Lucenay-lès-Aix est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie vignette|gauche|220px|Carte de la Nièvre. Lucenay-lès-Aix se trouve dans le sud du département, à 15 km au sud de Decize, à la limite du département de l'Allier. Elle appartient au canton de Dornes et à l'arrondissement de Nevers. La Nièvre atteint son extrémité sud sur le territoire de la commune.

Lucenay-lès-Aix porte le code Insee 58146 et est associée au code postal 58380. Elle se situe à une altitude de 215 mètres environ. Sa superficie est de .

Communes limitrophes

Géologie

Le terrain communal est situé au-dessus de bassin houiller du Sud Nivernais, le gisement de houille le plus important d'Europe.

Le terrain est principalement composé d'argiles surmontant des galets au sud du bourg et sables à galets et argiles au Nord du Bourg.

Topographie

La topographie de la commune de Lucenay-lès-Aix est légèrement vallonnée. Les altitudes varient entre 202 mètres au niveau du ruisseau de l'Ozon et de la rivière de l'Acolin et 242 mètres entre les hameaux du « Grand Méchin » et du « Petit Méchin ». Le bourg s'est développé sur une altitude moyenne d’environ 215 mètres.

Accès

La commune est desservie par de nombreuses routes départementales (RD) :

- les RD 270 et 979a qui vont vers Toury-Lurcy,

- la RD 29 vers Dornes et la Chapelle aux Chasses,

- la RD 137 vers Cossaye,

- la RD 261 vers Cossaye, la Chapelle aux Chasses et Gannay sur Loire,

- la RD 240 vers Lamenay,

- la RD 239 vers Chezy.

De nombreuses voies communales permettent la desserte des hameaux et des écarts.

Hydrographie

Le réseau hydrographique sur la commune de Lucenay-lès-Aix est très important. Il est composé de la rivière de l'Acolin (à l'est) et de son affluent l'Ozon (à l'ouest) mais également de multiples cours d'eau temporaires et d'étangs.

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts

La commune est composée d’un centre bourg et de 6 hameaux principaux. Des écarts sont également présents et regroupent pour l’essentiel des exploitations agricoles.

Les principaux sont ;

Les Arnoux, au sud du village ; Le Mouroux, au nord-est (anciennement le village de Montmouroux).

Limites administratives

Par acte passé à Paris en septembre 1389. il est décidé de mettre fin aux conflits territoriaux entre le duc de Bourgogne et le duc de Bourbon et de définir les limites des deux duchés, la limite est donc définie à Villeneuve (sur Allier) et son territoire, Chevagnes, Dornes, Lucenay-les-Aix et Gannay pour ensuite prendre les limites de la Bourgogne. Cet acte n'a pas pour autant fait cesser les troubles entre la Bourgogne et des bandes au service du Roi qui perdurèrent encore des décennies.

Lucenay-lès-Aix, bien qu'en Nivernais, fait ainsi partie sous l'Ancien Régime de la généralité de Moulins. Ainsi du fief d'Auzon et d'Aglan qui figurent pour Lucenay-les-Aix sur le Sommier de la Généralité de MoulinsCe sommier est aux archives municipales de Moulins et consultable en ligne. le Notaire Royal de Lucenay-les-Aix au XVIIIe siècle relève ainsi du bailliage de Saint-Pierre le Moutier mais de la sénéchaussée du Bourbonnais.

La confusion quant aux limites perdure encore au moment de la convocation aux Etats-généraux de 1789 où la paroisse de Lucenay-les-Aix (Comme Aurouer et Toury-Lurcy) comparurent à la fois dans le bailliage de Nevers et de Moulins.. De même lorsque le maire de Moulins François Charrier habite au château d'Auzon en 1838, il le mentionne son habitation comme faisant partie de l'Allier.

Lucenay possédait trois églises : celles de Saint-Gervais (à la Celle) et de Saint-Genest (ancien emplacement de la pharmacie), qui disparaissent pendant la Révolution, et celle de Saint-Romain à Lucenay, dont le bénéfice simple est en 1766 au prieur et curé de l'abbaye Saint-Martin de Nevers : Pierre Canivest (Rouen.1715-St.Martin de Nevers le )Nicolas Petit, Prosopographie génovéfaine, répertoire biographique des chanoines réguliers de Saint-Augustin de la Congrégation de France 1624-1789, Librairie Droz, 2008, 596. p..

Bien avant la révolution industrielle, des tuileries s'implantent à Lucenay, et s'ajoutent aux activités de ferronnerie. Les tuileries des Voidoux et des Méchins disparaissent, et celle des Coquats cesse de fonctionner en 1939.

Entre 1790 et 1794, la commune absorbe les communes voisines de La Celle-les-Lucenay et Lucenay-Saint-Romain. La nouvelle commune ainsi formée porta provisoirement le nom de Bourg-la-Réunion.

