Génération·s ou Génération.s (abrégé et stylisé en G·s.) est un parti politique français classé à gauche, fondé le par Benoît Hamon, issu du Parti socialiste (PS). Il s'inscrit dans les combats de la gauche et de l'écologie politique.
Nommé Mouvement du lors de sa fondation, il fait suite aux résultats historiquement bas du Parti socialiste en 2017, lors de l'élection présidentielle et des élections législatives. Il adopte son nom actuel en . Le parti s'associe aux deux principales coalitions parlementaires de gauche, la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES) de 2022 à 2024, puis le Nouveau Front populaire (NFP) depuis 2024, et ses six députés siègent dans le groupe écologiste.
Historique
Lancement
vignette|gauche|Logo du Mouvement du .
Désigné candidat par 58,69 % des voix au deuxième tour de la primaire socialiste pour représenter son parti, Benoît Hamon. est candidat à l'élection présidentielle de 2017, lors de laquelle il est éliminé au premier tour en obtenant 6,36 % des suffrages.. Il est par la suite candidat à sa réélection dans la onzième circonscription des Yvelines lors des élections législatives, où il échoue à conserver son mandat, étant également éliminé au premier tour comme de nombreux autres députés socialistes sortants. Le , il quitte le Parti socialiste et crée le Mouvement du . (abrégé en M1717 en référence à sa date de fondation ().). L'appellation du mouvement est alors vouée à être provisoire..
Selon son fondateur, le mouvement, présenté comme ., a pour but de . et .. Le mouvement n'envisage pas, dans un premier temps, de présenter des candidats aux élections., alors que les sénatoriales sont prévues pour . Hamon affirme vouloir ainsi d'ici les prochaines élections européennes de 2019 et municipales de 2020. Il souhaite une grande réunion de structuration et d’organisation pour l’automne 2017 avant la tenue .. Par ailleurs, il s'agit aussi de faire pérenniser les idées développées par le candidat du PS lors de la campagne présidentielle, comme le revenu universel., et qui ont été abandonnées par le parti lors de la campagne des législatives..
Cinq thèmes sont visibles sur le site internet du mouvement. : , , , et .
Selon Benoît Hamon, ont participé à la création du mouvement. Les écologistes Cécile Duflot et Yannick Jadot, l'essayiste Raphaël Glucksmann, le journaliste Edwy Plenel et l'économiste Thomas Porcher le soutiendraient dans cette démarche du meeting d'inauguration du mouvement, le ..
vignette|Militants du Mouvement du Juillet lors de la , place de la Bastille ().
Dès les premiers jours du mouvement, l'ancienne ministre Dominique Bertinotti, le député européen Guillaume Balas et les anciens députés Barbara Romagnan et Mathieu Hanotin le rejoignent..
Yannick Jadot renonce à rejoindre le mouvement mi-juillet, estimant avoir été un pour Benoît Hamon. : ..
En le Mouvement du Juillet est invité par les organisateurs à participer à la Fête de l'Humanité où il dispose de son propre stand avec outre celle de Benoît Hamon, la présence d'Yves Contassot, Claire Monod et Pierre Serne.. Le , le mouvement participe à la marche contre le et la politique d'Emmanuel Macron, manifestation politique organisée par La France insoumise. Hamon apparaît publiquement en tête du cortège aux côtés d'élus insoumis dont Jean-Luc Mélenchon.. Le , Laura Slimani, ancienne présidente des Jeunes socialistes, quitte le PS pour rejoindre le M1717..
Le , une dizaine de conseillers régionaux dont Benoît Hamon quittent le groupe socialiste du conseil régional d'Île-de-France pour former un nouveau groupe d'une vingtaine de conseillers associant les écologistes... Celui-ci porte le nom d'Alternative écologiste et sociale.. Le même jour, Pascal Cherki quitte le Parti socialiste pour rejoindre le M1717..
Le , Benoît Hamon annonce que le mouvement compte ..
