Marigny-l'Église est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Ses habitants sont les Marignois(es).
Géographie Marigny-l'Église se situe à la limite du « Morvan des bocages » et du « Morvan de la grande forêt », et fait partie de son parc naturel régional et fait aussi partie du canton de Lormes.
La commune s'étend sur dont 1517 boisés.
À d'altitude, le lieu est à la limite des premiers contreforts de la « montagne morvandelle ».
Une partie du lac du Crescent se situe sur le territoire communal.
Le village peut être considéré comme un village acropole , car il est situé sur le sommet d'une colline. Mais qui, par les mystères des nappes phréatiques, comporte de l'eau à faible profondeur. Chaque maison est en effet pourvue d'un puits d'eau claire.
Plusieurs chemins de randonnées traversent la commune.
Les hameaux vignette|gauche|220px|Hameau de Crottefou. Les quatorze hameaux de Marigny-l'Église sont les suivants :
Lauret (Les Rois / Lauré) l'Huis Barjot (Queuson les Barjots / l'Huis-Bargeot) Queuzon (le grand Queuson / Queuson) l'Huis Bobin (Queuson Baubin) le Mont (le Mont-de-Marigny) Marigny-la-Ville Courotte (Coirotte) la Verdière Crottefou (Crot-de-Fou)
En 1301, des droits sur "crotefou" appartiennent à Guy Rateau, fils d'Hugues et Pétouille du Meix.
Mazinien Montgaudier la Chaume aux Renards (la Chaume au Renard) la Transoie (la Trançoye) les Plats
Un auteurSource : Un coin du Morvan (le canton de Lormes) - Armand Billaud (1900) a ajouté les deux hameaux suivants, ce qui parait relever d'une erreur :
la Brosse la Chaume de l'Huis Bobin.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Léger-Vauban à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Marigny-l'Église est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avallon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (50,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (50,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,2 %), prairies (36,8 %), zones agricoles hétérogènes (10,2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie vignette|gauche|220px|Balisages multiples de chemins de randonnées à Marigny-l'Église.
Dans le cartulaire de l'évêché d'Autun, connu sous le nom de Cartulaire rouge (), la ville apparait sous le nom de Marrigni.. La commune s'est appelée sous l'ancien régime Marigny-en-Morvand ou Marigny-l'Église-en-Morvand.
Le nom de Marigny découle du gentilice gallo-romain Marinius qui vient lui-même du cognomen Marinus qui, combiné avec le suffixe -acus a donné Mariniacus d'où dérive Marigny..
Ce suffixe -acus / -acum est la forme latinisée de la terminaison gauloise -acos , désignant un lieu et un domaine rural. Il permet de conjecturer de façon plausible que le propriétaire initial du domaine était gaulois..
Histoire et Origine Marigny-l'église a probablement été fondée à une époque celtique.. Des pierres celtiques (Roches des fées) ont été trouvés aux Plats, à un lieu appelé "le tombeau du roi viking".. Un dolmen, brisé en 1840, se trouvait près de la Chaume aux Renards.
À Marigny La Ville, on a pu identifier les restes d'une villa romaine. Il y aurait à Marigny au moins treize villas romaines..
Moyen Âge En 885, une troupe de pillards normands, réfugiée dans les forêts du Haut Morvand, aurait été défaite par une armée menée par Ribaud, l'évêque d'Auxerre. La bataille, commencée à Quarré les tombes, aurait fait 6.000 morts et se serait achevée sur les hauteurs des Plats, à Marigny l'Église, où l'on a retrouvé des haches.. Cependant, il n'existe aucune source archéologique moderne évoquant la découverte d'objets vikings si loin à l'intérieur des terres et encore moins dans le Morvan.
En 1102, Guillaume III, comte de Nevers, donne à l'église d'Autun les biens qu'il possède dans la seigneurie de Marigny l'Église..
Au , le bourg de Marigny se divisait en deux fiefs.