Au , cinq moulins produisent de la farine dont le Moulin d'Aglan (sur la rivière l'Acolin) et le Moulin Méchin (sur la rivière l'Ozon). Si le moulin de Dardault existe encore, Il est depuis longtemps électrique et non hydraulique et depuis plusieurs années désaffecté et en vente. Une usine d'ampoules pharmaceutiques a été ouverte en 1964.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Yzeure à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Lucenay-lès-Aix est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Moulins, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (55,4 %), terres arables (22,4 %), zones agricoles hétérogènes (15 %), forêts (5,3 %), zones urbanisées (2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Pendant la Révolution Française, Lucenay les Aix change provisoirement de nom pour s'appeler Bourg-la-Réunion et fait donc partie des communes françaises ayant changé de nom au cours de la Révolution

Lucenay-lès-Aix (comme Lucenay l'Evèque) devrait son nom au culte de Lucine selon un auteur..

Dérivé de lucus « bois sacré », lucinus (ici, lucin-iacum) ; forme qui possède quelques homonymes et également des variantes phonétiques comme Lusigny (Côte-d'Or), Lusigny (Aube) ; le village est dans une région très riche en sources.. Le nom de Lucenay se rencontre dans ce pays boisé, limite du Bourbonnais, ou on placerait la forêt de Leccenna, dont Aimoin de Fleury signale la vaste étendue sur les confins des Bituriges et des Arvernes...

Le second élément n'a pas de rapport étymologique avec les eaux (aquae) et il ne s'agit pas d'une ville d'eau comme Aix-les-Bains ; il s'agit ici des haies (Ayarum en 1255), aujourd'hui "bois à Lucenay les Aix", cité en 1231.. ce qui peut être corroboré par certains actes (cf infra) qui mentionnent régulièrement « Lucenay les Hayes ».

Histoire Lucenay-lès-Aix se situe aux confins des territoires de trois peuples celtiques : Les Éduens, des Arvermes et des Bituriges..

On a découvert une hache polie en jaspe (époque celtique)..

Une voie gallo-romaine passe par la commune.

Ont été découverts en 1925 des saumons de fer sur la propriété d'Auzon à la limite de la commune de Gennetines..

À la Cour-du-Bois, il subsiste une motte féodale (oppidum selon Geoportail).

Au , il existe un couvent augustinien (fondé en 1130) relevant de l'abbaye Saint-Andoche d'Autun.

Lucenay-lès-Aix est mentionné dans différents actes :

1129, bulle du pape Honorius II qui met sous la protection du Saint-Siège le monastère de Saint-Martin et indique les principales possessions qui en dépendaient dont les deux églises de Lucenay-les-Aix, Saint-Romain et Saint-Genès. 1271 Hommages rendus aux Comtes de Nevers par Guyot de Beaulmont, écr, au nom de sa femme Marguerite, fille de feu Gui Breschard, pour les maison et fief de Véiro, avec toutes ses appartenances à Lucenay, en présence de Robert, évêque de Nevers. 1322 Hommages rendus aux Comtes de Nevers, pour la seigneurie de Lucenay-les-Aix, par les personnes dont les noms suivent : Guyot Pioche, damoiseau, seigneur de Lucenay-les-Hayes, pour la maison de la Cour-du-Bois de Lucenay 1300 Le Comte de Nevers vient diner à Lucenay les Aix chez Hugues Pioche. 1351 Hommage de Gui Pioche, chevalier, au Comte de Nevers pour sa maison de Lucenay les Aix 1347 Hommage d'Agnès de Malvoysine, femme du précédent 1361 Hommage de Jean Pioche, chevalier, seigneur d'Onay et Lucenay-les-Aix 1374, Hommage du même, pour la maison-fort de Lucenay 1406 Hommage de noble homme jean de Montjournal, pour les terres de Lucenay-les-Haies et Drapey 1408, Hommage de Jean Pioche, chevalier, seigneur de Lucenay 1437, Philibert et Antoine Pioche, écuyers, frères, enfants et héritiers de feu noble seigneur Jean Pioche, chevalier pour la Cour-du-Bois et autres biens 1464, Jeanne Pioche, dame du Boys, Odile et Antoine de Monjeu, frères, pour la moitié de Lucenay Une demoiselle Philippe du Meuble, déclare au terrier de Bessay, en 1491, les terres que tient à Lucenay son mari, Philippe d'Aglan, écuyer, « absent du pays et servant le roy en la guerre de Bretagne 1575 Jacques d'Aiguilly, seigneur de Lucenay-les-Aix, fils et héritier de feu Louette de.Varigny, pour, la seigneurie de Lucenay, vignette|420x420px1596 Philippe Gentil est seigneur d’Aglan et d’Ozon Les seigneurs de Lucenay sont la famille des Gentils (voir sources en 1600) également seigneurs de Toury et du Bessay. Voir la plaque funéraire citée infra.