Deux députés européens socialistes, Isabelle Thomas et Guillaume Balas, siégeant au sein du groupe de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen, rejoignent le mouvement en ..
Débuts gauche|vignette|267x267px|Logotype officiel de Génération·s depuis le Le nom définitif du mouvement est annoncé le lors du congrès fondateur. au Mans.. À cet effet, un questionnaire est envoyé à partir du aux militants pour choisir le nom et définir le fonctionnement du futur parti.. Il s'agit de définir l'idéologie et la structure du mouvement.. Parmi plus de , c'est qui est retenu... L'organigramme est annoncé le ..
Génération·s soutient le candidat PS Joël Aviragnet face à Michel Monsarrat (LREM) lors du second tour de la législative partielle dans la circonscription de Haute-Garonne.. Le , le candidat PS, qui avait voté contre la confiance au gouvernement Philippe, est largement réélu.. Le , lors d'un déplacement en Espagne, le mouvement apporte son soutien à François Ralle Andreoli pour la législative partielle dans la circonscription des Français de l'étranger.. François Ralle Andreoli est soutenu pour cette élection par un grand nombre de partis de gauche incluant notamment La France insoumise, le PCF, EELV ou encore Nouvelle Donne..
Le , dans un contexte de réforme de la SNCF, Benoît Hamon a organisé un pour soutenir les cheminots et le service public ferroviaire. Plusieurs leaders de gauche dont le communiste Pierre Laurent, les députés insoumis François Ruffin et Eric Coquerel ou encore Olivier Besancenot se sont rendus sur la ligne TER Le Tréport-Abbeville pour soutenir la ligne menacée de fermeture..
Du au a lieu à Grenoble la première convention du parti, qui voit l'adoption des statuts du mouvement ainsi que l'instauration d'une cotisation obligatoire pour y adhérer.. Le journaliste antispéciste et fondateur du Révolution écologique pour le vivant (ReV) Aymeric Caron ainsi que le maire écologiste de Grenoble, Éric Piolle interviennent... Au terme de la convention, ont été élus conjointement une coordinatrice nationale, Claire Monod, conseillère régionale d'Île-de-France., et un coordinateur national, Guillaume Balas, député européen..
Tout au long de l'été 2018, les Jeunes Génération.s, l'aile jeunesse du mouvement, organise le tour de France des alternatives agricoles (TFAA) composé d'une quinzaine d'étapes partout en France. Les jeunes militants sont partis à la rencontre des acteurs présents sur le circuit alimentaire (éleveurs, agriculteurs, marins-pêcheurs, transformateurs, distributeurs, élus, associations) ayant adopté une démarche agroécologique.. Ce tour de France a débouché sur la rédaction d'un Manifeste pour une transition agricole plaidant notamment pour une refonte de la Politique agricole commune, le bien-être animal et le soutien aux agriculteurs dans leur transition vers l'agroécologie..
Lors du week-end de rentrée des Jeunes Génération.s organisé à Albertville du au , Benoît Hamon annonce le lancement d'un tour de France et d'Europe des fraternités et des solidarités à l'issue duquel Génération.s dévoilera sa liste pour les élections européennes.. À l'occasion de ce tour Benoît Hamon rencontre notamment Cédric Herrou., agriculteur et militant pour l'accueil des réfugiés, et participe à l'étape finale du tour Alternatiba à Bayonne.. Il se rend aussi au Centre d’hébergement et de réinsertion sociale Le Cap à Cherbourg. et va à la rencontre des occupants de la maternité du Blanc menacée de fermeture..
Élections européennes de 2019 Durant le congrès fondateur du mouvement en , Hamon annonce, en prévision des élections européennes de 2019, vouloir élaborer des listes avec l'ancien ministre grec des Finances, Yánis Varoufákis..
Le , le mouvement lance à Naples, conjointement avec notamment Yánis Varoufákis (fondateur de DiEM25), Luigi de Magistris (maire de Naples et fondateur du mouvement Democrazia e Autonomia) et les partis Ensemble (Pologne), L'Alternative (Danemark), Livre (Portugal) et MeRa25 (Grèce), LAppel de Naples, un appel pour créer la « première liste paneuropéenne transnationale » avec un candidat commun pour la présidence de l'Union européenne....