Le premier appartenait à Guy Besons, baron de Villarnoult, qui le vendit à la maison de Chastellux en 1277. Le second appartenait à Guillaume de Marigny, écuyer, qui fit aveu pour sa maison et ses dépendances en 1223. En 1331, Louis, fils aîné du prince Robert de Flandre, comte de Nevers, donna a son ami et féal le chevalier messire Jean de Chasteluz ses droits de châtellenie sur Marigny-l'Église et les deux foires annuelles qui s'y déroulent. C'est pour cela que Jean de Marigny dénombra sa propriété à Jean de Bourbon, sire de Montperroux et de Chastellux en 1352. Le , Guillaume de Marigny et sa femme Jean de Maray vendirent leurs biens à Laure de Bourdeau, dame de Chastellux.
Le fief de Marigny la Ville fut vendu par Jean, sire de Charny et Jeanne de Villurbain à Guy de Chastellux en 1309.
C'est ainsi que la maison de Chastellux obtint la totalité de la seigneurie de Marigny l'Église, conservée jusqu'à la Révolution.
Epoque Moderne Monsieur François Étienne Morizot, avocat en Parlement demeurant à Avallon, est reçu bailli et juge de Marigny le .
Révolution Claude Hollier, marchand de bois, sera entendu en 1791 dans le cadre de l'instruction relative à des attaques contre l'Assemblée nationale..
Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta provisoirement le nom de Marigny-la-Montagne et Marigny-le-Libre..
Ont été enregistrés comme émigrés :
François Louis Antoine de Bourbon-Busset (1791-an II)ADN, 1Q1083 et 1084 Henri Georges César, comte de Chastellux (1786-1828)ADN,1Q1141 et 1142 François-Joseph Le Lièvre de La Grange (1792-1807)ADN,1Q1372 Jacques Morot de Grésigny (an II)ADN, 1Q1446
Jean Baptiste Bagnard, prêtre réfractaire, est déporté en , mis au galères et meurt en 1794 (an II-an VII)ADN,1Q1266.
Au sortir de la Révolution, deux marchands de bois considérablement enrichis vont construire leur "château" à Marigny l'Église. Philippe François Marquet, fils de Lazare (chirurgien), érigea en 1798 sa maison à Marigny la Ville. Léonard Houdaille, qui avait accumulé une "fortune colossale" pendant la Révolution., fut le premier maire de la commune en 1799 et fit construire sa maison dans le bourg en 1800.
Époque contemporaine En 1893, un ancien domestique de monsieur Clemenceau fut mis au secret à Marigny l'Église afin de ne pas dévoiler des noms compromis par le scandale de Panama..
En 1901, l'école publique de filles a été laïcisée..
La commune a déploré soixante victimes pendant la Première Guerre mondiale.
Politique et administration Sous l'Ancien régime, Marigny l'Église relève de la généralité et du Parlement de Paris et Dijon, du bailliage de Saint Pierre le Moûtier et Avallon, diocèse d'Autun.
Après la Révolution, la commune relève du canton de Brassy (1790) puis Lormes (1801) et Corbigny.
Mairie
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96840155/f438.item
Office Ministériel
Il y a à Marigny l'Église aux un office de notaire royal tenu ainsi +DemeurantDébutFinPierre Robin Crottefou< 1711> 1754Pierre Bourdillat Marigny l'ÉglisePierre RobinThomas BussyCorbignyPascal Bourbillot
Presbytère Les curés de Marigny sont : DébutFinFrançois Simon< 1643Pierre Phénixan< 1682Jean Boussard1688André Bernard< 1719Jean Baptiste Bagnard (Gagniard)< 17891792Gaulon> 1905
Démographie
Économie
Une tuilerie est créée à Marigny en 1821 entre Simon Marquet et Léonard Voillot, couleur de bois sur la Cure..
En 1840, on dénombre un notaire (Lentereau), deux marchands de bois (Houdaille et Voillot), et un tuilier (Marquet)..
De nos jours, la commune compte un bar-restaurant, une épicerie et un relais-Poste à l'Auberge du Crescent. De plus il existe de nombreux gites et maisons d'hôtes dans la commune notamment le gîte communal.
Lieux et monuments
L'église L'église paroissiale au cœur de village a été construite au en forme de croix. Elle est dédiée à saint Pierre aux liens.
Le chœur a été reconstruit au . Elle a été remaniée et agrandie au (croix hexagonale extérieure de 1501, agrandissement de la nef, chapelle Saint-Blaise au nord en 1505 - fondée par la famille Boussard de Queuzon- ), au (chapelle sud en 1643 par le curé François Simon, ceinture murale du cimetière en 1667).