la commune nouvelle de Beaulieu (Nièvre). Géographie Beaulieu a très peu de bois par rapport aux autres communes du canton. Au milieu du , le préfet Marlière dans un tableau récapitulatif de l'état des bois dans le canton de Brinon indique que la superficie totale des bois est de 9,60 ha, intégralement détenus par des propriétaires privés.

La vigne représentait une part importante de l'activité des habitants avant la crise du phylloxéra. Le coteau planté de vignes qui produisait un vin blanc était de qualité médiocre"selon Delamarre et bon selon Marlière.

Communes limitrophes

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme (Cura de) Belloloco en 1478..

Du latin bellus locus (« beau lieu »)., de l'adjectif masculin de l'oil bel, beau et le nom du lieu « Beaulieu »..

Les « Beaulieu » correspondent le plus souvent à des défrichements du début du second millénaire, toponyme très fréquent qui a servi a désigner un nouveau château, un nouveau village situé sur un lieu d'où on a une belle vue, qui est bien protégé.

Histoire

Le , les communes de Dompierre-sur-Héry et de Michaugues fusionnent avec Beaulieu pour former la commune nouvelle de Beaulieu.

Politique et administration

Démographie

Lieux et monuments

Église Saint-Michel et sa cure Église du , en partie reconstruite au , les fonts baptismaux sont du . Adoration des Bergers , huile sur toile signée Marjery du . Ouverte le premier samedi et le troisième dimanche de juin à septembre de 13 h à 18 hDépliant touristique : Visitez les églises de la Nièvre, 2013, Diocèse de Nevers et Pastorale Tourisme & Loisirs

Monument aux morts de la Grande Guerre thumb|Monument aux morts de la Grande Guerre des communes de Beaulieu et Michaugues

Les communes de Beaulieu et de Michaugues n'ont pas de monument aux morts civil. Elles entretiennent donc un monument aux morts érigé par une souscription paroissiale et surmonté d'une croix. Les noms des soldats morts pour la France durant la guerre 1914-1918 sont gravés sur une plaque de marbre fixée à l'intérieur de l’église Saint-Michel.

Les soldats morts pour la France des communes de Beaulieu et Michaugues sont :

François Goby, (25 aout 1914 à Hoéville) (Meurthe-et-Moselle) Émile, Marie, Léon Siramy ( Régiment d'infanterie) ( à Cuffies (Aisne)) Philibert-Jean Amiot ( à Chatillon-sur-Seine (Côte d'Or)) Pierre Mitton ( à Apremont-Bois-Jura (Meuse)) Marcel, Albert Lemaur ( à Commercy (Meuse)) Adrien, Germain Pautigny (caporal) ( à Apremont-Bois-Brûlé (Meuse)) Maxime, Gabriel Breugnon ( à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle)) Charles Chaufournier ( à Sevron-Melzicourt (Marne)) Auguste Fillod ( à Saint-Thomas-en-Argonne (Marne)) Henri, Auguste Dehaye ( à Bernécourt (Meurthe-et-Moselle)) Jean-Baptiste, Albert Rignault (caporal) ( à Vaux Regnier (Meuse)) Joseph Rignault ( au sud de Corbeny (Aisne)) Léon, Léonard Bailon ( à la Côte 304 à Verdun (Meuse)) Jean-Marie Danteur (sergent) ( à Verdun (Meuse)) Léopold, Joseph Six ( à Saconin-et-Breuil (Aisne)) Gustave Rosenfit ( à Noyon (Oise)) Fernand, Marie-Joseph Lopinot ( à Versailles (Seine-et-Oise))

Personnalités liées à la commune

Romain, Antoine, Joseph Hervieu, agronome

Élève de l'Institution royale agronomique de Grignon, il apporta dans le canton de nouvelles techniques agraires (soin des prairies artificielles, enrichissement des prés, augmentation des cultures fourragères), ainsi que des perfectionnements techniques (outils, irrigation, ...)Camosine, Les Annales des pays nivernais , Le canton de Brinon-sur-Beuvron, 1986 .

Il s'installe en 1801 dans le domaine de Reugny (Dompierre-sur-Héry) et est le premier à cultiver en grand les prairies artificielles dans le canton. Les cultivateurs de la région avait l'habitude de laisser en jachère un tiers des terres dans un repos absolu sans même y emblaver des légumes. L'introduction de cette pratique a permis d'améliorer le fourrage et de développer l'élevage des diverses espèces de bestiaux dans la région.

Il est le premier à introduire le colza et la culture de la navette, afin d'établir une huilerie perfectionnée. Il a élaboré et perfectionné divers instruments aratoires dont un étaupinoir d'un genre tout à fait nouveau, et également des claies roulantes. Ces dernières présentent trois avantages : empêcher les bestiaux de commettre des dégâts, les préserver de la voracité des loups, et tirer parti du pacage du gros bétail par l'amendement des prés. Il a aussi améliorer la manière de soigner les haies ou clôtures vives.

Il se spécialise dans l'élevage et l'engraissement de bovins dans sa ferme de Reugny. Il obtient en 1831, une médaille d'or pour avoir tracé autant de sillons avec deux bœufs de son élevage, tirant au collier une charrue simple, que les meilleurs attelages de chevaux.

Lors des comices agricoles, il obtient de nombreux prix : Médaille d'argent et pour (1841). Médaille d'argent à Lormes (1843). Médaille d'or (1845, 1846 avec la mention très honorable pour un superbe taureau).

Il obtient parallèlement de nombreux prix au concours de Poissy au cours des années 1840 pour ses bœufs classés comme les plus parfaits de forme et de conformation. Il travaille au croisement de la race charolaise avec des taureaux anglais de race Durham dès 1842 et emporte de nombreuses récompenses. Toutefois, la race anglo-charolaise malgré les premiers succès du croisement tend à disparaître dans la région au profit du maintien et du perfectionnement de la race charolaise dans la Nièvre.

Il fut maire de Beaulieu de 1841 à 1848.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Articles connexes Liste des communes de la Nièvre

Liens externes

Beaulieu sur le site de l'Institut géographique national

Catégorie:Ancienne commune dans la Nièvre