Le , les partis membres de l'Appel de Naples se réunissent à Lisbonne. Le nom de Printemps européen ou DiEM25 y est notamment choisi pour désigner la liste transnationale aux élections européennes de ..
Le , c'est à Paris que les membres du Printemps européen se rencontrent. Un programme européen commun soumis à amendements y est révélé. Il se compose de 10 différents New Deal. Le parti allemand rejoint à cette occasion le Printemps européen sous condition de former une coalition avec l'aile électorale allemande de DIEM25, Demokratie in Europa.. Le , les membres du Printemps européen se réunissent à Varsovie où ils tiennent une réunion publique sur le thème de la solidarité en Europe en présence de Levica (parti slovène) et Demos (parti roumain)..
Le , lors de la Convention nationale de Génération·s à Grenoble, intervient notamment Elly Schlein, députée européenne de Possibile aux côtés de représentants de formations politiques déjà présentes dans le Printemps européen. Lors de cette convention, la députée européenne de Génération·s, Isabelle Thomas, visant explicitement Jean-Luc Mélenchon déclare :
Par ailleurs, lors de cette convention nationale, le a été présenté et validé par les militants.
Le , Génération.s crée sa délégation au Parlement européen composée des eurodéputés Isabelle Thomas, Guillaume Balas et Édouard Martin.. Le , les membres du Printemps européen se réunissent à Francfort, ville où siège la Banque centrale européenne. À cette occasion, le parti politique français Nouvelle Donne et le mouvement espagnol Actúa fondé notamment par Gaspar Llamazares annoncent rejoindre la coalition du Printemps européen..
Le , Génération.s lance un appel à candidature ouvert à tous pour construire une aux élections européennes de 2019..
Le , Aurore Lalucq, porte-parole du mouvement, rejoint la campagne de Place publique en vue du scrutin européen..
À l'issue du scrutin du , la « liste citoyenne du Printemps européen avec Benoît Hamon soutenue par Génération.s et DéME-DiEM25 » obtient , soit 3,27 %, et aucun élu.
Rapprochement avec les mouvements écologistes En vue de l’élection présidentielle de 2022, Génération.s entre dans le Pôle écologiste, composé également d'Europe Écologie Les Verts, Génération écologie, Cap écologie et le Mouvement des progressistes. Une primaire écologiste est organisée en 2021 avec ces partis.. Le parti partage l’essentiel de ses parrainages entre Sandrine Rousseau et Éric Piolle..
Élections législatives Lors de l'élection présidentielle de 2022, le président sortant, Emmanuel Macron, est réélu au second tour face à Marine Le Pen avec 58,5 % des suffrages exprimés. Face à cette défaite et absence de la gauche au second tour, La France insoumise, arrivée en tête du premier tour parmi les partis de gauche (21,95 % des suffrages), souhaite conduire des négociations pour une union des partis de gauche en préparation des élections législatives. Dans un communiqué commun, Génération.s et La France insoumise annoncent conclure un accord, exprimant la volonté de constituer une majorité de députés à l'Assemblée nationale sous une bannière commune. Cette coalition électorale et programmatique est rejointe dans les jours qui suivent par Europe Écologie Les Verts, le Parti communiste et le parti socialiste et prend le nom de Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES). 4 députés sont élus : Sophie Taillé-Polian, Karim Ben Cheïkh, Sébastien Peytavie et Benjamin Lucas. Ils siègent dans le Groupe écologiste, dont Sophie Taillé-Polian est la vice présidente chargée de l'intergroupe NUPES.
Élections européennes de 2024 Lors de sa convention nationale de , le parti s'est positionné pour une liste commune de la NUPES pour les élections européennes de 2024. En , les quatre députés Génération·s plaident dans une tribune pour une liste NUPES commune aux européennes 2024, sous la conduite d’un ou une écologiste.